Hans Jonaz et le problème de la technique.

Posté par chevet le 14 octobre 2013

Hans Jonaz et le problème de la technique. dans Compléments de réflexion hans_jonas-181x300

Pour comprendre un des problèmes posé par l’existence de la technique, nous pouvons faire référence au livre de Hans Jonas, philosophe allemand célèbre pour son livre Le principe responsabilité, publié en 1979, qui pose le problème de la précaution et du rapport global de l’homme à la nature : il s’agit d’interroger la possibilité que nos actions techniques peuvent avoir de menacer la vie sur la terre, ce qui implique de nouvelles formes de responsabilité, y compris à l’égard des générations futures. Hans Jonas ne craint pas alors, comme le fait aussi le philosophe J.P. Dupuy (dans son ouvrage Pour un catastrophisme éclairé), d’évoquer le thème de « la prophétie du malheur » dont le drame est de ne pas être entendu par les autres (alors qu’il serait préférable de le faire au lieu d’écouter « les prophètes du bonheur »). Pour le philosophe allemand, si l’on veut vraiment faire face aux menaces qui pèsent sur l’humanité, il convient d’envisager le « scénario du pire » et de faire jouer ainsi la peur, la seule chose pouvant nous sauver étant l’anticipation des menaces. Ainsi, ceux qui aujourd’hui font la critique du principe de précaution se réclament de Jonas en soulignant que la précaution n’est pas une attitude suffisante à l’égard des risques futurs et donc qu’elle n’est pas une attitude suffisamment responsable (précaution n’est pas responsabilité) ; inversement, ceux qui se réclament du principe de précaution reprochent à Jonas son catastrophisme et sa politique de la peur. Précisons ce point.

Tout le point de départ de la pensée de Jonas est d’indiquer que si les activités techniques humaines ne perturbaient pas autrefois, fondamentalement, les équilibres écologiques, en revanche, tel n’est plus le cas aujourd’hui puisque nous savons que notre puissance technique a des effets irréversibles et sans précédent du fait de son ampleur et de son accumulation. Tout se passe comme si l’homme ne pouvait pas être toujours conscient des effets à long terme de ses propres actes en termes de gains ou de pertes : « l’action a lieu dans un contexte où tout emploi à grande échelle d’une capacité engendre, en dépit de l’intention droite des agents, une série d’effets liée étroitement aux effets ‘bénéfiques’ immédiats et intentionnés, série qui aboutit, au terme d’un processus cumulatif à des conséquences néfastes dépassant parfois de loin le but recherché »[1]. Ainsi la technique, dont les effets sont imprévisibles, n’est plus moralement neutre (l’homo sapiens est dépassé de très loin par l’homo faber) : les inventions humaines ne sont plus de simples moyens qui ne valent qu’en fonction de la fin que l’homme leur assigne puisque les objets techniques que nous inventons ont des effets imprévus et nous obligent à repenser notre propre puissance et notre maîtrise de la nature[2]. Si la technique est classiquement l’ensemble des moyens par lesquels nous pourrons apprendre à maîtriser cette nature, à exercer en elle des actions efficaces, à obtenir des résultats dont nous pouvons être tenus pour responsables,  et donc à prendre en main notre avenir, nous sommes en revanche dans une situation nouvelle, selon Jonas, car nos succès posent un problème de vitesse, d’anticipation, d’accumulation. En effet, l’ensemble de nos actes techniques ont des effets considérables dans l’espace (dérèglement climatique d’ensemble) ou dans le temps (durée de la radioactivité des déchets nucléaires) et c’est bien du succès même de notre technique dont nous sommes les victimes aujourd’hui. Il convient donc de poser la question de la « maîtrise de la maîtrise » et de réguler notre puissance, de la contrôler, de la limiter pour éviter notre propre aliénation.

- Du risque traditionnel au risque systémique (Ulrich Beck et la « société du risque »). 

