Bonne copie d’une élève sur un texte de David Hume extrait de « De la norme du goût ».

Posté par chevet le 10 octobre 2013

Texte « Parmi un millier d’opinions différentes que des hommes divers entretiennent sur le même sujet, il y a une, et une seulement, qui est juste et vraie ; et la seule difficulté est de la déterminer et de la rendre certaine. Au contraire, un million de sentiments différents, excités par le même objet, sont justes, parce qu’aucun sentiment ne représente ce qui est réellement dans l’objet. Il marque seulement une certaine conformité ou une relation entre l’objet et les organes ou facultés de l’esprit, et si cette conformité n’existait pas réellement, le sentiment n’aurait jamais pu, selon toute possibilité, exister. La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes, elle existe seulement dans l’esprit qui la contemple, et chaque esprit perçoit une beauté différente. Une personne peut même percevoir de la difformité là ou une autre perçoit de la beauté. Et tout individu devrait être d’accord avec son propre sentiment, sans prétendre régler ceux des autres. Se mettre en quête de la beauté réelle ou de la laideur réelle est aussi vain que de prétendre déterminer avec certitude ce que sont réellement la douceur ou l’amertume. Selon la disposition des organes, le même objet peut-être à la fois doux et amer : aussi le proverbe a-t-il été justement établi la vanité de toutes les querelles de goût».

David Hume, De la norme du goût .

           Nous sommes ici confrontés à un extrait du livre de David Hume, De la norme du goût. Le thème présenté dans le texte est celui du jugement esthétique et plus précisément celui des origines du jugement esthétique, sur la manière dont l’individu va être amené à porter un avis sur la beauté qu’il pense voir, l’esthétique étant : «  ce qui concerne le beau », mais aussi « l’étude de la sensation, du sentiment » ou encore une « théorie traitant du sentiment du beau et du jugement de goût. » Philosophe écossais du dix huitième siècle, Hume se démarque par sa pensée empiriste, c’est-à-dire une pensée selon laquelle toutes les idées sont issues de l’expérience sensible*. Il rejette donc toutes les « abstractions métaphysiques », ce qui n’est pas dans « l’ici bas ». La réflexion que suit Hume nous amène à nous poser la question de l’origine du jugement esthétique et de la nature du beau. Plus précisément : Comment l’individu est-il amené à juger esthétiquement un objet ? La beauté est-elle dans l’objet ou bien cette beauté est-elle dans la projection subjective de l’individu ? Le jugement esthétique est-il du à l’origine, à une éducation ou bien à la nature même de l’objet ? Selon Hume : le jugement esthétique est strictement personnel et de ce fait la beauté ne se trouve pas dans l’objet mais dans l’esprit de l’individu. La norme et la vérité universelle en matière de goût n’existent donc pas. L’explication du texte permettra de mettre en avant les arguments qu’évoque Hume pour défendre sa thèse : le jugement esthétique n’est pas fondé sur une connaissance mais dépend des sentiments et des expériences sensibles de l’individu. « La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses ». Le jugement esthétique ne dépend donc pas de la nature même de l’objet mais plutôt de la perception du sujet. La discussion permettra de remettre en cause la thèse de Hume et de montrer que le jugement esthétique peut avoir d’autres origines. On pourra aussi se demander si la beauté n’est pas inhérente à l’objet, sur le rôle que joue le contexte sur la perception du beauté…Ce texte laisse une porte ouverte à la critique et c’est ainsi que nous l’aborderons dans la discussion.

         Selon David Hume, le jugement esthétique n’est pas fondé sur une connaissance mais sur les expériences personnelles de chaque individu. C’est entre autre ces expériences qui déclenchent chez le « contemplateur » des sentiments et la perception d’une beauté.

