« Le suicide » : exposé de Chloé Louazel et Pauline Pannetier (Ts-2010)

Posté par chevet le 10 juillet 2011

LE SUICIDE.

« Le suicide est-il moralement condamnable ? »

Introduction.

Le mot suicide (du latin suicidium, du verbe sui caedere « se massacrer soi-même ») a connu de nombreuses définitions. Mais la définition générale que l’on donne au suicide aujourd’hui reste la suivante : c’est un «  acte délibéré ayant pour but de se donner la mort ».

Néanmoins il faut préciser que les actions telles que les attentats suicides sont plus considérés comme une action terroriste ou une forme de martyr qu’un véritable suicide. Ainsi pour parler d’un suicide la mort ne doit non pas être une conséquence mais réellement l’intention première de l’acte.

Il faut également distinguer les différents termes utilisés dans ce domaine : un suicidé est une personne ayant réussi à mettre fin à ses jours tandis qu’un suicidant est une personne présentant des envies suicidaires et/ou ayant survécu à sa tentative de suicide

Le suicide étant quelque chose de complexe, de nombreux domaines tels que la théologie, la sociologique ou bien la philosophie ont tenté de le définir et d’en comprendre les mécanismes.

Néanmoins le suicide reste un sujet difficile à aborder. Dans notre exposé nous allons nous demander si le suicide est-il moralement condamnable.

Nous verrons dans un premier temps le suicide d’un point de vue sociologique avec l’ étude de l’ouvrage d’Emile Durkheim, Le suicide, puis dans un second temps nous aborderons le débat éthique sur le suicide .

I- LE SUICIDE VU PAR LA SOCIOLOGIE

Nous allons étudier le suicide selon le point de vue sociologique, selon le jugement de Émile Durkheim.

A) Présentation

Émile Durkheim est un sociologue français du XIVe siècle, il apparaît pour beaucoup comme le père fondateur de la sociologie française. En effet, il ne fut pas le premier sociologue en France mais il fut le premier à s’engager dans le fait de rendre la sociologie comme une discipline autonome et différenciée des autres sciences sociales, comme par exemple la psychologie, l’anthropologie ou bien encore de la philosophie.

B) Définition du suicide

Son livre : « Le suicide » est une étude sociologique. En effet en étudiant des statistiques il s’est rendu compte que le taux de suicide évolue selon les groupes sociaux.

La définition de Durkheim donne une définition semble neutre du point de vue moral :

 « On appelle suicide tout cas de mort qui résulte directement ou indirectement d’un acte positif ou négatif, accompli par la victime elle-même et qu’elle savait produire ce résultat. »

Durkheim mène son étude sur le suicide comme ceci : Il élimine certains facteurs tels que la race, les facteurs géographiques et climatiques, l’imitation et en isole d’autres pour ainsi créer quatre catégories de suicide : le suicide altruiste, le suicide égoïste, le suicide anomique et enfin le suicide fataliste. Il explique que ces différentes catégories dépendent de la classe sociale des individus. Nous allons étudier ces catégories.

C) Catégorisation du suicide

Tout d’abord nous allons analyser le suicide altruiste : c’est à dire un acte désintéressé. Cette forme de suicide est surtout développé dans les sociétés où l’intégration est suffisamment forte pour oublier l’individualité de ses membres. Cela résulte d’une hyperintégration. En fait plus l’individu est intégré dans son groupe et moins l’individu parvinet à se penser comme distinct de ce groupe et il ne peut plus exister en dehors de son groupe, et de ses limites. Les individus ne s’appartiennent plus et peuvent en venir à se tuer par devoir. Le terme « altruisme » exprime la situation où le moi ne s’appartient pas, où il se confond avec autre chose que lui-même et où le pôle de sa conduite est situé en dehors de lui. On peux considérer trois cas de suicides altruistes :

-l’obligatoire ou celui qui est accompli comme un devoir ou est imposé par la société ; on peut prendre comme exemple le cas en Inde où existe une pratique qui enjoint aux veuves de se placer sur le bûcher où l’on doit brûler le corps de leur mari ; de par la pression sociale elles ne peuvent refuser ce « suicide ».

- le suicide facultatif c’est à dire tout suicide qui est moins expressément exigé par la société, mais qui est accompli à la moindre sollicitation des circonstances, pour échapper à une honte ou pour conquérir plus d’estime dans un contexte social et culturel où la vie de l’individu ne compte pas et où l’on méprise ceux qui s’attachent trop à la vie. Lorsque la société n’exerce plus son action régulatrice et ne parvient plus à combler de manière satisfaisante les besoins économiques et moraux de ses membres, le taux de suicide s’accroît.

Exemples :

Suicide des prêtres dans certaines religions orientales ;

  • Suicide traditionnel des personnes âgées, devenues un poids pour la famille, au Japon ;

  • Commandant de navire qui ne peut envisager la vie sans son bateau et qui préfère couler avec celui-ci.

  • Suicide des militaires jeunes retraités.

  • Suicide de soldats après une défaite, pour préserver leur honneur

- Nous avons ensuite le suicide égoïste, c’est ici l’inverse du suicide altruiste. Ce suicide est du à une individualisation démesurée et qui s’affirme au détriment du lien social, ainsi que d’une usure de la société. Il est le signe d’une société trop destructurée pour fournir un motif valable d’existence à certains de ses individus. C’est le résultat d’une hypointégration. Il provient d’une carence de liens sociaux: une individuation trop poussée peut avoir pour effet de conduire au repli de l’individu sur lui-même, incapable parfois de trouver des motifs d’existence.

Exemple : Les individus seuls : adolescents, personnes âgés, célibataires, chômeurs… (exclusion)

- Nous allons voir ensuite le suicide anomique. Le suicide anomique est dû à des changements sociaux trop rapides pour que les individus puissent adapter leurs repères moraux. Le mot « anomie » vient du grec ἀνομία / anomía et signifie «absence de règle, violation de la règle». A l’origine le terme anomique était utilisé de façon positive par le philosophe Jean-Marie Guyau, c’est à dire que l’anomie représente l’affranchissement des limites virtuelles fixées par l’homme. Cependant pour Durkheim il l’utilise de manière plus sombre et négative du mot, où la rupture des règles peut être très néfaste au psychisme et donc conduire au suicide.

Le suicide anomique résulte donc d’une perturbation de l’ordre collectif et se produit dans une situation de crise financière ou sociale. Il a été montré par des études que le suicide croît de façon proportionnelle aux dérèglements d’ordre social, d’ordre économique : qu’il s’agisse de crises boursières ou d’embellie économique, le taux de suicide augmente car l’individu perd ses repères et ses régulateurs : trop de pauvreté et de misère, un excès de luxe ou de richesse sont des facteurs pouvant entraîner le suicide. Lorsque les valeurs et les normes ne sont pas clairement définies ou subissent soudainement des transformations radicales, une société engendre des sujets désemparés et, par conséquent, vulnérables au suicide. On peux ajouter aussi le cas de l’anomie conjugale, causée par le veuvage ou le divorce et qui aggrave la tendance au suicide chez les hommes et diminue celle des femmes.

Pour finir nous allons étudier le cas du suicide fataliste. Le suicide fataliste se définit par la prise en compte par l’individu d’un destin muré, immuable. C’est le contraire du suicide anomique car il résulte d’un excès de réglementation de ses désirs et d’une discipline oppressive. Mais Durkheim voit surtout dans ce quatrième type de suicide un intérêt historique: «N’est-ce pas à ce type que se rattachent les suicides d’esclaves que l’on dit être fréquents dans de certaines conditions, tous ceux, en un mot, qui peuvent être attribués aux intempérances du despotisme matériel ou moral?»

Exemple : le suicide des époux trop jeunes ou celui des esclaves et des prisonniers, de la femme mariée sans enfants..

Pour conclure, on peut donc dire que selon Durkheim, les suicides seraient liés à un déséquilibre de la société.

En effet, le suicide serait du à une désintégration de l’individu dans sa société (c.f suicide égoïste et anomique, ceux qu’il faut principalement retenir de la théorie de Durkheim ).

Ainsi le pourcentage de suicides serait proportionnel au pourcentage de désintégration.

Après avoir vu le suicide d’un point de vue sociologique, nous allons maintenant nous intéresser à débat moral lié au suicide.

 

II – DEBAT MORAL DU SUICIDE

A) Devoir de vivre …

1 ) La morale religieuse

La religion est un des acteurs majeurs dans le débat moral du suicide. Étudions donc un instant le position de cette dernière sur ce débat. Les religions, qu’il s’agisse de la religion chrétienne, musulmane ou juive, condamnent fermement le suicide : en effet pour cette dernière, il s’agit d’un péché très grave .

Prenons pour exemple le catholicisme :

Avant l’édit de Constantin en 313 l’église ne condamne pas expressément le suicide mais c’est avec Augustin et son ouvrage La cité de Dieu (413) que les choses changent .

Le suicide devient un crime puis une « inspiration diabolique » d’après le Concile d’Arles (452).

L’église catholique n’a toujours pas changé de point de vue depuis, le suicide reste un péché grave.

Jusqu’en 1983 les funérailles leurs étaient interdites.

Encore aujourd’hui le suicide est un péché très grave pour l’église, un péché envers Dieu .

En effet, l’étude des texte bibliques nous montre que l’homme n’a aucun droit sur lui même, sa propre vie ne lui appartient pas :« Chacun est responsable de sa vie devant Dieu qui la lui a donnée. C’est Lui qui en reste le souverain Maître. Nous sommes tenus de la recevoir avec reconnaissance et de la préserver pour son honneur et le salut de nos âmes. Nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée. Nous n’en disposons pas » ou

«  Tu ne tueras pas car la vie ne t’appartient pas, elle est don gratuit de Dieu « (Gn 9, 5-6). Yahvé à Moise

Pour les religions, la vie est donc sacrée car elle est un don de Dieu, et l’homme n’a aucun droit d’y mettre un terme, il doit en quelque sorte vivre sa vie, malgré les épreuves, y faire face, en attendant l’heure de sa mort, choisie par Dieu.

Pour le judaïsme on retrouve également dans la Torah cette idée que l’homme n’a pas la propriété de sa propre vie, que Dieu seul en est propriétaire :

«  Votre sang partie de vous même, j’en demanderais compte «  La Torah

Le suicide est donc pour eux aussi un péché : une désobéissance à Dieu et une remise en question du pouvoir divin sur la vie et la mort.

2) Le droit français

L’idée de l’Église a longtemps été partagée par le droit français. En effet avant le Code pénal de 1810, la suicide était un crime aux yeux de l’État . Ce crime était ironiquement puni de la peine de mort .

La mort étant déjà donnée, on affligeait des supplices aux cadavres et on leurs confisquait leurs biens.

Aujourd’hui même si le suicide n’est plus condamné par la loi on retrouvé l’idée que notre corps ne nous appartient pas complètement : en effet je n’ai pas le droit par exemple de vendre mes organes cela est du au fait que la loi à pour fondement que le droit doit préserver la dignité de l’homme y compris contre sa propre liberté. La dignité c’est la valeur absolue de la personne qui fonde le respect, c’est la dimension de notre être dont on ne peut se déposséder, ce que l’homme ne peut jamais perdre (son humanité inaltérable) et qui nous différencie des animaux. Du point de vue de la loi, je n’ai pas le droit de porter atteinte volontairement à mon humanité, à ma propre dignité, si par là je me dégrade en tant qu’être humain.