Le livre de Jonas remet en question la logique même de la modernisation (on peut entendre par modernisation le développement des sciences et du progrès technique) qui donne naissance à des risques dont l’ampleur est sans précédent. Il faut dire que les risques modernes, comme le précise Ulrich Beck (La société du risque), sont d’une nature différente. La question majeure des sociétés d’autrefois était de savoir comment, dans une société de pénurie, de conflits et de misère matérielle, il était possible de répartir inégalement, entre classes sociales, les différences de richesses. Le problème majeur de nos sociétés est de savoir comment supprimer les risques produits par la modernité (« les effets induits latents » pour reprendre, encore une fois, l’expression d’Ulrich Beck), comment les diminuer, les canaliser et les rendre tolérables (du point de vue de la santé publique ou de l’écologie par exemple). Le problème actuel n’est donc plus de libérer l’homme de la nature ou des contraintes du travail mais de maîtriser les effets de notre propre développement. Ainsi plus les risques augmentent et plus il devient nécessaire de garantir un minimum de sécurité. Autrefois le problème était de délivrer les hommes de leur pauvreté, d’accéder à une richesse sociale et de la partager. Aujourd’hui, le développement économique, qui nous a permis de vaincre la pauvreté dans les pays développés, comporte une face sombre : le processus de modernisation comporte de plus en plus de forces de destruction. Certes, le risque n’est pas une chose nouvelle… Quand les navigateurs du moyen âge allaient explorer les nouveaux continents, ils « prenaient des risques », mais il ne s’agissait que de risques individuels et non pas de menaces globales. Aujourd’hui les problèmes du nucléaire et de ses déchets, de la déforestation, ou le problème du réchauffement climatique correspondent des situations de risques systémiques. Auparavant le risque était une notion qui pouvait laisser penser à l’aventure, au courage, à l’exploit (le progrès impliquait donc la prise de risque). Aujourd’hui le risque c’est l’autodestruction de la vie sur terre (on le voit avec le réchauffement climatique, la perte de la biodiversité, la menace nucléaire). Les nouveaux risques sont donc qualitativement différents précise Ulrich Beck. Si l’on prend l’exemple de la pollution et du risque écologique on voit bien que jamais l’humanité n’a été confrontée à une crise aussi importante, aussi globale, ce qui introduit dans notre culture une remise en question de l’idée même de « progrès » et une certaine forme de pessimisme, de catastrophisme.

Le paradoxe est que si les risques sont beaucoup plus grands, ils sont moins perceptibles immédiatement. Ils sont  même parfois invisibles. Bien sûr, il y avait autrefois déjà des risques sanitaires (épidémies) ou des risques industriels (accidents du travail). La pauvreté elle-même pouvait être un risque (risque social) et la construction progressive de l’Etat providence fut le remède à cette pauvreté. Mais les risques actuels ne sont plus localisés, produit par un lieu (l’usine par exemple). 