Pour démontrer que le jugement esthétique est fondé sur des expériences personnelles, Hume commence par opposer les notions d’opinions et de sentiments. Pris au sens philosophique, le terme opinion désigne donc un « jugement sans fondement rigoureux »**. Mais ici Hume entend par « opinion » ce qui relatif à l’idée d’un jugement de connaissance. Lorsque nous prétendons énoncer une connaissance à propos d’un objet, parmi l’ensemble des opinions différentes que nous pouvons constater sur un même sujet, une seule est susceptible d’être vraie. Dans la diversité des opinions humaines une est véridique. Cependant la multiplicité de celles ci est telle qu’il n’est pas toujours simple d’obtenir une vérité certaine à ce sujet.

La transition marquée par l’expression « au contraire » démontre que pour Hume l’origine d’un goût/d’un jugement en matière de beauté est en fait plutôt due aux sentiments. Bien que cela puisse paraître étrange une question se pose : en quoi les sentiments peuvent-ils rendre un jugement esthétique plus fondé sur une œuvre d’art/objet qu’une opinion ? Pour expliquer cela il faut prendre la deuxième partie du texte de Hume à l’envers, c’est à dire qu’il ne faut pas commencer par expliquer en quoi les sentiments sont tous justes et légitimes contrairement aux opinions, mais plutôt d’où viennent ces sentiments. C’est leurs origine qui permet d’expliquer, à la source, qu’un jugement esthétique puisse exister. Selon Hume c’est donc d’abord tout simplement l’existence même d’un objet qui permet l’existence d’un sentiment et donc l’existence d’un regard porté sur cet objet.

L’objet existant matériellement et physiquement, produit chez l’individu qui l’observe une réaction. Hors l’absence de cet « être physique » conduirait donc à l’absence de sentiments. Comme l’écrit Hume : « Si la conformité n’existait pas réellement, le sentiment n’aurait jamais pu, selon toute possibilité, exister. »Si l’on décompose le mot « conforme » on y trouve le préfixe  « con » qui signifie avec, ensemble. Donc avec forme. C’est à dire que l’existence d’une forme, donc d’un objet est la première condition à réunir pour qu’un jugement sur la beauté de cet objet puisse avoir lieu.

Si on considère ensuite la pensée empiriste de Hume (théorie selon laquelle les idées sont issues de l’expérience sensible) on peut donc expliquer en quoi l’objet permet d’exciter des sentiments comme il l’affirme et pourquoi ces sentiments sont justes. Pour Hume toute impression (« perception ferme vive, s’imposant à l’esprit avec force »**) et toute idée (images et échos affaiblis de l’impression ») sont dues à l’expérience sensible de chaque individu. Ainsi, lorsqu’un individu perçoit un objet, celui ci va donc lui déclencher des sentiments particuliers/personnels.

         Prenons pour exemple le tableau célèbre Le cri d’Edvard Munch. Ce tableau peut déclencher chez l’un un sentiment de peur et chez quelqu’un d’autre un sentiment de pitié. L’un va percevoir un masque d’horreur, l’autre un être en souffrance. Pourtant tous deux voient le même tableau. Mais leurs expériences sensibles et esthétiques sont différentes. La justesse de ses sentiments s’expliquent donc par le fait qu’il existe une relation inconsciente qui unit objet et faculté de l’esprit et que nul ne peut interrompre car cela dépend de nos expériences sensibles antérieures. Le sentiment ne se trouve donc pas dans l’objet lui même, mais il est le lien entre l’individu et l’objet. « aucun sentiment ne représente donc ce qui est réellement dans l’objet » (l.5). Les sentiments étant tous légitimes, c’est sur eux et non pas sur les opinions (en tant que jugement de connaissance) que va se fonder le jugement de l’esthétique. Mais cela signifie que cet avis est uniquement personnel et que la vérité absolue en matière de goût n’existe donc pas.

Les sentiments éprouvés sont donc pour une part responsables de la vision que l’individu va se faire de l’objet et donc du jugement qu’il va porter sur cet objet, que ce soit ou non une œuvre d’art. Hume répond donc du moins partiellement dans un premier temps à la question de l’origine du goût. Par la suite, Hume conteste la théorie académique du beau, selon laquelle le beau est dans la chose. Il démontre en s’appuyant sur ses convictions personnelles, que l’objet n’est pas doté d’une beauté mais que le beau est à l’origine une construction de l’esprit.