3) L’acharnement thérapeutique

L’acharnement thérapeutique désigne le maintien artificiel en vie d’un patient mourant pour lequel on n’a plus aucun espoir d’amélioration ou de stabilisation d’un état physiologique jugé précaire : La personne ne peut plus vivre sans les machines ou les traitements douloureux que l’on met à sa disposition (respirateurs, médicaments avec de forts effets secondaires)

Auparavant l’acharnement thérapeutique était souvent pratiqué car l’on refusait de donner la mort au patient ou de le laisser mourir .

Depuis, une loi en France (de 9 juin 1999, ) dit que  » la personne malade peut s’opposer à toute investigation ou thérapeutique  » et donc on interdit l’ acharnement thérapeutique contre la volonté du patient.

Néanmoins comment interpréter le non acharnement thérapeutique ?

S’il consiste à ne plus soigner un malade, cela est une inaction mais si il consiste à débrancher la machine qui maintient le patient en vie nous avons alors là une euthanasie car en effet comme nous le verrons par la suite l’euthanasie consiste à conduire à la mort un individu malade.

Là est la difficulté à différencier non acharnement thérapeutique et euthanasie .

 

Transition : Ainsi après voir vu entre autres le point de vue moral de la religion sur le suicide on pourrait donc penser que le suicide est moralement condamnable car l’homme aurait le devoir de vivre quelles que soient les épreuves qu’il peut rencontrer, que sa propre vie ne lui appartiendrait pas. La vie est sacrée et l’homme ne peut décider d’y mettre un terme.

On nous aurait « confié » une dignité sans pouvoir en être les propriétaires, c’est cette dignité qui nous empêcheraient de mettre fin à nos jours.

Néanmoins ce point de vue moral est largement contesté , c’est ce que nous allons voir tout de suite.

B) … Ou droit de mourir ?

 

  1. La logique Libérale

Voyons d’abord le suicide d’un point de vue libéral. Le libéralisme est un courant de pensée de philosophie politique, né d’une opposition à l’absolutisme et au droit divin dans l’Europe des Lumières (XVIIIe siècle), qui affirme la primauté des principes de liberté.

La morale libérale est simple : chacun peut choisir sa propre morale, faire ses propres choix tant qu’il n’empêche pas autrui d’en faire de même .

Le libéralisme n’impose pas de morale car pour lui, cela n’est pas son domaine : il interdit néanmoins que l’on impose à un individu quelque chose dont il ne veut pas ou en lequel il ne croit pas comme une religion par exemple .

Donc si l’on suit le point de vue du libéralisme, le suicide serait un choix , un droit individuel comme un autre que la société ne pourrait condamner moralement .

2) Avons nous réellement des devoirs envers nous même ?

Le philosophe Ruwen Ogien critique dans son ouvrage l’éthique aujourd’hui l’idée que nous ayons des devoirs envers nous même .

Il se base sur la définition morale d’un autre philosophe qui est John Stuart Mill pour exposer sa thèse. Selon John Stuart Mill, être immoral c’est faire du mal à autrui (tant que l’on ne fait pas de mal aux autres, on ne fait rien de mal)..

Donc d’après Ogien, les actes individuels ne peuvent pas être immoraux car ils ne concernent que moi. Ils peuvent être jugés idiots, dangereux … mais en aucun cas immoraux.

Ainsi , si l’on suit cette logique, le suicide de peut pas être jugé immoral car c’est un acte qui ne concerne que moi.

Selon Ogien, l’élément moral du devoir envers soi-même, c’est ce qui concerne autrui. Ces devoirs appliqués à soi-même, n’ont aucun sens, Cette idée de devoir de vivre serait donc pas possible.

Le suicide ne pourrait donc pas être jugé moralement car il ne concerne que moi, car il n’inclut pas autrui.

3 ) Euthanasie et Suicide assisté

Aujourd’hui de nombreuses associations combattent pour le « droit de mourir dignement «  comme par exemple l’association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Celle ci réclame la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté car en effet la loi française les interdit.

(La dignité ici n’est pas la même que celle à laquelle pense le droit français : quand ces associations parlent de dignité,c’est une dignité qui correspond à un indice de déchéance, de dégradation de l’image de soi vis à vis des autres et non plus la valeur absolue de la personne qui fonde le respect, c’est la dimension de notre être dont on ne peut se déposséder. )

L’euthanasie doit être définie aujourd’hui comme la mort donnée par une personne autre que le malade comme un soignant par exemple pour soulager une vie déclarée insupportable par le malade. L’euthanasie est réalisée en fin de vie quand il n’y a donc plus d’espoir de guérison. L’issue est de toute façon fatale à quelques jours prés .

Exemple : Une personne en phase terminale n’ayant plus aucun espoir de rémission

La mort est donnée grâce à une sur-dose d’antalgiques par exemple.

Le suicide assisté est un acte par lequel la personne malade se donne elle-même la mort. Le médecin, ou quelquefois une autre personne, assiste le patient décidé à mourir volontairement car le patient est dans l’incapacité à se donner la mort tout seul. Le médecin ou une personne de la famille mettent à la disposition du patient un médicament approprié, que celui-ci pourra s’administrer, ou un instrument dont il pourra se servir à l’heure de son choix ou alors la mort est administré par cette personne dans le cas d’une incapacité du patient à se donner la mort lui même

Un cas célèbre est celui de Vincent Humbert un jeune homme devenu tétraplégique aprs un accident de la route. Il a envoyé une lettre au président de la république en lui demandant le droit de mourir dignement.

Il est souvent assimilé à l’euthanasie mais Vincent Humbert a demandé le droit de mourir car il souffrait trop et non pas parce qu’il était en fin de vie et qu’il allait prochainement mourir .

Il faut donc bien mettre en relief la différence entre ces deux « pratiques «  : L’euthanasie est accomplie par une personne autre que le malade, généralement un médecin, tandis que le suicide assisté est un acte par lequel la personne malade se donne elle-même la mort.

En ce qui concerne l’euthanasie, même si la loi française l’interdit toujours, la loi Leonetti votée en 2005 a relancé le débat. Elle statue sur les droits des malades et la fin de la vie

En effet dans même si cette loi refuse toujours l’euthanasie et fait le choix non pas de “ faire mourir mais de laisser mourir ”, elle renforce également le droit des malades en fin de vie en affirmant l’autonomie du malade, lui donne le droit de “ refuser tout traitement ” (euthanasie passive) et en autorise le médecin à soulager la douleur au risque d’abréger la vie (euthanasie indirecte).

Néanmoins ceci n’est pas suffisant pour ces associations qui demandent la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté sans plus tarder.

Ces associations revendiquent donc le droit à la liberté sur soi-même, le fait que notre corps nous appartient et que nous avons le droit d’en faire ce que nous souhaitons et qu’il est donc ridicule de refuser la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Il utilisent également la compassion : il serait inhumain de maintenir la vie de celui qui ne la souhaite plus et qui traverse de grande souffrances.

Beaucoup de partisans pour l’euthanasie et le suicide assisté utilisent l’IVG comme argument : cela leur semble ironique que l’on puisse avoir recours à l’IVG et interrompre sa grossesse avec un docteur mais pas interrompre sa vie.

Malgré cela, ce débat est loin d’être clôt.

Conclusion .

Pour conclure on peut dire que malgré les approches faites grâce à des nombreux domaines tels que la sociologie ou la philosophie, le suicide reste un sujet tabou, et apporter des réponses est difficile.

Le débat moral sur le suicide est lui aussi sans réponse définitive :

S’affrontent les partisans du devoir de vivre et ceux du droit à mourir : tandis que la religion condamne le suicide, d’autres le revendiquent comme un droit, une liberté qui ne peut être jugée moralement.

Néanmoins, les nombreuses approches faites jusqu’ici ont eu tendance à catégoriser le suicide comme seulement quelque chose de bon ou de mauvais. Or le suicide n’est pas qu’une question acte bon ou mauvais, une bonne ou mauvaise décision : il ne faut pas oublier les causes pathologiques du suicide (souffrance au travail par exemple): Il est rare qu’un homme décide du jour au lendemain, froidement, de se donner la mort sous prétexte que sa vie n’est pas celle qu’il attendait.

Le suicide est le plus souvent la conséquence de causes pathologiques, de drames. C’est en essayant de comprendre ces causes pathologiques et en les traitant que l’on pourra mieux comprendre le suicide et le faire reculer. La prévention est elle aussi très importante. Faire du suicide un sujet tabou n’est pas une solution : au contraire, en n’en parlant pas on ne fait que renforcer la méconnaissance du sujet.

Sources :

Sites :

Conférence « Suicide et Religions » juin 2007 : http://www.sfapsy.com/Troisieme-congres/Suicide-et-religions.pdf

Philophore : http://chevet.unblog.fr/

Villa Gillet > Textes en ligne > Ruwen Ogien : http://archive.villagillet.net/article.php3?id_article=338

Wikipédia : http://www.wikipedia.fr

Ouvrages:

Dictionnaire Larousse

Emile Durkheim, Le suicide

Albert Bayet , Le suicide et la morale

Publié dans Exposés des élèves | Pas de Commentaire »

Le multiculturalisme (GOINVIC Nicolas et CARRE Florian- TS).

Posté par chevet le 9 novembre 2009

 

Le Multiculturalisme

Introduction : Depuis la révolution française de 1789, la Déclaration universelles des Droits de l’Homme a mis en place une égalité entre les individus reposant sur des libertés fondamentales. C’est sur cette égalité que s’appuie la République. Pour l’obtenir, elle s’appuie sur des concepts juridiques universels, des valeurs communes. Dans ce type de système, l’identité de l’individu n’est pas fondé sur sa culture mais plutôt sur une justice universelle qui serait supérieure à celle de chaque communauté comme le préconise la Déclaration des Droits de l’Homme. L’État autorise les différentes différentes religions, il est laïque mais n’y participent pas. Ce modèle est celui d’un modèle libéral. A l’inverse, une société multiculturelle prône l’intégration des différents communautés même minoritaires dans la sphère publique. Selon les multiculturalistes, l’individu se perd lorsqu’il n’adhère pas à sa communauté. Seule la communauté au quelle il appartient peut lui permettre de se forger son identité. On se retrouve alors dans un système où chaque communauté est représentée au niveau politique avec des droits particuliers. Ce modèle s’appuie toujours sur des principes universels mais au profit d’une politique de la différence. Ici, c’est le bien-être des individus qui prime sur la justice.

Problématique : L’État doit-il privilégier des droits universels permettant une égalité entre les individus ou plutôt des droits spécifiques aux communautés pour favoriser leur bien-être ?

     

     

I) Le modèle libéral : une politique universaliste

Le libéralisme des Droits de l’Homme fonde la reconnaissance d’une égale dignité des humains et cela autorise une politique universaliste (politique universelle) qui applique une politique égale pour tous sans tenir compte des différences : l’espace public doit donc neutraliser les identités collectives et l’Etat se donne pour but essentiel la défense des droits individuels identiques pour tous : la différence est donc renvoyée à la sphère intime.