Du point de vue des risques localisés, traditionnels, nous vivons dans les sociétés les plus sûres de l’histoire, les plus sécurisées qui aient jamais existé[3]. Les trains, par exemple, arrivent maintenant à l’heure et sans accident. Alors que le nombre de tués en train par milliard de voyageurs au kilomètre était de 210 en 1850, il était de 2,4 en 1957. Il est de O,1 aujourd’hui avec une circulation beaucoup plus dense. Même chose pour le trafic aérien. En fait les catastrophes naturelles font aujourd’hui beaucoup plus de morts que nos catastrophes industrielles. Si nous allons à l’hôpital, nous en sortons la plupart du temps guéris… les techniques chirurgicales ayant fait des progrès extraordinaires. L’espérance de vie moyenne, en 1999, à l’échelle de la planète, était de 66 ans et elle dépassait les 76 ans dans les pays industriels. Ce résultat s’explique par les progrès de l’hygiène et de l’alimentation. Dans l’avenir nous allons encore augmenter la durée de la vie et avoir de plus en plus de centenaires alors qu’autrefois, on ne connaissait que très rarement un grand parent. A partir du 18ème siècle, les famines ont commencé à disparaître en Europe, les grandes épidémies aussi à l’exception du sida, mais comparée à la peste noire en Europe au XIV, qui avait tué la moitié de la population européenne, les chiffres sont moins importants. Les incendies ravageaient les villes et les guerres étaient quasi-permanentes… Il est aussi rare que les catastrophes naturelles soient vraiment meurtrières comme elles l’étaient autrefois. Les accidents du travail ont beaucoup diminués et sont en nette décrue depuis les années 50 : dans les usines du 19ème siècle, où les enfants travaillaient encore, il y avait de nombreux accidents, souvent meurtriers, et qui n’ouvraient droit à aucune indemnisation (il faut attendre la loi de 1848 pour que commence à se mettre en place un système assurantiel des accidents du travail).  Bien des progrès sont évidents sur le plan de notre confort matériel: le prix des denrées alimentaires a baissé de 75% depuis 1950, la richesse globale et le revenu moyen ont aussi augmenté et sur le plan mondial les trois quart de la population vit sous de régimes pluralistes ou démocratiques. Bref, si l’on raisonne en termes de sécurité, de protection, on peut encore croire à un certain progrès de la civilisation industrielle dont le bilan peut apparaître positif. Les générations actuelles des sociétés industrialisées vivent beaucoup mieux que n’importe quelle génération antérieure. Evidemment ce bilan est très relatif car des centaines de millions de personnes dans le monde souffrent encore de la faim, sont mal logées et n’ont pas accès au soin, mais le bilan des sociétés modernes n’est pas celui des sociétés d’autrefois où les hommes souffraient davantage, torturés par le travail et la pauvreté.

Malgré ce constat positif, qui souligne la disparition d’un certain nombre de risques objectifs traditionnels (ce qui pourrait nous donner confiance dans l’avenir et dans notre capacité de progrès), force est de constater que l’optimisme ne règne pas dans notre société. Au contraire, nous sommes devenus radicalement inquiets, et nous ne cessons d’évoquer les risques auxquels, dans le présent ou l’avenir, nous devons faire face. Notre sensibilité au risque est devenue beaucoup plus forte qu’avant et la manière dont nous le percevons s’est modifiée. Si le risque était autrefois, davantage accepté, c’est qu’il était envisagé comme une fatalité, une sorte de mal nécessaire qui accompagne la marche de la civilisation. L’idéologie progressiste permettait donc une relative acceptation des accidents. Il y avait, certes, des morts à la suite d’un déraillement du train ou à la suite d’une explosion dans les mines. Mais c’était là le prix à payer. Notre logique a changé : elle consiste désormais à établir des responsabilités, à prendre en compte les victimes, à tirer toutes les conséquences des drames en termes de sécurité et de prévention. Nous n’acceptons plus la logique de la fatalité, ni même l’existence du risque qui devient, en tant que tel, insupportable.

Une multitude d’exemples montrent cette hypersensibilité au risque. Si certains risques sont parfois objectivement faibles, les craintes qu’il produit sont cependant fortes. S’agissant du risque alimentaire par exemple, il y a eu 15000 morts en France, en 1956, par intoxication alimentaire, alors qu’on en compte que 200 en 1998. Et pourtant la moindre alerte à la listériose aujourd’hui agite les médias et suscite la peur. Même chose avec la crise de la vache folle il y a quelques années : peu de personnes sont potentiellement ou réellement atteintes par la maladie de Creutzfeldt-Jakob mais l’annonce en 1996 de la possible transmission à l’homme de l’encéphalopathie spongiforme bovine fit baisser dans certains pays d’Europe la consommation de viande de 50%. Prenons d’autres exemples : En mars 1906, l’accident le plus important de l’histoire de l’exploitation du charbon eut lieu à la mine de Courrières : 1100 morts, des centaines d’invalides, plus de 500 veuves et 1000 orphelins…. Quelles furent les conséquences du drame ? Aucune s’agissant du fonctionnement même des techniques de l’exploitation des mines qui continua, en gros, comme avant. Inversement, aujourd’hui, le moindre accident engendre des mesures plus radicales : l’accident du Concorde mit fin à sa commercialisation ou celui du tunnel du Mont-Blanc entraîna sa fermeture jusqu’à une complète sécurisation. En 1979, on se souvient d’un accident à la centrale nucléaire de Three Mile Island. On a alors redouté une fusion du cœur des réacteurs et 165 000 personnes furent évacuées. Mais la fusion ne se produisit pas et on n’eut à déplorer aucun mort. Pourtant 25% des personnes évacuées ne sont jamais revenues sur le site et un tel incident frappa tellement les esprits qu’il freina aux Etats-Unis l’expansion de l’industrie nucléaire civile.

