« Le suicide » : exposé de Chloé Louazel et Pauline Pannetier (Ts-2010)

Posté par chevet le 10 juillet 2011

LE SUICIDE.

« Le suicide est-il moralement condamnable ? »

Introduction.

Le mot suicide (du latin suicidium, du verbe sui caedere « se massacrer soi-même ») a connu de nombreuses définitions. Mais la définition générale que l’on donne au suicide aujourd’hui reste la suivante : c’est un «  acte délibéré ayant pour but de se donner la mort ».

Néanmoins il faut préciser que les actions telles que les attentats suicides sont plus considérés comme une action terroriste ou une forme de martyr qu’un véritable suicide. Ainsi pour parler d’un suicide la mort ne doit non pas être une conséquence mais réellement l’intention première de l’acte.

Il faut également distinguer les différents termes utilisés dans ce domaine : un suicidé est une personne ayant réussi à mettre fin à ses jours tandis qu’un suicidant est une personne présentant des envies suicidaires et/ou ayant survécu à sa tentative de suicide

Le suicide étant quelque chose de complexe, de nombreux domaines tels que la théologie, la sociologique ou bien la philosophie ont tenté de le définir et d’en comprendre les mécanismes.

Néanmoins le suicide reste un sujet difficile à aborder. Dans notre exposé nous allons nous demander si le suicide est-il moralement condamnable.

Nous verrons dans un premier temps le suicide d’un point de vue sociologique avec l’ étude de l’ouvrage d’Emile Durkheim, Le suicide, puis dans un second temps nous aborderons le débat éthique sur le suicide .

I- LE SUICIDE VU PAR LA SOCIOLOGIE

Nous allons étudier le suicide selon le point de vue sociologique, selon le jugement de Émile Durkheim.

A) Présentation

Émile Durkheim est un sociologue français du XIVe siècle, il apparaît pour beaucoup comme le père fondateur de la sociologie française. En effet, il ne fut pas le premier sociologue en France mais il fut le premier à s’engager dans le fait de rendre la sociologie comme une discipline autonome et différenciée des autres sciences sociales, comme par exemple la psychologie, l’anthropologie ou bien encore de la philosophie.

B) Définition du suicide

Son livre : « Le suicide » est une étude sociologique. En effet en étudiant des statistiques il s’est rendu compte que le taux de suicide évolue selon les groupes sociaux.

La définition de Durkheim donne une définition semble neutre du point de vue moral :

 « On appelle suicide tout cas de mort qui résulte directement ou indirectement d’un acte positif ou négatif, accompli par la victime elle-même et qu’elle savait produire ce résultat. »

Durkheim mène son étude sur le suicide comme ceci : Il élimine certains facteurs tels que la race, les facteurs géographiques et climatiques, l’imitation et en isole d’autres pour ainsi créer quatre catégories de suicide : le suicide altruiste, le suicide égoïste, le suicide anomique et enfin le suicide fataliste. Il explique que ces différentes catégories dépendent de la classe sociale des individus. Nous allons étudier ces catégories.

C) Catégorisation du suicide

Tout d’abord nous allons analyser le suicide altruiste : c’est à dire un acte désintéressé. Cette forme de suicide est surtout développé dans les sociétés où l’intégration est suffisamment forte pour oublier l’individualité de ses membres. Cela résulte d’une hyperintégration. En fait plus l’individu est intégré dans son groupe et moins l’individu parvinet à se penser comme distinct de ce groupe et il ne peut plus exister en dehors de son groupe, et de ses limites. Les individus ne s’appartiennent plus et peuvent en venir à se tuer par devoir. Le terme « altruisme » exprime la situation où le moi ne s’appartient pas, où il se confond avec autre chose que lui-même et où le pôle de sa conduite est situé en dehors de lui. On peux considérer trois cas de suicides altruistes :

-l’obligatoire ou celui qui est accompli comme un devoir ou est imposé par la société ; on peut prendre comme exemple le cas en Inde où existe une pratique qui enjoint aux veuves de se placer sur le bûcher où l’on doit brûler le corps de leur mari ; de par la pression sociale elles ne peuvent refuser ce « suicide ».

- le suicide facultatif c’est à dire tout suicide qui est moins expressément exigé par la société, mais qui est accompli à la moindre sollicitation des circonstances, pour échapper à une honte ou pour conquérir plus d’estime dans un contexte social et culturel où la vie de l’individu ne compte pas et où l’on méprise ceux qui s’attachent trop à la vie. Lorsque la société n’exerce plus son action régulatrice et ne parvient plus à combler de manière satisfaisante les besoins économiques et moraux de ses membres, le taux de suicide s’accroît.

Exemples :

Suicide des prêtres dans certaines religions orientales ;

  • Suicide traditionnel des personnes âgées, devenues un poids pour la famille, au Japon ;

  • Commandant de navire qui ne peut envisager la vie sans son bateau et qui préfère couler avec celui-ci.