Ainsi, l’Etat se contente de respecter les minoritées mais ne leur donne aucun droit supplémentaire et ces minoritées ne sont pas représentées au niveau de l’Etat lui-même.

A) La place de l’individu dans le modèle libéral

Dans ce modèle, tous les Hommes sont égaux en droits, en devoirs et en libertés et le seul but de l’Etat est de défendre tous cela sans s’occuper de la vie privée des Hommes.

La dignité de tous les individus est reconnu par les principes universels donc tout le monde est égal en dignité.

Le libéralisme démocratique repose donc sur le principe d’une société ouverte, fondée sur la tolérance et impliquant la diversité des opinions, des croyances, des valeurs sans que l’Etat n’y participe.

Et, pour construire un espace collectif commun, un « contrat social », il n’est donc pas nécessaire de faire référence aux valeurs spécifiques de telles ou telles traditions culturelles, il suffit de trouver des principes juridiques communs qui doivent s’appliquer à tous et qui fondent la vie collective.

B) La place de la religion dans le modèle libéral

Puisque l’Etat ne s’occupe pas de la sphère privée alors chaque individu peut exercer sa propre religion, il peut la montrer en toute liberté mais l’Etat ne doit pas y participer ainsi, dans un modèle libéral, l’Etat est laïque, c’est à dire que l’Eglise et l’Etat sont séparé et aucun des deux ne doit intervertir avec l’autre puisqu’aucune règle morale ne doit s’imposer à l’Etat.

Dans le libéralisme, la religion repose sur la liberté individuelle, mais surtout la liberté de penser.

Elle est reléguée à la sphère privée.

C) Les limites de cette politique

Cette politiques peut amener à un problème qu’est l’égalité des chances : une égalité des droits engendre-t-elle une égalité des chances ? (en 1960, 94 % des étudiants en universitéaux USA étaient blancs alors que les droits des noirs étaient proclamés)

Selon la théorie libérale, il existe des principes rationnels de justice qui fondent l’organisation de la société (par ex. tous les individus sont égaux en droits) qui constituent notre lien social. Le libéralisme politique affirme donc la priorité du juste sur le bien, la séparation du droit (sphère publique) et de la morale (sphère privée), ce qui autorise à l’Etat le fait de pouvoir rester neutre sur le plan des valeurs, des morales, des cultures particulières (chacun est libre d’avoir sa culture particulière dans sa sphère privée) tout en fondant des règles collectives communes mais à cause des ces règles collectives, les individus peuvent se perdre dans la masse de la société et donc perdre leur propre culture qui est relégé à la sphère privée.

Les individus risque d’être moins différents socialement les uns des autres puisque leurs cultures sont mises de côté par rapport à leur vie social et professionnelles, le libéralisme peut donc enlever les différences entre les individus.

On a aussi vu des exemples dans l’Histoire, notamment en Australie où l’Etat à détruit les aborigènes de façon à ce que leur culture mais aussi leur couleurs de peau n’existe plus.

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II) Une réponse à l’universalisme : la reconnaissance des cultures

A) Le communautarisme ( Charles Taylor )

Selon les communautariens comme Charles Taylor, l’identité individuelle ne peut exister sans une identité collective. L’individu a besoin de se reconnaître dans un groupe, une communauté pour fonder son identité. Seule la communauté au quelle il appartient peut lui permettre de fonder son «moi». C’est ce que nous explique le philosophe Canadien : «afin de découvrir en lui ce en quoi consiste son humanité, chaque Homme a besoin d’un horizon de signification qui ne peut lui être fournit que par une forme d’appartenance à un groupe».

Contrairement au système libérale, la représentation au niveau publique des communautés apparaît donc comme une nécessité. Selon Ch.Taylor, les valeurs de solidarité se perdent peu à peu dans un système libéral. Ils faut donc en modifier les fondements : les valeurs de référence ne doivent plus être basées sur des textes prônant une égalité mais plutôt sur des valeurs de nature traditionnelle, construites sur un passé mythique ou idéalisé. Il reproche également à ces systèmes ,qui se refusent à reconnaître les différences culturelles, une uniformisation des identités. Toutes les identités culturelles sont rangées dans un même «moule» alors que les individus présentent des spécificités. Il critique aussi la mise en place d’une culture dominante considérée comme neutre et universelle devant les cultures minoritaires considérées comme particularistes. En outre, la question de la reconnaissance de la dignité humaine par les systèmes libéraux est remise en cause par Charles Taylor. Il pense que la politique libérale voulue par Johns Rawls fondait une égale dignité entre les Hommes sur le fait qu’ils possédaient tous des caractères communs et universels. Ils avaient par exemple les mêmes droits du fait de leur égale dignité. ( d’où la mise en place d’une politique universelle ). Mais pour Taylor, il existe une autre manière de reconnaître la dignité humaine: on peut procéder à la reconnaissance de toutes les cultures mêmes minoritaires, de leur identité spécifique ainsi que les intégrer dans l’espace publique.

B) Une politique de la différence : le multiculturalisme

La politique de la différence a elle-aussi comme la politique universaliste, la reconnaissance universelle des droits pour origine. Mais elle l’utilise différemment : elle demande de reconnaître le droit universel des individus a posséder une identité propre, des valeurs spécifiques. Il s’ agit donc d’employer l’universalité au profit des différences. Le fondement d’une politique dite «multiculturaliste» ou «polyethnique» est d’accorder des droits particuliers à des communautés particulières. Toutes les ethnies sont alors reconnues mêmes celles qui sont opprimées ( comme les Indiens aux États-Unis ). Le multiculturalisme ne cherche pas seulement à aboutir à une reconnaissance, à une pluralité culturelle au niveau publique mais elle cherche à mettre en œuvre des mécanismes structurels pour permettre aux individus d’être des acteurs dans le fonctionnement de la société. Tous ce qui est lié à l’Etat ferait alors l’objet d’une diversité culturelle : les représentants dans les institutions, l’accès aux médias pour les minorités. Cette reconnaissance au niveau politique des différentes cultures serait alors le seul moyen pour la société d’unifier les individus. Selon Taylor, la démocratie en s’appuyant sur des principes, une justice égalitaire ne parvient pas créer une unité entre les individus. La démocratie ne peut parvenir à une unité qu’à travers une culture, des valeurs, un idéal. Il faut donc une reconnaissance culturelle et le libre développement des communautés.

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C) Les limites du multiculturalisme

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Le multiculturalisme consiste donc à intégrer les différentes minorités dans la sphère publique et de leur accorder des droits spécifiques. Mais à partir de quand peut-on considérer qu’une minorité mérite le respect ? Faut-il autoriser toutes les cultures mêmes celles dont les principes entrent en contradiction avec ceux de l’Etat ? Une culture, qui limite les droits de la femme doit-elle posséder des droits aussi important que celle, qui accorde une parité homme-femme ? Ces questions ont du mal à être résolues par le multiculturalisme. Il faudrait délimiter des critères qui feraient que telle ou telle minorité mériteraient d’être représenter mais pas telle ou telle autre. En outre; le risque, dans ce type de système est que l’individu tellement attaché à sa culture, à ses origines ne parvienne plus à se détacher de sa communauté. L’Homme serait alors, de manière systématique, attiré vers cette communauté sans même qu’il en ait fait l’examen critique. La liberté individuelle serait alors remise en cause. Il n’aurait alors plus la posssibilité de choisir si il veut ou non adhérer à telle ou telle communauté mais y adhérerait d’office. Ce choix est d’autant imposé qu’il ésiste des communautés où l’autorité réprimande toute personne voulant quitter le groupe. Ces réprimandes peuvent parfois aller jusqu’au lynchage et exécution en public. Mais la liberté individuelle n’est-elle pas le propre de l’Homme ? L’Homme doit alors mettre à distance son attirance vers la communauté et ses actes de répression et décider par lui-même si il veut ou non intégrer telle ou telle communauté. Enfin, un autre danger du multiculturalisme est de générer des conflits entre les communautés. En effet, une communauté peut se sentir supérieure à une autre, considérer que seules ses valeurs sont vraies et nier les autres. Dans ce cas-là, il y a d’une part des conflits intra-communautaires et d’autre part une forme de discrimination qui peut aller jusqu’au racisme. Ce sentiment de domination peut être accentué par l’attribution de droits collectifs. A ce moment-là, chaque communauté aurait la capacité d’établir son propre droit et pourrait alors le trouver meilleur que celui des autres. Ainsi on comprend bien que plutôt de rapprocher les communautés entre-elles pour créer une unité, le multiculturalisme pourrait au contraire accentuer les distinctions. L’individu risquerait alors de s’enfermer dans sa communauté.

III) La situation dans le monde

     

A) La France

D’aprés les définitions donné avant, on peut dire que la France est un pays libéral puisque c’est un pays laïque où chacun est libre de penser ce qu’il veut, d’avoir la religion qu’il veut …

C’est un système pas vraiment différent des autres pays européens, mais à cause du sentiment d’insécurité généralisé dans notre société, on assiste à un contrôle de plus en plus fréquent de l’individu (caméra de surveillance, contrôle d’identité …) et donc on s’écarte un peu de la théorie du libéralisme au niveau de l’individu puisque nous pouvons avoir l’impression de ne plus être libre.

De plus, la France n’a pas accepté le traité européen sur les langues régionales qui avait pour but de leur redonner une certaine impotance et de permettre aux gens de préserver leurs racines familiales et régionales.

La France veut donc imposer la langue française partout et mettre de côté les cultures minoritaires.

B) Le cas du Canada

Le Canada, aujourd’hui et déjà depuis plusieurs décennies, est un pays particulièrement axé sur le multiculturalisme. Actuellement, le multiculturalisme au Canada fait l’objet d’une politique officielle. Il existe par exemple depuis 1991 un ministère du multiculturalisme. Ce ministère a pour but de vérifier si la loi du multiculturalisme (adoptée en 1998 ) est bien appliquée par le gouvernement fédéral et ses ministères. Cette loi se donne différents objectifs : elle cherche à reconnaître que la diversité culturelle fait partie de l’histoire du Canada. Face au développement de pensées racistes suite à l’émigration, elle vise à faciliter les relations entre les communautés ainsi que leur compréhension mutuelle. Elle incite l’expression de chaque culture et son développement. La loi assure une égale protection des différentes cultures tout en tenant compte des particularismes. Ce texte a aussi pour but d’inciter les individus des différentes minorités à participer à l’organisation de la société en les intégrant dans les différentes instances politiques. Parellèlement à cette loi, il éxiste au Canada un programme du multiculturalismen qui a été révisé en 1995. Ce programme fonde encore aujourd’hui les quatre grands principes, les quatre principaux secteurs d’activité du multiculturalisme. Ces secteurs sont :

- la compréhension inter culturelle : développer le dialogue entre les différentes minorités. Ce dialogue a pour but de faciliter leurs relations.

- la lutte contre le racisme et la discrimination : engager les autorités des différentes minorités et le grand public à pratiquer un langage éclairé et à mettre en place des programmes visant à combattre le racisme et la discrimination.

- la participation civique : permettre aux individus de toutes les communautés de pouvoir participer au façonnement de la société.