« La beauté n’est pas une qualité inhérente aux choses elles-mêmes » (l.8-9) Ici comme précédemment on peut rapprocher cette thèse développée dans le texte à celle de la philosophie « générale » de Hume. Pour Hume la perception/l’impression du beau se situe non pas dans l’objet mais dans l’esprit de l’individu. L’impression de beauté découle des sentiments et des impressions que l’individu a éprouvé en regardant l’objet. Le beau n’est donc pas dans l’objet lui même car celui ci n’est pas doté d’un esprit. « La beauté n’existe que dans l’esprit qui la contemple ». Un objet n’est donc pas beau par nature mais beau car l’individu en l’observant a éprouvé des impressions dans ses « organes ». Le jugement esthétique est donc pour une part du à l’inconscient de l’individu (mais cela ne suppose tout même pas l’existence d’une force métaphysique). Chaque individu ayant un esprit différent et des expériences sensibles à l’origine différentes chacun ne peut pas percevoir la même beauté. Hume va même jusqu’à dire que la beauté perçue par un esprit peut être perçue comme une difformité par l’autre.

Le raisonnement est tout à fait logique. N’ayant pas les mêmes sensibilités, nos impressions sur un objet peuvent diverger totalement et donc le jugement être totalement inverse. Ainsi l’œuvre contemporaine La matière du temps exposée au musée Guggenheim à Bilbao réalisé par l’artiste Richard Serra , peut, elle, être jugée comme belle par l’un et laide ou insignifiante par l’autre. Seulement cette beauté n’existera pas dans l’objet lui même mais dans l’esprit des individus ayant effectué ce jugement esthétique.

Un dernier point de la théorie de Hume peut expliquer que l’esprit soit le lieu de réflexion sur la beauté. C’est ce que Hume appelle l’habitude (« accoutumance par laquelle nous attendons ce qui est lié à un phénomène. »*). Cette thèse peut s’illustrer simplement : quand un individu voit un nuage il associe immédiatement et inconsciemment cette idée à la pluie. Donc si la beauté est seulement dans l’esprit de l’individu, c’est que son esprit, lui, a pour habitude d’associer un certain type de critères qui lui sont propres à des critères de beauté. L’expérience sensible de chacun ainsi que l’habitude sont donc à l’origine de la perception du beau. Ce jugement est donc uniquement personnel et ne peux pas être éduqué du fait de l’absence en l’objet de la beauté.

Toutefois, la part d’inconscient dans la production du sentiment du beau oblige donc en quelques sorte l’individu à être en accord avec lui même, c’est à dire que le jugement esthétique, étant régi par son esprit, l’individu doit en théorie ne pas avoir de choix entre beauté ou laideur. Cependant Hume utilise « devrait », on peut alors penser qu’il ne fait pas une totale abstraction de la pression sociale/ des pairs dans le choix de la beauté. On pourrait comprendre cette nuance par le fait que n’importe qui pourrait se retrouver influencé par le contexte dans lequel il se trouve et donc décider au dessus de son esprit que cet objet est beau ou laid. Cependant Hume n’exprime qu’une éventualité mais il ramène au constat initial avec la phrase « sans prétendre régler celui des autres » (le sentiment de beauté). L’individu est contrôlé par sa sensibilité et son propre esprit, et non pas par des normes ou des éléments extérieurs. La vraie beauté n’existe donc pas puisque la beauté est propre à chaque individu et elle dépend de l’expérience, et de l’habitude. C’est ce qu’explique Hume dans la dernière partie de son texte.