Cette hypersensibilité au risque n’est-elle pas précisément justifiée dans l’état actuel du monde ? Contrairement aux risques classiques, les risques actuels sont transversaux, globaux et échappent à la seule compétence des Nations (terrorisme, pollution, menace nucléaire, réchauffement climatique…) ? Nous vivons l’ère de la « cosmopolitisation du risque » comme le dit Ulrich Beck, et, comme problèmes universels, ils demandent une réponse universelle, supranationale, mondiale. Ces risques sont au cœur du système capitaliste qui, en voulant combler les désirs insatiables des humains, déclenche de nouvelles formes de dangers. Le capitalisme a tendance à laisser penser que les hommes pourront maîtriser les risques par la perpétuation de leur développement (le développement de la technique pourrait régler les problèmes posés par le développement de la technique et ainsi de suite…). Le système est sans fin et s’auto-développe pour nous conduire à ce qu’Ulrich Beck, dans son ouvrage La société du risque, nomme « la société de la catastrophe » (P. 43).

-          Une nouvelle définition de la responsabilité.

L’idée majeure du philosophe Hans Jonas consiste alors à souligner que la maîtrise de la technique ne peut pas venir de la technique elle-même qui ne possède pas ses propres pouvoirs correctifs. La technique a tendance, nous l’avions déjà dit, selon Hans Jonas, à s’auto-entretenir dans une logique de fuite en avant, à se reproduire vers toujours plus de puissance (c’est là, selon Jonas, la nature « compulsive » du progrès technique : « on n’arrête pas le progrès » c’est bien connu). Certes, nous ne pouvons plus nous passer de technique et il ne s’agit pas d’imaginer on ne sait quel retour en arrière par rapport à la modernité, mais il faut démontrer le fait qu’il n’y a pas de solution purement technique aux problèmes posés par la technique. En effet, si on introduit un nouveau processus technique pour résoudre un autre processus technique dont les conséquences involontaires sont néfastes, on introduit alors le risque de reconduire à nouveau l’apparition de conséquences involontaires nocives et ainsi de suite. Traiter techniquement un problème technique, c’est amplifier la puissance d’un processus qui, au final, nous échappe toujours et donc paradoxalement, accroît notre impuissance par rapport à nos propres créations, accroît les risques. Comme le dit Paul Valéry : « L’homme sait souvent ce qu’il fait, il ne sait jamais ce que fait ce qu’il fait ».

Au siècle de la technique, ce n’est plus le mythe de Prométhée qui symbolise le mieux la période actuelle, mais l’histoire de Frankenstein : l’homme fabrique, comme un apprenti sorcier, des puissances potentiellement monstrueuses dont il ne sait s’il peut, en définitive, en contrôler l’évolution sur le long terme.