- les institutions canadiennes doivent refléter davantage la diversité culturelle: elles doivent être un exemple pour les institutions fédérales et les aider à mettre en place des politiques, des programmes, qui tiennent compte de la diversité culturelle de la population canadienne et qui la reflètent.

On remarque bien que le multiculturalisme est une réalité concrète au Canada. Au niveau politique, cela se traduit par la mise en place d ‘une politique officielle du multiculturalisme. Dans le cadre de cette politique, on retrouve notamment une loi et un programme comme nous venons de le voir. Ces différentes mesures permettent aujourd’hui au Canada d’opérer une reconnaissance culturelle sans pour autant provoquer un repli communautaire. Cela est possible grâce à l’existence d’un dialogue entre les communautés, d’une lutte contre la discrimination et le racisme et de la possibilité de façonner la société au niveau politique pour les individus.

Conclusion :

Suite à l’étude de ces deux pays, on peut bien remarquer que deux systèmes s’opposent : un premier, qui privilégie l’égalité des chances reléguant ainsi la culture à la sphère privée, et un deuxième qui procède à une reconnaissance culturelle. Cependant, on a vu que ces deux modes d’organisation de la société connaissaient des limites, des dangers plus ou moins important. Ne faudrait-il pas plutôt accorder des droits culturels à chaque individu ? Ces droits seraient alors directement intégrer au droit ( constitution par exemple ) de l’État. L’ Homme pourrait ainsi exercer sa culture publiquement et sur un pied d’égalité.

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Exposé sur « la compétition » (Sébastien Bescond et Cogrel Nicolas Ts).

Posté par chevet le 8 novembre 2009

Exposé: La compétition

 

Introduction:

« Pour gagner, il faut accepter de perdre. »

En effet, la compétition n’est définie que si le gain qu’elle implique n’est pas directement acquis par les participants. C’est ainsi que la compétition crée l’affrontement entre différentes personnes ou groupes de personnes, qu’elle les met en relation sur un terrain commun où certains de ces compétiteurs finiront gagnants ou plus avantagés. Cette mise en relation se fait selon des règles sportives, un système économique ou politique, d’où revient chaque fois la notion d’échange. Tout échange est motivé par l’intérêt. Cet intérêt sert-il à distinguer les individus selon leurs aptitudes? Où alors est-il un accomplissement personnel? Voici donc la problématique:

La compétition a-t-elle pour finalité l’accomplissment ou le classement du participant?

Nous ferons tout d’abord une distinction entre concurrence et compétition, puis nous aborderont l’aliénation de l’individu par la compétition, qui s’opposera finalement au concept de son accomplissement.

 

Concurrence/Compétition:

Il faut éviter l’amalgame entre ces deux termes:

La concurrence survient lorsque deux agents proposent des produit ou des services équivalents, ou se retrouvent à lutter pour la même cause (lutte des espèces pour les ressources d’un milieu). La concurrence est donc un affrontement inévitable.

La compétition, elle, est un affrontement réglé des participants, et donc non-spontané.

 

I. La compétition sélective

 

A) Le fonctionnement de la compétition sélective

Définition: La compétition dite « sélective » se présente comme l’affrontement selon des règles de plusieurs individus entre eux, afin de distinguer au final les gagnants des perdants. L’intérêt ou la motivation est donc de prouver une valeur supérieure dans le but d’être distingué comme gagnant, soit sélectionné, en ne faisant attention qu’à dépasser l’autre.

 

Exemples:

*L’exemple-type est le sport (nous prendrons un sport collectif):

2 équipes doivent s’affronter selon des règles fixées pour que l’une d’elle soit sélectionnée comme gagnante.

*Mais la compétition existe aussi dans l’éducation. Chacun « recevra la même copie » (règlementation) et les meilleurs bénéficieront de la meilleure formation.

 

*Le concept est quasiment le même avec l’entretien d’embauche: l’employeur fait une sélection parmi les demandeurs d’emploi et crée ainsi une compétition.

 

B) Une société de compétition

Nous l’aurons remarqué: la société actuelle rime avec compétition. Que ce soit dans la formation, l’emploi, mais aussi dans avec la place du sport, des élections politiques, et de la télé-réalité.

La compétition s’est donc imposée comme principe de classement dans les sociétés (démocratiques). Elle fonctionne ainsi:

La seule base d’égalité dans la compétition sélective est que les règles sont les mêmes pour tous. Mais il n’y a pas d’égalité des chances, puisqu’il y aura un ou des gagnants?. Penser que les compétiteurs partent de manière égale est absurde s’ils ne sont pas de parfaits clones.

C’est donc justement l’inégalité des talents, qui est dans la nature des choses, et qui est la condition de la sélection. La société joue donc sur nos différences pour un classement logique des individus. La compétition est ici une négation de l’égalité.

C) Le culte de la performance

1-La compétition comme spectacle

Les JO nous donne un bel exemple d’une compétition aux multiples facettes. Lorsque les nations qui s’affrontent se classent relativement les unes par rapport aux autres, que les spectateurs attendent de voir les gagnants, la pression monte, et le culte de la performance naît: dope, intérêts financiers, corruption ect… Les moyens d’améliorer les performances sont nombreux, on retiendra par exemple la combinaison Jaked en natation, qui favorise la natation et donne ainsi lieu à la polémique sur son homologation ou non.

Aux JO, chaque nation cherche à rayonner plus que les autres. On ne triomphe des autres qu’en dominant ses adversaires, chacun ne devient meilleur que contre tous. La victoire est le but ultime car elle symboliserait une forme de supériorité.

Ce culte de la performance existe car il est issu d’une des principales pulsions chez l’homme: la domination. Jouir de la position de gagnant serait prouver son autonomie, son indépendance vis-à-vis des autres.

C’est bien ce que la Chine a voulu montrer en 2008: sa puissance par la performance sportive, son imposition économique et militaire.

 

2-L’aliénation de l’individu

Sélectionner c’est créer une élite. Dans l’emploi, on trouve aussi un culte de la performance. Les employeurs souhaitent le rendement, et la compétition semble un excellent moyen de stimuler ce rendement.

Ainsi, au Canada, il y a quelques années, des salariés étaient évalués par des notes et par des primes au mérite. L’ambiance devenait tendue sous l’effet de la compétition, c’était l’heure des coups bas et du silence. Le facteur psychologique était déterminant dans cette compétition. Les employés perdaient alors en efficacité.

La même chose se produit actuellement en France, avec l’instauration de quotas aux agents de police: certains ne supportant pas cette compétition partiraient en arrêt maladie et ceux jouant le jeu présenteraient un comportement abject et mauvais.

Encore une fois dans l’éducation le phénomène est observable: la compétition des lycées Anita Conti et Saint Joseph sur leurs résultats aux examens traduiraient une course à la performance et non à la formation?

Ces exemples illustrent l’idée que la compétition sélective peut nier la solidarité et détruire toute productivité.

Du point de vue humain, la destruction est tout autant présente et on parle d’aliénation de l’individu. Le gagnant ne l’est pas à titre personnel mais pour satisfaire des intérêts indépendants de sa volonté. Prouver sa valeur c’est terminer premier, c’est accomplir purement et simplement un but déterminé, c’est être le meilleur devant les autres mais pas forcément devant soi. L’émulation se fait dans la promesse de la marque de gagnant. L’individu est aliéné, car seul compte un but choisi indépendemment de sa personne.

 

 

Transition

Les JO prônent donc l’idée suivante:

« Que le meilleur gagne, et non celui qui se surpasse le plus. »

On a vu en quoi ce genre de compétition pouvait être contre-productif. C’est l’envie de battre l’autre et non de se dépasser soi. Là se fait peut-être toute la différence. La compétition pourrait à la base être une stimulation révélatrice de compétences, allant jusqu’à les faire évoluer.

Nous allons donc voir comment la compétition peut être un accomplissement personnel.

II. Accomplissement de soi

La compétition est un moyen de répondre à des besoins naturels : Premièrement, de se dépasser. En effet, on souhaite généralement s’améliorer, progresser et le dépassement sert à cela. La nouveauté est une motivation.

L’occasion de se dépasser soi-même à lieu grâce à la stimulation par la présence d’adversaires. Ces seulement en présence d’adversaires que l’homme admet ses faiblesses. Le besoin de se dépasser s’exprime alors clairement. L’adversaire ou plutôt le partenaire nous permet de nous situer physiquement, de voir ou l’on en est, de nous stimuler, d’où un dépassement de soi. Cet accomplissement se produit de manière permanente en compétition, ce que ce soit par exemple lors de l’entraînement sportif que lors du match. Ce principe s’applique aussi à toutes les formes de compétitions.

Deuxièmement la compétition sert à prendre plaisir à réussir la ou on doutait de ses capacités.

Et troisièmement on peut dire que les compétiteurs sont quelquefois victimes de leurs propres besoins : leur activité s’impose à eux, ils n’ont plus la liberté de choix. Cela peut donc devenir une addiction.

La compétition n’est donc pas seulement un affrontement qu’il faut gagner à tout pris en écrasant ses adversaires, sinon la compétition n’est pas bien différente de la guerre. Elle peut s’apparenter à une pause , une parenthèse, un moment ou l’enjeu est un prétexte, un temps pour soi et pour les autres. Il s’agit d’un arrêt comme le confirme son approche antique lors des premières Olympiades associés à des trêves. Le sport est un débat et non un combat d’où sa mise en parallèle avec des négociations. L’essentiel est de surpasser, de faire mieux que ce que l’on faisait, d’être meilleur par rapport à soi même et non par rapport aux autres. Notons que c’est aussi bon pour la confiance en soi.

L’éducation par exemple est fait pour former les élèves (en théorie). On cherche à tirer le meilleur d’eux même, il ne doivent pas chercher systématiquement à être les meilleurs de la classe. La compétition est donc bien ici un accomplissement personnel et non une comparaison visant à une sélection . Ce qu’on peut réfuter dans cette thèse s’est que les participants visent encore la victoire mais ce n’est qu’apparence. Ce but visé est le résultat des règles du jeu nécessaire à la comparaison et donc du dépassement de soi.

 

Conclusion:

Nous avons tout d’abord vu en quoi la compétition se veut sélective. Elle serait un moyen de révélation de nos inégalités de talents par la mise en valeurs de la victoire. C’est cette mise en valeur qui fait naître le culte de la victoire. Ce culte peut cependant être contre productif . Cette compétition est  alors intéressée et aliène l’individu .

Nous avons donc revu la définition de la compétition, son essence même et en avons tiré la conclusion qu’elle pouvait être un accomplissement de l’individu. Cette accomplissement se présenterait comme un besoin naturel chez l’homme. Cette thèse se veut donc plus pure face à l’autre qui prône une instrumentalisation de la compétition. La compétition permet de découvrir ses facultés corporelles et cérébrales, elle est une manière d’être avec les autres et avec soi-même. C’est donc un apprentissage de la vie.

« Savez-vous quelle est la plus grande et la meilleur compétition ? Votre propre vie. Il n’y a rien de plus grand. Et vous n’en avez qu’une à votre disposition. »

Citation d’ Andrew Williams.