La norme de goût n’existe donc pas et on ne peut dès lors vouloir l’imposer aux autres pour Hume. L’expression « quête stérile »(l.13-14) qu’emploie Hume montre bien que l’auteur est profondément convaincu que la vraie beauté n’existe pas. Cela s’explique par tous les phénomènes expliqués auparavant. Les sentiments étant propres à chaque individu et à son vécu il ne peut donc pas exister de beauté universelle. Hume étend sa thèse à toutes les sensations/ perceptions que l’individu peut avoir. « La vraie douceur/la vraie amertume » Ce qui fait des goûts de chacun des « vérités » mais pas universelles. Ces vérités ne sont donc pas discutables. Ou encore cette discussion ne mènerait à rien à cause de la frontière entre l’esprit et le monde réel qui ne peut pas voir d’action sur l’expérience sensible de l’être. Il est donc comme le dit Hume « stérile de vouloir discuter les goûts »(l.16) Hume est donc persuadé que la beauté peut être dans l’être et que le jugement n’est pas fondé en raison mais seulement en sensation.

Certes, les arguments de l’auteur à ce sujet sont convaincants mais ils peuvent néanmoins être remis en question. Ce que nous allons faire par la suite.

Pour Hume, le jugement porté sur la beauté d’un objet, qu’il soit ou non de l’art, n’est pas dans l’objet lui même.  L’objet est matériellement existant mais c’est l’individu lui même qui perçoit une beauté, dans son esprit. Mais comment expliquer alors que plusieurs personnes puissent éprouver devant l’objet la même impression et que cet objet fasse surgir les mêmes sentiments ? Prenons l’exemple d’un tableau célèbre comme La Jocondede Léonard de Vinci. Comment expliquer que des individus ayant eu une culture, des expériences sensibles et des vies différentes soient d’accord en majorité pour affirmer que ce tableau est beau ? Pourquoi un certain nombre d’individus portent-ils sur la même œuvre d’art un jugement esthétique semblable ? C’est là que la théorie de Hume sur l’origine du beau peut poser problème.

On peut dans ce cas développer deux réponses qui peuvent paraître plus ou moins évidentes.

Dans un premier cas on peut supposer que la beauté est inhérente à l’objet contrairement à ce qu’affirmait Hume. Dès lors, les athées supposeront que cette thèse est improbable. Comment un objet qui est avant tout le fruit d’une réalisation technique pourrait être doté en lui même d’une beauté ? Dans ce cas le beau serait normalisé car il dépendrait de la nature même de l’objet. Un objet duquel cette beauté n’émanerait pas ne serait donc pas considéré aux yeux des individus comme beau. Seulement dans ce cas comment expliquer que des goûts différents sur le même objet puissent exister ? L’origine du jugement esthétique peut donc être remise sans cesse en question. Il est dans ce cas difficile de déterminer si la perception de la beauté est universelle ou si elle dépend uniquement du jugement subjectif qu’on en fait.

Kant conforte l’idée selon laquelle le goût est subjectif. Seulement pour Hume ce jugement ne se veut pas universel: « Et tout individu devrait être d’accord avec son propre sentiment, sans prétendre régler celui des autres. » Or pour Kant le goût est quelque chose de subjectif. Mais lorsqu’il est question de beau, alors le jugement subjectif n’a dès lors plus de valeur :  » Car il (l’individu) ne doit pas appeler beau ce qui ne plaît qu’à lui » (Critique de la faculté de Juger.) Cela s’explique par le fait que lorsque l’individu dit : « cette chose est belle », il effectue un jugement personnel sur l’objet, mais il prétend aussi que son jugement est valable aussi pour les autres. Si on fait le rapprochement avec une seconde citation de Kant « Est beau ce qui plaît universellement et sans concept ». Le beau est subjectif (sans concept) mais il prétend à une certaine forme d’objectivité..