Il faut donc passer à une maîtrise non technique de la maîtrise, c’est-à-dire selon Jonas, à l’éthique. Si la technique (maîtrise de la nature) n’est capable que de se valider elle-même et de s’auto-entretenir, il convient de fonder une nouvelle manière de contrôler nos actions et de repenser notre propre responsabilité. De quelle façon Hans Jonas repense-t-il alors le concept de responsabilité ? Etre responsable c’est être, au sens classique, jugé sur une action passée qui nous est imputable, c’est avoir à rendre compte devant autrui de nos actes selon un idéal de réciprocité : nous sommes responsables de ce que nous avons commis  et devons donc réparer le tort fait à autrui (obligation contractuelle). Pour Hans Jonas, il convient au-delà de cette forme classique, de projeter dans l’avenir la responsabilité humaine et d’avoir à répondre de ce qui peut arriver ultérieurement aux autres (obligation non contractuelle mais plutôt impérative). La puissance est donc, pour Jonas, la mesure de notre responsabilité, et c’est l’extension globale de notre puissance qui entraîne de nouvelles formes de responsabilités. D’où son idée devenue célèbre d’une « responsabilité à l’égard des générations futures » : puisque l’extension de notre puissance fait planer une menace sur la perpétuation de la vie sur terre, jusqu’à un avenir très lointain, nous avons une responsabilité à l’égard de la terre entière, et des générations futures, pour que la vie humaine puisse toujours se perpétuer. « Agis de façon que les effets de ton action soient compatibles avec la permanence d’une vie authentiquement humaine sur terre »[4] écrit-il alors en reformulant la fameuse formule kantienne de l’impératif catégorique. A l’époque de la toute puissance technique, au moment même où l’homme est devenu dangereux pour lui-même, la nature implique une responsabilisation qui exige de l’homme qu’il devienne, dit-il dans une formule quasi-mystique,  le « gardien de la création ». Jamais l’existence de l’homme ne doit être, selon Jonas, mis en jeu dans ce qu’il nomme « les paris de l’agir… ».

Cette nouvelle obligation à l’égard des générations futures nous oblige donc à une obligation de savoir : il faudrait pouvoir prévoir aussi loin que possible quels seront les effets de notre puissance. Mais nos possibilités en la matière sont limitées : ainsi la science elle-même ne peut pas supprimer notre ignorance du long terme. Mais nous pouvons alors adopter une attitude éthique, celle qui consiste justement à anticiper la menace (ce que nous pouvons nommer une « heuristique de la peur »), à imaginer le pire et les périls. Il faut donc dit Jonas, davantage prêter l’oreille à la « prophétie de malheur qu’à la prophétie de bonheur »[5]. Il faut annoncer la catastrophe même si on ne peut pas prouver ce qu’on avance…. et même si le pire n’est pas certain.  La peur est alors présentée, par certains penseurs Comme Gunther Anders (Hiroschima est partout) ou Jean-Pierre Dupuy (Pour un catastrophisme éclairé), comme une réaction salutaire.


[1] H. Jonas, La technique moderne comme sujet de réflexion éthique, in La responsabilité. Questions philosophiques, Marc Neuberg (ed) , Paris, PUF, 1997, p.232.

[2] Ce point est analysé par Hans Jonas dans le Principe responsabilité notamment au chapitre intitulé « la dynamique cumulative des développements techniques » où il souligne que « l’expérience a prouvé que les développements déclenchés à chaque fois par l’agir technologique afin de réaliser des buts à court terme ont tendance à se rendre autonomes, c’est-à-dire à acquérir leur propre dynamique contraignante, une inertie autonome, en vertu de laquelle ils ne sont pas seulement irréversibles, comme on l’a déjà dit, mais qu’ils poussent en avant et qu’ils débordent le vouloir et la planification de ceux qui agissent. Ce qui a été commencé nous ôte l’initiative de l’agir et les faits accomplis que le commencement a créés s’accumulent pour devenir la loi de la continuation. Même s’il se peut que nous prenions en main notre propre développement, celui échappera à nos mains du fait qu’il s’est incorporé son impulsion et plus que partout ailleurs vaut ici la loi qu’alors que le premier pas relève de notre liberté, nous sommes esclaves du second et de tous ceux qui suivant ». (op. cit. p. 75).  

[3] Je reprends ici en partie les analyses de Dominique Bourg et J.L. Schlegel, du chapitre 2 de leur ouvrage Parer aux risques de demain, Seuil, 2001.

[4] Hans Jonas, Le principe responsabilité, p. 40.

[5] Hans Jonas, Le principe responsabilité, p. 73.

Une Réponse à “Hans Jonaz et le problème de la technique.”

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