 

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Ecologie et économie (exposé de Morgan Hugo Moinet-Lemercier – Justine Bernard- tes2)

Posté par chevet le 12 mai 2009

Intro :Nous connaissons tous les problèmes environnementaux, tels que le réchauffement climatique ou la montées des océans, qui sont largement relayés par les médias ou par des documentaires comme « une vérité qui dérange » de Al Gore. Nous allons donc essayer de comprendre les raisons pour lesquelles on ne peut pas toujours concilier écologie et économie et pourquoi allons nous malgré tout devoir changer notre mode de vie.

Problématique : La croissance est-elle compatible avec la protection de la planète ?

I ) Ecologie et économie : un problème paradoxal.

Ecologie et économie compatibles ? Depuis la première révolution industrielle, les pays développés on voulu produire toujours plus pour améliorer le niveau de vie de la population, sans réfléchir aux conséquences environnementales. Aujourd’hui, l’économie a une place centrale dans notre société. Cependant les problèmes écologiques nous confrontent aux limites de notre société de consommation.

Economisme contre écologisme :
Les démarches économique et écologiste peuvent paraître antagonistes. La finalité que poursuit l’économie est la maximisation de la production, la croissance la plus élevée possible. Les ressources de la nature ne font pas partie de la réflexion économique : l’économiste est tenté d’y voir des facteurs de production externes dans lesquels on peut puiser sans compter. Au contraire, pour une écologie radicale, l’idée même de faire entrer la nature dans les calculs économiques est intolérable. Donner un prix au mètre cube d’eau propre ou à l’hectare de forêt tropicale, c’est déjà légitimer un droit à polluer et à exploiter l’écosphère, donc à compromettre les besoins des générations futures.

L’économisme peut donc s’opposer à l’écologisme. On a d’ailleurs vu dans les pays de l’Est qu’une conception extrême de la croissance par l’exploitation de la nature conduisait à des catastrophes écologiques parfois irréversibles. A l’inverse, l’application rigoureuse des principes de certains courants écologistes pourrait s’opposer à la croissance et au développement.

Economie et écologisme : le développement durable.Le développement durable peut être définit comme un mode de développement économique cherchant à concilier progrès économique, progrès social et préservation de l’environnement, considérant se dernier comme un patrimoine à transmettre aux générations futures.
Ce qui limite la mise en place du développement durable est le fait que la priorité des entreprises est la recherche du profit. C’est pourquoi, elle ne prennent en compte les problèmes environnementaux seulement si ça ne remet pas en cause leur profit ou bien si elle y sont contraintes par la législation ou un cahier des charges.

Exemple: Eco-marketing, apple et Round up

L’écologie devient un argument commercial, les entreprises utilisent l’éco marketing pour vendre, elle essai donc de montrer qu’elles prennent en compte les problèmes environnementaux. L’éco marketing est à la mode car il répond à la volonté des consommateurs d’agir pour l’environnement.

Photos Apple :

Cependant, dans certains cas, l’éco marketing est mensonger.

Photos Round Up : Le Round Up, jugé non écolo. Monsanto, qui commercialise ce désherbant leader sur le marché mondial, a été condamné en France pour publicité mensongère. L’herbicide était présenté comme «biodégradable», laissant «le sol propre». · Schéma : Augmentation de la population et baisse de la disponibilité d’énergies, un problème concret. ( il faut produire + pour nourrir la population qui augmente (augmentation besoin en alimentation) augmentation des besoins de production or produire plus nécessite plus d’énergies. Limites des bio carburants = baisse terre habitables et cultivables.

explication. Un pic pétrolier désigne le sommet de la courbe qui caractérise la production pétrolière par extension le « pic pétrolier mondial » désigne le moment où la production mondiale de pétrole commence à décliner du fait de l’épuisement des réserves de pétrole exploitables.

Transition : Prise de conscience de la crise écologique (médias) mais pas des problèmes éthiques. (responsabilité des pays du Nord)

II) A quoi ressemblerait une société qui aurait choisi le développement durable ?

Le développement durable n’est pas utopique et ne remet pas fondamentalement en cause les bases de notre société capitaliste.Que sera le siècle de l’après pétrole ? En France, le grenelle de l’environnement est la première marche d’un siècle à bâtir : le siècle de l’après pétrole. L’après pétrole c’est la fin du mythe d’un monde au ressources illimitées.

C’est la fin d’une certaine façon de produire et de consommer qui consiste, schématiquement, à trouver normal de manger des fraises en hiver, à trouver normal qu’un produit puisse parcourir près de 12 000 kilomètres en avion avant d’atterrir dans notre assiette, à trouver normal qu’une partie du monde produise ce que l’autre conçoit et consomme.

Ce que Jean-Louis Borloo appel l’après pétrole, c’est en fait une société qui aurais fait le choix d’une forme durable de développement, or le développement durable nécessite la remise en cause de la mondialisation tel que nous la connaissons, la remise en cause de nos modes de vie (habitat, transports, consommation) et une nouvelle organisation de l ‘appareil de production et de l’économie.

Il faudrait donc pour cela mettre en place des solutions pour que chaque continents, chaque pays soit totalement autonome sur le plan énergétique et puisse produire localement (Serge Latouche, théoricien du concept de décroissance parle ainsi de « relocalisation ».

Mais le concept de décroissance et la relocalisation des entreprises n’est pas un concept opposé à l’intérêt économique car avec l’augmentation du prix du pétrole et l’épuisement de la ressources, il sera bientôt plus rentable de produire localement. Nous somment en fait en marche vers une nouvelle révolution industriel qui sera en quelque sorte forcée par l’épuisement des ressources pétrolières. Le développement durable nécessite aussi une prise de conscience des problèmes éthiques.« Le monde a faim ! Et nous somme pourtant dans un monde d’abondance, en un temps où l’homme semble avoir tout maîtrisé, il y a presque 1 milliard de mal-nourris… » Il y aura peut-être, dans deux générations, 10 milliards d’hommes sur Terre. Le défi à relever est immense.

Le gaspillage dans nos sociétés d’abondance : Au Royaume-Uni, un tiers de la nourriture achetée n’est pas consommé et, aux Etats-Unis, les pertes observées au niveau des différents systèmes de distribution sont estimées à environ 100 milliards de dollars par an. A titre de comparaison, les besoins du Programme alimentaire mondial, qui vient au secours des populations souffrant de la faim, se sont élevés à 3,5 milliards de dollars (2,77 milliards d’euros) en 2008.

Au total, près de la moitié de la production alimentaire mondiale est aujourd’hui perdue, mise de côté parce qu’elle ne correspond pas à des normes de marchés ou gaspillée lors de la consommation.

On remarque le même problème pour l’eau. On retrouve ici la thèse Rousseauiste du progrès. Selon lui, le progrès est source d’inégalités. Ainsi, la mondialisation à creusé un fossé entre les pays développées du nord et les pays en voie de développement.

Ressources : 76 % de la population mondiale dispose de moins de 5 000 m3 d’eau par an et par habitant, et 35 % de moins de 2 000 m3, ce qui est très faible.« Nous ne pouvons tout simplement pas continuer à gérer l’eau comme nous l’avons fait par le passé, ou la sphère économique s’effondrera ».

Comme dit l’écologiste et philosophe Yves Paccalet, « l’écologie devrait imprégner chaque conscience, chaque décision économique ou politique. La solution est surtout philosophique. Nous devons savoir ce qui est vraiment bon pour nous. Quel est le vrai sens de notre vie… Est-il de consommer comme des imbéciles des produits qui ne servent à rien, en saccageant notre maison, la Terre ? L’avenir du monde dépend d’abord de chacun de nous ; de la révolution que nous accomplirons à l’intérieur de nous-mêmes : une révolution philosophique… Mais il faudra bien aussi organiser tout cela économiquement et politiquement. C’est cela que j’appelle la marche nécessaire vers les États-Unis du Monde ! ».

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LE DON (exposé d’Esther Lechevallier -Ts1)

Posté par chevet le 27 avril 2009

Introduction:

Le don est considéré comme un acte gratuit, on donne et on reçoit gratuitement. Mais on constate que la gratuité, presque toujours, est accompagnée de la réciprocité. En effet, si l’on offre des cadeaux à nos proches à Noël ou pour des anniversaire par exemple, on sait que l’on va en recevoir de leur part aussi. On constate donc que le don peut s’apparenter à l’échange, il est d’ailleurs son ancêtre, la racine du commerce. Le plus souvent, l’échange n’est pas égale. On voit donc un profit, un intérêt personnel à cet échange. Cet intérêt se retrouve dans le don où le donneur trouve un intérêt à donner, est généreux par intérêt. On peut donc se demander si l’Homme est capable d’une générosité pure. Si il peut donner avec le désintéressement le plus total ou si , même s’il n’y pense pas forcément, il cherche toujours à satisfaire son intérêt personnel? Nous étudierons donc le rapport des hommes au don, au travers de trois axes: tout d’abords, nous étudierons la conception du don dans les sociétés archaïques, puis la conception moderne du don et enfin la générosité dans le cadre de l’Amour.

  1. La conception du don dans les sociétés archaïques.

  1. Donner, recevoir, rendre

Nous allons commencer pas étudier l’oeuvre de Marcel Mauss, l’Essai sur le don, paru en 1924, où il décrit le système du don dans les sociétés archaïques. Il étudie des sociétés anciennes comme les sociétés des îles du Pacifique. Il observe dans ces sociétés que tout don est suivi d’un contre-dn, c’est à dire d’un don en retour. Il montre alors le système d’obligations et de contreparties que constitue le don. Ceci peut être considéré comme une forme archaïque de l’échange , var chaque don est « remboursé » et si ce contre-don n’a pas lieu, cela peut créer de tensions vives et il y a rupture d’un lien social. Le don a donc tout intérêt à être car il il présente un intérêt pour le donateur qui sait que son don va lui être non seulement rendu, mais de plus il maintient des liens sociaux intéressants et pacifiques en donnant. Mais cette forme de don n’est pas présente uniquement dans les sociétés archaïques. Ainsi, encore aujourd’hui, un don crée une obligation pour chacun des participants, l’obligation de recevoir mais aussi de rendre. Il est difficile d’accepter un cadeau d’un ami sans se sentir obligé à l’avenir de lui rendre la pareille. On peut remarquer comme petite anecdote qu’en portugais « merci » se dit «  obrigadio » ce qui signifie « votre obligé ». Ce la veut dire « je vus suis redevable » , j’ai une dette envers vous ». Tout don crée donc une dette qui institue moralement un échange, donc une promesse de retour d’un service rendu. Mais cette dette instaure une relation privilégiée entre le donateur et le receveur, elle est donc bénéfique, c’est une dette positive.

  1. Conséquences du don

La conséquence du don est donc une relation durable entre deux personnes, nourrie par des dons et des contres dons. L ’intérêt qu’y trouve chaque personne engagée dans cette relation est donc la satisfaction de donner et de faire plaisir à l’autre mais aussi la certitude que ce lien privilégié dure car il ancré dans le mécanisme « donner, recevoir, rendre »jusqu’à ce que le temps ou une maladresse casse cette relation. Ce qui peut casser le cercle peut être un don trop conséquent qui « écrase » une personne qui peut être en incapacité de le rendre et se sentir rabaissée mais aussi un refus de recevoir ou un non-rendu. Marcel Mauss expose aussi l’idée selon laquelle un individu peut trouver son intérêt dans une relation d’obligation dans le sens où il se satisfait d’avoir donné plus que l’autre. Cet intérêt qui conforte l’orgueil de l’individu, le fait se sentir « supérieur » car il rend « plus ». cependant, cela casse la relation de confiance entre les deux protagonistes de la relation car le receveur se sent humilié car le don est inégal, le cercle cesse.