La dernière origine du jugement esthétique est celle du contexte dans lequel se trouve l’objet. On parle alors du problème du « relativisme culturel ». La beauté serait selon cette théorie, une norme ou un héritage de notre culture. Elle n’existerait donc ni dans l’objet, ni dans l’esprit de l’individu, mais dans la société et le groupe social dans lequel il évolue. Le jugement esthétique a t-il alors pour origine une éducation culturelle, un éveil du monde sensible formaté selon des règles précises. *Pour Hume la réponse est non, puisque nul ne peut interrompre les relations entre objet et esprit (mais il énonce tout même cette possibilité en utilisant le verbe devoir au conditionnel présent.) Notre vision sur une œuvre d’art dépendrait-elle dès lors de l’influence de notre milieu social ? Dans ce cas l’individu apprend à percevoir la beauté, celle qui répond aux critères fixés par sa culture. L’art académique illustre ce phénomène : art normalisé et définit par des critères stricts il était selon la puissance de l’époque et selon la culture « légitime », la représentation du beau, de la perfection. Les salons d’art académique s’autorisaient même à refuser certaines œuvres qui ne correspondaient pas à ces normes. La Naissance de Vénus de Cabanel peinte en 1863, répond à des normes très stricte autant sur la proportion que sur la composition du tableau. Cette représentation académique de Vénus est perçue par la majorité du corps artistique de l’époque comme LA beauté. Le goût de chaque individu n’est donc plus personnel mais formaté par la classe dominante. On retrouve actuellement les mêmes phénomènes dans la mode vestimentaire. Des critères précis sont définis et fixent ce qui est beau et ce qui ne l’est pas. Cependant cette éducation esthétique conduit de ce fait à une hiérarchisation des goût. Certains étant juger comme de bon goût et d’autre comme de mauvais. Cette hiérarchisation entraîne les individus à n’avoir plus qu’une seule perception uniforme de la beauté. L’éducation culturelle est alors source de jugement esthétique.

Le goût ne dépend donc pas seulement d’une relation entre les expériences sensibles et l’esprit comme l’avançait Hume mais il peut aussi être due à une éducation culturelle.

Une dernière limite apparaît dans la thèse de Hume. En utilisant le mot objet Hume ne fait pas de distinction entre l’objet qui est le fruit d’une production technique [et qui n'est pas forcément de l'art] et l’objet artistique (celui qui se dit être une œuvre d’art). La question qui se pose est donc: Est-il possible de percevoir dans chaque objet une beauté ? Selon Hume oui car n’importe quel objet est à même d’exciter des sentiments chez l’individu. En revanche si c’est l’objet lui même qui, étant défini par des critères précis, est beau alors tous les objets ne peuvent pas être beaux. Seulement une infime partie des objets sont dotés d’une beauté et c’est donc ces objets qu’on nomme des œuvres d’art. On peut donc se rappeler cette citation d’Arthur Danto qui affirmait « N’importe quoi peut être de l’art mais tout ne l’est pas ». Le contexte va jouer un rôle fondateur dans la perception du beau. Si l’individu entretient seulement un regard utilitaire avec les objets qu’il utilise, il ne sera alors pas tenté de porter un jugement sur ces objets. En revanche si cet objet est alors exposé dans un musée l’objet n’est donc plus utilitaire mais amène à la réflexion, un jugement esthétique peut alors être effectué. Le jugement peut donc être porté sur n’importe quel objet, si celui-ci se revendique comme étant de l’art.

Pour conclure, le problème posé par le texte est tel que Hume nous amène à nous interroger sur l’origine du jugement esthétique et donc ce qui nous amène à percevoir une beauté. Hume apporte trois réponses. Le sentiment joue un rôle déterminant dans la relation entre objet et esprit c’est à dire aussi dans la perception du beau. De ce fait l’esprit est l’organe à l’origine du mécanisme de jugement esthétique : la beauté se trouve donc dans l’esprit et non pas dans les objets. Enfin en dernier lieu il montre que le jugement esthétique n’est régi par aucune norme ou vérité supérieures, qu’il n’est pas universel. Il ne faut cependant pas faire abstraction des critiques. La théorie de Hume n’est pas la seule, Kant parle à propos du beau d’une prétention à l’universalité. Thèse confortée par les académiciens. La nature des objets est aussi questionnée. Le texte de Hume laisse tout de même de nombreuses questions ouvertes ? L’œuvre d’art peut-elle vraiment être jugés comme un objet ordinaire ? Le goût ne peut-il pas être collectif ?

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