  1. La conception du don dans les sociétés modernes.

  1. La philanthropie

Dans nos sociétés modernes, le don est aussi apparu sous une nouvelle forme: la philanthropie ou le don d’argent anonyme à des personnes dans le besoin. On peut penser que cette forme de don annule la loi « donner, recevoir, rendre » et le lien chargé d’obligation et de reconnaissance entre le receveur et le donateur. En effet, si ces deux individus ne se connaissent pas, si leur rapport n’est pas direct, le receveur peut se sentir moins redevable envers son bienfaiteur. Le rôle des ONG est de placer un intermédiaire entre le donateur et le receveur, et donc de rendre anonyme les deux actions. Mais ce don, en apparence dépourvu de toute recherche de profit car non-rendu par le receveur peut quand même donner un intérêt au donateur qui, par son action « noble », se donne bonne conscience. On retrouve alors ici la logique de l’échange, même involontaire, car le donateur donne mais reçoit en échange une « noblesse », un statut de « généreux »qui fait son intérêt personnel, même si ce n’était pas le but recherché en premier lieu par ce don, car on donne pour donner.

Le donateur trouve dans cette forme de don plus un aspect moral et le receveur un aspect matériel. Le cycle du don est respecté pour le donateur qui donne de l’argent et reçoit une satisfaction morale. Cependant le receveur reçoit mais ne peut pas rendre la pareille au donateur. Il peut donc y avoir un déséquilibre du don donc le receveur peut se sentir humilié. Les ONG minimisent cette impression de redevabilité et de culpabilité que peut ressentir le receveur du don.

On peut rattacher à la philanthropie l’aumône, acte religieux par lequel le croyant donne de l’argent pour les pauvres sous la protection de l’Église. Ce don n’est pas sans intérêt mais ici l’intérêt n’est pas sous forme de bonne conscience, mais sous forme d’attente, car par son geste le croyant espère se donner de meilleures chances d’aller au paradis après la mort. Par exemple, les gens ayant pêché, se sentant redevables, font plus facilement l’aumône dans l’espoir de combler leur dette.

On peut aussi se racheter par rapport à la société en donnant, même si on ne « rembourse » pas celui qui nous a donné. On peut citer l’exemple du personnage Jean Valjean dans l’ouvrage « Les Misérables » de Victor Hugo. Lorsque Jean Valjean est devenu Mr. Madeleine et qu’il est riche, il aide les pauvres, car il se rappelle comment son bienfaiteurs, monseigneur Bienvenu, l’a aidé lorsqu’il en avait besoin en lui faisant don de son argenterie. Le don est donc un cycle et part toujours d’une motivation, d’une sensation de devoir quelque chose aux autres.

  1. Le don d’organes et de sang

Le don de sang et d’organes est aussi un don de l’anonymat. Il peut être vu comme totalement dépourvu d’intérêt, de profit pour le donateur, car dans le cas du don d’organes, l’individu donnera souvent une fois décédé. Mais on constate que les personnes bénéficiant d’un don d’organe ressentent là encore une certaine gène de recevoir sans pouvoir rendre la pareille à leur bienfaiteur.

D ’autre part, le donateur peut donner par anticipation. En effet il aimerait lui aussi recevoir du sang ou des organes si il lui arrivait quelque chose. On voit donc ici encore la logique de l’échange apparaître: je donne pour les autres parce que j’attends qu’ils fassent la même chose pour moi si j’étais dans le besoin. Il n’y a donc pas de désintéressement pur, mais c’est peut être cela qui fait l’humanité d’un don. On donne car on se met à la place des receveurs.

  1. L’Amour comme don.

    On entend quelques fois que l’Amour est un don de soi. Est on là encore dans la logique de l’échange ou bien dans celle de la générosité pure, qui n’attend rien en retour?, Beaucoup de philosophes, tels Leibniz dans « Nouveaux essais » ou Descartes dans « Passion de l’âme » opposent l’amour de complaisance et l’amour de bienveillance. Nous allons donc nous intéresser à ces deux notions pour savoir si elles voient le don en amour de la même manière.

  1. « L’amour de complaisance »

L’amour de complaisance, est , pour Leibniz, « le désir ou le sentiment qu’on a pour ce qui nous donne du plaisir, sans que nous nous intéressions de savoir s’il en reçoit »

On est donc là dans la logique pure de l’intérêt, on donne juste dans l’optique de recevoir du plaisir par l’amour que l’autre nous porte, mais non au plaisir qu’on lui apporte. Le don, l’amour n’est pas motivé par le but de rendre l’autre heureux mais bien par le but égoïste d’être aimé. On aime pour être aimé et non pas pour rendre l’autre heureux, pour que lui soit aimé. L’intérêt et donc dans le retour et non dans le don lui-même.

  1. « L’amour de bienfaisance »

L’amour de bienveillance est décrit par Leibniz comme «  le sentiment qu’on a pour celui qui par son plaisir ou bonheur nous en donne ». Pour Descartes il incite à « vouloir du bien à ce que l’on aime ». C’est donc dans le don lui-même que se trouve la finalité du don. On pense être redevable alors que c’est nous qui donnons. Dans cette relation, on pense toujours recevoir plus que ce que l’on donne, et si ce sentiment est réciproque, la relation amoureuse se fortifie.

  1. La dévotion

La dévotion est la soumission volontaire de soi à un être considéré comme plus grand, plus noble, plus important. On donne alors sans intérêt pour soi, juste pour servir l’intérêt de l’autre. On donne donc sans intérêt personnel car le but n’est pas de recevoir du plaisir , mais de s’effacer totalement devant le plaisir que l’on apporte à l’autre. Cette relation n’est pas gratifiante parce que l’individu se retrouve écrasé par son don, on peut donc considérer que le don totalement désintéressé n’est en fait pas à rechercher car il rabaisse le donateur par rapport au destinataire du don.

  1. Le don de Dieu

Dieu donne la vie mais il n’a pas d’intérêt personnel. Il crée, il donne pour que les hommes fassent le bien sur la Terre, il n’attend rien en retour, seulement que eux se donnent entre eux et perpétuent le don en donnant aux autre hommes. Donc Dieu est capable de générosité pure mais ce n’est pas un homme. Le propre de l’Homme serait donc de ne pas être capable de générosité pure, celle-ci étant de l’ordre du divin.

Conclusion:

On a vu que le don, dans plusieurs de ses formes, dont le don de présents entre deux individus, la philanthropie ou le don d’organes et de sang, et même dans le cadre de l’Amour, présente toujours un intérêt pour le donateur. Mais justement, si cet intérêt est bénéfique pour les deux protagonistes de la relation du don, cela renforce sa valeur et la relation de confiance et de redevabilité entre les deux personnes. Mais en revanche, si une des deux personnes trouve plus de profit que l’autre dans le don, que ce soit le donateur ou le receveur, la relation s’en trouve déséquilibrée et le don ^perd son rôle de renforcement du lien social. L’un des deux individus devient alors « écrasé » par le don, soit dans le cas où il ne peut pas rendre ce qu’on lui donne et qu’il s’en retrouve humilié, soit il donne trop sans recevoir, comme dans le cas de la dévotion, et alors il est écrasé par l’autre et comme cette relation du don à sens unique n’est pas gratifiante et constructive pour lui, le don totalement désintéressé n’est pas si positif. La valeur du don réside dans le bénéfice qu’il apporte à chaque personne. La générosité n’est donc pas pure si elle est humaine ( il n’y a que Dieu qui donne avec désintérêt). L’intérêt du don est ce qui lui confère son humanité.

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La jalousie (Leplain Clémence et Schenrey Mélanie- TS1)

Posté par chevet le 3 février 2009

LA JALOUSIE

Le jaloux est celui qui va accorder trop de crédit à ses suspicions, comme l’exprime Corneille dans Le Menteur :  » La jalousie aveugle un coeur atteint, et, sans examiner, croit tout ce qu’elle craint « . D’une manière générale, on pourrait définir la jalousie comme un sentiment de dépossession, de l’affectivité positive (amour, amitié, estime) que l’on inspire à autrui. Toutefois, deux sens de la jalousie se distinguent : d’une part, on l’éprouve en constatant qu’un autre jouit d’un avantage que nous ne possédons pas et que l’on souhaiterait posséder (un enfant est jaloux du jouet de son camarade), d’autre part, on l’éprouve dans le cadre d’une relation amoureuse du fait d’une crainte (ou d’un constat) de l’infidélité de la personne aimée. Dans l’un comme dans l’autre cas, la jalousie est traitée négativement. Ainsi les stoïciens et les épicuriens, condamnent unanimement les  » troubles  » de l’âme qui viennent parasiter la vie sage et bienheureuse. La jalousie est bien une  » passion  » selon ces deux écoles, c’est-à-dire un «  pâtir  ». La jalousie prend possession de l’âme et l’empêche de voir clairement les choses. Le jaloux est celui qui se laisse posséder et ronger par ce sentiment. C’est donc moralement que la jalousie est condamnée. Elle est l’antagoniste de l’ ataraxia (absence de troubles), bonheur véritable.

La jalousie montre-t-elle un manque de confiance ?

Nous suivrons le plan suivant :

I La jalousie et ses causes

II La jalousie preuve d’égoïsme

III La jalousie: une maladie ?!

I La jalousie et ses causes

  1. Définition de la jalousie :

La jalousie est un sentiment que l’on peut éprouver envers d’autre personnes. Elle peut s’exercer à l’égard de nos amis, de nos collègues, de nos frères et soeurs, de nos voisins, de stars, d’inconnus croisés dans la rue, finalement de n’importe qui. Il y a pourtant une différence de jalousie que l’on peut ressentir. Oui car on ne ressentira pas la même jalousie envers une personne médiatique qu’en vers son conjoint. La jalousie est un désir de possession de l’autre. Freud parlait de pulsion d’emprise. Mais avant tout précisons que la jalousie est plus un problème individuel qu’un problème de couple. La jalousie que l’on peut ressentir peut avoir plusieurs causes.

B. Les causes de la jalousie

En effet il existe plusieurs causes à la jalousie tel que :

 

- l’Idéalisation de l’autre :

Parfois liée à la sous estimation de soi, l’idéalisation de l’autre apparaît également comme une source de jalousie.

En effet, cette idéalisation amène la certitude que l’autre ne peut qu’être désiré par tous le monde et

par conséquent la méfiance vis à vis de toutes les personnes qui peuvent approcher son partenaire idéalisé.

- L’insécurité:

La jalousie est liée au fait de sentir un danger ( réel ou imaginé, pour soi ou pour l’autre) et de considérer sa gravité. Les personnes jalouses manifesteront donc des signes de peur, voire d’angoisse qui rejailliront sur leur partenaire.

- Entretien du sentiment de jalousie :

Cette cause est directement liée à l’idée que la jalousie est une preuve d’amour. On peut le résumer

ainsi  » J’aime être jaloux : cela prouve la force de mon désir! « .

Ainsi en jouant sur la jalousie de leur partenaire certain croient accentuer le désir dans leur couple.

-la possessivité :

Dans une jalousie amoureuse, la possessivité peut être résumé par une phrase :  »  Je veux que l’autre ne soit qu’à moi et je ne supporte pas son désir de liberté  ». Cette possessivité est renforcée par la peur de perdre sa place privilégiée auprès de son partenaire. Il révèle aussi le désir (irrationnel souvent) d’être la source unique de ses plaisirs : sexuels et affectifs, mais pas seulement.

Ainsi on peut voir que certaine cause de la jalousie sont liés au désir que l’on peut ressentir.

C. la jalousie et le désir

«  La jalousie est inséparable du désir.  » Graham Greene (1904-1991) écrivain britannique

Le désir est toujours le désir de quelque chose, ce «   quelque chose  » nous manque, que nous en ayons un besoin vital ou pas. Posséder ce «   quelque chose  » nous conduirait à la totale satisfaction. Le mouvement du désir trouverait ici sa fin. Seulement dans la vie ça ne se passe pas comme ça. En effet, une fois que nous possédons l’objet désiré il perd très souvent son caractère attractif et notre désir se penche sur un autre objet. Mais cette pleine satisfaction du désir semble impossible car le désir ne cesse de se tourner vers de nouveaux objets dont il est privé. Sans un manque, le désir s’éteindrait.

Nous pouvons aussi penser que jamais le désir ne pourra trouver, dans le monde, d’objet qui lui convienne pleinement ainsi le désir se définit par une démesure à l’égard de ses objets convoités.

 

D) La preuve d’amour ?

Pour beaucoup de personne la jalousie est LE sentiment qui montre à son partenaire qu’on l’aime et qu’on tien à lui. Qui n’a jamais ressenti une pointe de jalousie en couple ?! N’est-ce pas là une preuve d’amour?!

 

Conclusion de la partie I :

Donc la jalousie est une preuve d’amour tant que l’on respecte l’autre. Elle peut prendre différentes formes et n’est pas toujours malsaine. A petite dose, elle est même «  normale  » On peut comprendre que certain affirme que la jalousie est une preuve d’amour, au sens où la jalousie est un amour déçu ou asymétrique ( je t’aime, tu ne m’aime pas et tu en aimes une autre). Mais la jalousie, tout de même, reste un amour sans bonté, un amour envieux, égoïste (le jaloux veut être le seul amour, il ne veut pas partager).

II La jalousie preuve d’égoïsme

Parce que j’ai peur de souffrir et de perdre l’autre, me retrouver seul m’angoisse. Le jaloux est quelqu’un qui marque la prise de distance avec autrui. En effet dans la jalousie amoureuse, le garçon ou la fille peuvent être jaloux car l’un d’eux est parti avec des amis par exemple… Dans ce cas, le jaloux n’accepte pas de voir l’autre avec des personnes extérieures à lui-même. Ici, le jaloux fait preuve d’égoïsme.

Prenons l’exemple de l’histoire d’Othello… Othello est un drame lyrique de William Shakespeare, voici son histoire :

Othello , chef de l’armée vénitienne qui vient de battre les Turcs,

Iago , son adjoint,

Cassio , commandant de la flotte,

Desdémone , l’épouse d’Othello,

Roderigo , un gentilhomme amoureux de Desdémone.

Iago voue une haine farouche à Othello tout en jalousant Cassio. Il suscite la jalousie d’Othello en lui faisant croire que sa femme le trompe avec Cassio. Comme pour donner raison à Iago, Desdémone plaide la cause de Cassio qu’Othello a dégradé. N’écoutant que sa colère, Othello se résout à la vengeance sur les conseils de Iago qui lui suggère d’étouffer sa femme. Othello tente une dernière fois de faire avouer Desdémone. Celle-ci s’y refuse n’étant pas coupable, il l’étouffe. Comprenant trop tard qu’il a été trompé par Iago qui s’enfuit, Othello se poignarde et s’effondre sur le cadavre de sa femme.

Dans cette histoire, la colère d’Othello l’a emporté sur son amour. Donc Othello, à cause de sa jalousie n’a pas réfléchi et est passé à l’acte de tuer sans comprendre. Othello a eu un comportement égoïste du fait qu’il n’est pensé qu’à son amour propre.

La jalousie, maladie de l’âme, est toujours inspirée par un égoïsme exclusif, qui veut être seul à jouir d’un bien et qui ne souffre aucun concurrent. Elle manifeste donc un amour égoïste, passionné, radicalement ouvert à une haine, pouvant être féroce, envers quiconque pourrait menacer la possession du bien auquel le coeur est attaché d’une façon désordonnée. C’est que la personne jalouse est une personne dont l’amour pour une autre n’est nullement un amour d’amitié qui ne peut pas exister sans gratuité et désintéressement mais reste au niveau d’un amour de convoitise. La jalousie, alors, dans la mesure où aucun remède efficace ne lui est appliqué, est en réalité ennemie de l’amitié à la façon d’une force aveugle qui la détruit. Elle s’oppose donc à cette amitié surnaturelle qu’est la charité. La personne jalouse, incapable d’aimer vraiment, est toujours inquiète, anxieuse, au sujet de l’objet de son attachement ; son esprit est vite envahi de soupçons, qui la portent à de fréquents jugements téméraires et à des accusations injustes d’infidélité. Elle craint constamment qu’une rivale lui soit préférée. Elle considère que l’être qu’elle aime, ou une fonction honorable qu’elle occupe elle-même, lui appartient, qu’elle en est la propriétaire. Sa passion la rend ombrageuse, intransigeante et toujours prête à se dresser contre tout ce qu’elle pense être un obstacle à ce qu’elle estime son droit exclusif de possession. «  La personne jalouse est incapable d’être magnanime*; elle est pusillanime**  », remarque saint Thomas, comme les petits enfants qui n’ont pas encore appris à partager, ou encore comme les vieillards aigris qui ne veulent pas être supplantés par des jeunes. Son attachement désordonné, avant d’être une cause de souffrances pour les autres, la fait terriblement souffrir ; il est pour elle-même la source empoisonnée d’un profond malheur.

*Magnanime : Qui a des sentiments nobles et généreux, qui pardonne.
**Pusillanime : Qui manque de
courage, de caractère; qui fuit les responsabilités.

«  Quand on est fâchée parce qu’il y a une belle fille dans les parages ou qu’on suspecte toujours notre conjoint du pire à la moindre occasion, on est certes une personne qui manque de confiance… Voilà le fondement même de la jalousie », estime la psychologue Paule Mongeau.

La jalousie : une maladie?

La jalousie est un manque d’estime de soi. Quand une personne éprouve de la jalousie, ce n’est pas dans l’autre qu’elle n’a pas confiance, c’est en elle-même. Elle se dévalorise tellement, «  je suis moche, je suis bête  » qu’il est  évident que son partenaire n’a qu’une envie, aller voir ailleurs. Le problème est «  qu’ailleurs  » est partout. Et contrairement à ce qu’on entend souvent ce n’est absolument pas une preuve d’amour. C’est une preuve de possessivité. Le jaloux pense que l’autre lui appartient. Or, on n’appartient jamais à personne. La jalousie est une pathologie qui fait souffrir. Elle est compulsive et ne s’arrête jamais (jalousie névrotique). A un degré important la jalousie peut provoquer un délire paranoïaque (jalousie psychotique), voire de la violence.
Il peut arriver aussi qu’à force d’être soupçonné de tous les maux et notamment d’infidélité, le partenaire finit par passer à l’acte. Le jaloux devient alors la victime. Paradoxalement il se sent apaisé, car il pense qu’il avait raison de ne pas avoir confiance. On ne peut pas guérir totalement de la jalousie mais on peut vraiment l’atténuer, mais il restera toujours un fond de fragilité. La thérapie consiste principalement à redonner confiance en soi à la personne jalouse

Conclusion :

La jalousie peut être issue d’un désir très important mais beaucoup de gens la considère comme une preuve d’amour. Quand on remarque que son partenaire s’éloigne, on fait tout son possible pour le rendre jaloux et ainsi voir que son partenaire tiens encore à nous. Seulement à force de jouer avec les sentiments, ces derniers finissent par s’user. Certaines personnes au contraire ne sont pas jalouses par preuve d’amour mais pas pur égoïsme. L’exemple le plus flagrant est dans Othello.

Mais dans certain cas la jalousie est tellement poussé qu’elle peut en devenir maladive et alors là la jalousie prend une tournure tout à fait différente. Elle peut pousser les gens à commettre des actes violents, à harceler leur conjoint…. Mais la jalousie révèle plus d’un manque de confiance en soi qu’un manque de confiance en son partenaire. Comme dit David M. Buss, psychologue , la jalousie est universelle, le produit d’une société capitaliste et un preuve d’amour… qui est parfois destructrice.

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Exposé sur les rêves (Aubrée Solenn – Lejoncourt Amélie -TS1).

Posté par chevet le 24 janvier 2009

Le Rêve

Introduction:

Dans l’antiquité, les rêves étaient considérés comme des présages de l’avenir ou même des recommandations pour soigner une maladie; on peut même voir que selon l’Ancien testament, les rêves de la fin de la nuit indiquent ce qui va se passer.

Ainsi les superstitions populaires croient que dans les rêves il y a des signes, qui peuvent être soit bénéfiques soit maléfiques.

Le rêve intrigue et inquiète.

Aujourd’hui le rêve implique toujours une fascination chez l’être humain, et ce, pour sa relation entre le réel et l’inconscient. Sa fonction reste une énigme.

Mais alors, les rêves ont-ils un sens?

Nous nous demanderons dans un premier temps si le rêve n’est qu’une une illusion par rapport au réel. Ensuite nous nous demanderons s’il est possible d’interpréter les rêves et pour finir, si l’analyse des rêves est utile pour comprendre l’imaginaire humain.

I- Le rêve n’est-il qu’une l’illusion oiu exprime-t-il certaines réalités?

L’inconscient est constitué de souvenirs refoulés qui ne peuvent redevenir conscients. En effet une force empêche ces souvenirs refoulés, c’est à dire des images, des souvenirs, ou des pensées inacceptables que le sujet s’efforce de repousser et de maintenir dans l’inconscient, de parvenir à la conscience. Mais il arrive que le refoulé parvienne à la conscience. Cependant c’est de façon déguisée, déformée, comme dans les rêves. C’est ainsi que Freud, médecin psychanalyste allemand, voit le rêve: une manière de comprendre notre inconscient, c’est à dire nous même.

Mais pendant de longs siècles des civilisations comme celle des grecs, des égyptiens, considéraient les rêves comme un chemin vers les Dieux, ou un moyen de deviner le futur. Pour Aristote, philosophe grec, le rêve n’était pas l’objet du hasard et il y voyait les effets d’un ordre divin et supérieur.

D’autre comme Hippocrate, utilisaient les rêves dans leurs prescriptions médicales.

Dès le XVIII eme siècle, des philosophes allemands voient dans les rêves une « langue primitive et naturelle de l’âme ». C’est seulement à la fin du XIXème siècle, que la psychanalyse, méthode pour élucider les phénomènes inconscients, met le rêve au centre de sa nouvelle approche de l’esprit humain. Ainsi Freud voit dans le rêve la voie royale vers la connaissance de l’inconscient. Cette partie de nous qui est refoulée et que nous ne maîtrisons pas, s’exprime à travers nos songes.

Freud répertorie trois types de rêves. Premièrement, il existe des rêves sensés et compréhensibles. Puis, des rêves déconcertants. Ces rêves peuvent être cohérents, mais peuvent être surprenants, car nous ne savons pas ce qu’ils signifient. Par exemple, lorsque l’on rêve de la mort d’un proche. Et pour finir les rêves incohérents, dénoués de sens, et ambigus.

Ces 3 types de rêves sont souvent liés à nos désirs, « le rêve est la satisfaction d’un désir » dit Freud. Et on peut montrer çela avec un enfant: lorsqu’un enfant se voit refuser une sucette, par exemple, il peut rêver ensuite qu’on lui en donne une (il satisfait donc tout simplement son désir).

Ensuite, il existe des rêves particuliers: les rêves prémonitoires, les rêves lucides, c’est à dire qu’au moment où l’on rêve, on prend conscience que l’on rêve, et les cauchemars. Les cauchemars sont liés à des désirs interdits par la réalité, la société ou même la loi. Ces désirs sont refoulés, et l’angoisse de les voir réalisés engendre ces rêves particuliers à forte charge anxieuse.

Freud explique ainsi que le travail du rêve s’explique en déplacement et en condensation. Le déplacement est une opération qui voile ce qui a de l’intérêt. Un sentiment associé à une représentation se déplace et s’associe à une autre représentation moins gênante. La condensation est le fait que plusieurs représentations se regroupent et n’en font plus qu’une. Ainsi un seul élément du rêve peu correspondre à plusieurs éléments inconscients.

D’après Freud les rêves sont liés aux désirs, et il existe « un travail » du rêve (travail onirique), dans lequel des images se transforment… il est donc possible d’interpréter ces songes.

II- Peut-on interpréter les rêves?

Ainsi, si les rêves expriment la réalité est-il possible de leur donner un sens? Selon la théorie de Freud sur les rêves, il est possible de les interpréter car ceux-ci sont liés à nos désirs. Nos désirs n’apparaissent pas clairement dans nos rêves, ils apparaissent sous forme cachée, d’où la nécessité de les interpréter. Ainsi pour Freud l’interprétation des rêves se fait sous forme de psychanalyse.

Freud a premièrement essayé de comprendre ses propres rêves et il se rendit compte, par exemple, que certains rêves expriment des thèmes auxquels il n’a pensé qu’une seule fois dans la journée et d’une façon très rapide.

Le rêve dans sa forme explicite, c’est-à-dire le rêve tel que le rêveur le raconte, est appelé le « contenu manifeste » et l’interprétation des rêves consiste a révéler le sens caché de celui-ci, aussi appelé le « contenu latent ».

Sa théorie révèle que nos rêves seraient souvent la réalisation d’un désir infantile refoulé à caractère sexuel. Freud dit, « je suis destiné, je crois, à ne découvrir que ce qui est évident: que les enfants ont une sexualité, ce que toute nurse sait; que nos rêves nocturnes sont, de la même façon que nos rêves diurnes, des réalisations du désir. ». Il met en place le théorie d’une sexualité infantile.

Dans son étude, Freud se focalise plus sur le symbolisme. Ainsi il remarque que dans les rêves, une chose signifie parfois sont contraire. Par exemple, la nudité est représentée par des habits, voire des uniformes.

En collaboration avec Freud, Carl Gustav Jung, psychiatre, partage lui aussi l’idée que les rêves peuvent être interprétés, mais il avance une théorie quelque peu différente. Si le rêve peut paraître incohérent ou sans sens, c’est qu’il a son propre langage, il est symbolique. C’est à dire que le récit imaginé du rêve n’est pas le déguisement d’un message inconscient, mais le message inconscient lui-même exprimé dans son propre langage, celui des symboles. Alors que pour Freud, le récit du rêve camoufle des idées latentes inconscientes.

Jung dit, qu’il ne connaît pas pour les symboles des significations figées, car il considère que le rêve est propre a un contexte, une situation consciente.

Mais ce ne fut pas Freud, ni même Jung qui comprirent les premier que les rêves possédaient un sens caché. En effet dés l’antiquité, l’interprétation des rêves était la tâche des Oracles, qui traduisaient le message qu’ils pensaient venir des dieux. Leurs présages était soit bénéfiques ou au contraire maléfiques. Ils ont aussi compris la relation entre le psychisme et le corps. Ainsi, toutes les grandes civilisations antiques ont édifiés des temples d’incubations dans lesquels les personnes souffrantes venaient pour rêver, faire interpréter leur rêve, et ainsi se faire soigner.

Aujourd’hui encore, le véritable message des rêves reste peu connu, mais peut jouer un rôle avec la santé, ce qui intéresse la médecine. C’est pourquoi grand nombre de médecins reconnaissent le rôle du psychisme dans l’évolution de certaines maladies organiques. Car, d’après les recherches de Freud et de Jung, un lien existe entre le conscient et l’inconscient. Selon Jung, « pour sauvegarder la stabilité mentale et même la santé psychologique, il faut que le conscient et l’inconscient soient intégralement reliés, afin d’évoluer parallèlement. »

III- L’analyse des rêves est-il utile pour comprendre l’imaginaire humain?

Nous avons vu que l’interprétation des rêves dépend du vécu de chacun, de ses désirs. Et d’après Freud, comprendre les rêves permet de nous comprendre, et parfois de guérir des névroses, troubles psychologiques. Cette maladie mêle affections nerveuses et trouble de la personnalité. Freud utilise la névrose pour désigner un trouble psychique, c’est à dire une phobie, une obsession. Il invente une méthode thérapeutique pour guérir ces troubles. La méthode fondamentale de cette thérapie est la règle dite de la « libre association »: le patient doit dire tout ce qu’il pense et ressent. Freud, dit qu’au cours de la cure psychanalytique, le sujet prend conscience des résistances qui s’expliquent par les refoulement de certains désirs. Ces pensées refoulées ne se manifestent plus à la conscience directement, mais de manière déguisée, sous forme de symptômes incompréhensibles, d’angoisses, de rêves… Lorsque le sujet surmonte ses propres résistances, il parvient à prendre une certaine conscience du refoulé qui fait disparaître les symptômes correspondants. Ainsi les rêves peuvent aider à guérir les névroses.

Les rêves éveillés sont aussi utilisés pour comprendre certaines névroses. Le patient est emmené dans un état de détente, comme dans un rêve. Les images sont interprétées comme un rêve nocturne. Le rêve éveillé permet donc aussi de résoudre les blocages psychologiques.

Il est aussi possible « d’extérioriser » ces désirs refoulés. Freud observe que l’ordre des choses rend impossible la satisfaction de nombreux désirs. Les rêves et les fantasmes procurent dans l’imaginaire un plaisir auquel il fut renoncer dans la réalité; l’artiste, est celui qui sait mettre en scène des désirs inconscients sans provoquer gêne, angoisse ou désintérêt chez les autres, mais au contraire une émotion et un sentiment de liberté. Ainsi dans certaines peintures, par exemple, il est possible, de voir les rêves, les désirs refoulés de l’artiste.

L’art est donc un moyen pour l’artiste de satisfaire ses désirs dans l’imaginaire.

La croyance en l’origine divine des songes est une croyance universelle. Comme nous l’avons vu, beaucoup de civilisations croient en cette idée d’une origine divine des rêves.

 Par exemple dans l’orphisme et l’école de Pythagore, on enseigne que la communication avec le ciel s’effectue uniquement pendant le sommeil, au moment où l’âme s’éveille.

Cependant l’étude des rêves était autrefois interdite: interpréter les rêves étant considérés comme une pratique de la magie, de la sorcellerie à certaines périodes du moyen âge. L’individu soupçonné d’avoir de telles pratiques est recherché, dénoncé, privé de ses biens, torturé et parfois brûlé.

Par exemple, dans les ordres monastiques, les prières nocturnes et un lever très matinal étaient imposés pour priver les moines de leurs rêves, car le rêve étaient alors considéré, par l’Église comme acte diabolique.

Freud dit: « La psychanalyse par elle-même n’est ni pour ou contre la religion ; c’est l’instrument impartial qui peut servir au clergé comme au monde laïque lorsqu’il n’est utilisé que pour libérer les gens de leur souffrance. »

Conclusion:

Le rêve a longtemps été considéré comme un moyen de recevoir des ordres de Dieu, un chemin divin vers le ciel. Mais il a aussi été interdit par l’Église car considéré comme acte diabolique.

Et c’est un médecin allemand, Freud, qui s’intéressant énormément aux rêves, va ainsi comprendre son mécanisme et affirmer que les rêves sont liés aux désirs. Étant cohérents, on peut donc les interpréter. Et c’est avec cette démarche interprétative par la psychanalyse que Freud souhaite guérir ses patients atteint de névroses.

Les rêves étant liés à nos désirs refoulés, il nous est possible de les comprendre, et parfois de les extérioriser avec des activités artistiques notamment.

D’après Freud, « L’homme énergique et qui réussit, c’est celui qui parvient à transformer en réalités les fantaisies du désir. »

Livres:

L’analyse des rêves , Carl Gustav Jung.

L’interprétation des rêves , Freud

Sur le rêve , Freud

Le coffret des rêves, Didier Colin

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Listes des sujets d’exposés à l’oral.

Posté par chevet le 23 janvier 2009

 (durée entre 10 et 15 minutes puis débat de la classe).

Chacun choisit un sujet (mettez vous d’accord) ; les séances commencent en janvier.

Je n’interviens pas mais laisse chacun s’exprimer.

 

1) La vie privée

2) La jalousie

3) La foule

4) L’euthanasie

5) Les rêves

6) La monotonie

7) Ethique et entreprise

8) Le divertissement.

9) Les cimetières

10) L’anarchisme.

11) Le rire

12) Le multiculturalisme

13) L’homme et l’animal

14) Le féminisme

15) Révisionisme, négationisme.

16) Le suicide

17) L’amitié

18) Solidarité ou charité ?

19) L’utopie

20) L’anarchisme

21) La pudeur

22) La désobéissance civile

23)  » L’enfer c’est les autres  »

24) La discrimination positive

25) La ville et ses problèmes

26) « Faisons du passé table rase ».

27) cinéma et vérité

28)  » Just do it  »

29) Fast food, slow food, malbouffe…

30) Le totalitarisme

31) Le mensonge

32) La guerre juste

33) L’altermondialisme

34) Nationalisme, cosmopolitisme.

35) L’américanisation de la société

36) Le pacifisme

37) L’évolutionisme

38) La cruauté

39) le cannibalisme.

40) l’exotisme

41) le snobisme

42) le don

43) « Pour vivre heureux, vivons cachés »

44) modernité et tradition

45) écologie et économie

46) la compétition

47) le culte du corps

48) l’eugénisme

49) la non violence

50) Le principe de précaution.

51) La mondialisation.

52) Les NTIC.

53) Le risque

54) La censure.

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