  • Suicide des militaires jeunes retraités.

  • Suicide de soldats après une défaite, pour préserver leur honneur

- Nous avons ensuite le suicide égoïste, c’est ici l’inverse du suicide altruiste. Ce suicide est du à une individualisation démesurée et qui s’affirme au détriment du lien social, ainsi que d’une usure de la société. Il est le signe d’une société trop destructurée pour fournir un motif valable d’existence à certains de ses individus. C’est le résultat d’une hypointégration. Il provient d’une carence de liens sociaux: une individuation trop poussée peut avoir pour effet de conduire au repli de l’individu sur lui-même, incapable parfois de trouver des motifs d’existence.

Exemple : Les individus seuls : adolescents, personnes âgés, célibataires, chômeurs… (exclusion)

- Nous allons voir ensuite le suicide anomique. Le suicide anomique est dû à des changements sociaux trop rapides pour que les individus puissent adapter leurs repères moraux. Le mot « anomie » vient du grec ἀνομία / anomía et signifie «absence de règle, violation de la règle». A l’origine le terme anomique était utilisé de façon positive par le philosophe Jean-Marie Guyau, c’est à dire que l’anomie représente l’affranchissement des limites virtuelles fixées par l’homme. Cependant pour Durkheim il l’utilise de manière plus sombre et négative du mot, où la rupture des règles peut être très néfaste au psychisme et donc conduire au suicide.

Le suicide anomique résulte donc d’une perturbation de l’ordre collectif et se produit dans une situation de crise financière ou sociale. Il a été montré par des études que le suicide croît de façon proportionnelle aux dérèglements d’ordre social, d’ordre économique : qu’il s’agisse de crises boursières ou d’embellie économique, le taux de suicide augmente car l’individu perd ses repères et ses régulateurs : trop de pauvreté et de misère, un excès de luxe ou de richesse sont des facteurs pouvant entraîner le suicide. Lorsque les valeurs et les normes ne sont pas clairement définies ou subissent soudainement des transformations radicales, une société engendre des sujets désemparés et, par conséquent, vulnérables au suicide. On peux ajouter aussi le cas de l’anomie conjugale, causée par le veuvage ou le divorce et qui aggrave la tendance au suicide chez les hommes et diminue celle des femmes.

Pour finir nous allons étudier le cas du suicide fataliste. Le suicide fataliste se définit par la prise en compte par l’individu d’un destin muré, immuable. C’est le contraire du suicide anomique car il résulte d’un excès de réglementation de ses désirs et d’une discipline oppressive. Mais Durkheim voit surtout dans ce quatrième type de suicide un intérêt historique: «N’est-ce pas à ce type que se rattachent les suicides d’esclaves que l’on dit être fréquents dans de certaines conditions, tous ceux, en un mot, qui peuvent être attribués aux intempérances du despotisme matériel ou moral?»

Exemple : le suicide des époux trop jeunes ou celui des esclaves et des prisonniers, de la femme mariée sans enfants..

Pour conclure, on peut donc dire que selon Durkheim, les suicides seraient liés à un déséquilibre de la société.

En effet, le suicide serait du à une désintégration de l’individu dans sa société (c.f suicide égoïste et anomique, ceux qu’il faut principalement retenir de la théorie de Durkheim ).

Ainsi le pourcentage de suicides serait proportionnel au pourcentage de désintégration.

Après avoir vu le suicide d’un point de vue sociologique, nous allons maintenant nous intéresser à débat moral lié au suicide.

 

II – DEBAT MORAL DU SUICIDE

A) Devoir de vivre …

1 ) La morale religieuse

La religion est un des acteurs majeurs dans le débat moral du suicide. Étudions donc un instant le position de cette dernière sur ce débat. Les religions, qu’il s’agisse de la religion chrétienne, musulmane ou juive, condamnent fermement le suicide : en effet pour cette dernière, il s’agit d’un péché très grave .

Prenons pour exemple le catholicisme :

Avant l’édit de Constantin en 313 l’église ne condamne pas expressément le suicide mais c’est avec Augustin et son ouvrage La cité de Dieu (413) que les choses changent .

Le suicide devient un crime puis une « inspiration diabolique » d’après le Concile d’Arles (452).

L’église catholique n’a toujours pas changé de point de vue depuis, le suicide reste un péché grave.

Jusqu’en 1983 les funérailles leurs étaient interdites.

Encore aujourd’hui le suicide est un péché très grave pour l’église, un péché envers Dieu .

En effet, l’étude des texte bibliques nous montre que l’homme n’a aucun droit sur lui même, sa propre vie ne lui appartient pas :« Chacun est responsable de sa vie devant Dieu qui la lui a donnée. C’est Lui qui en reste le souverain Maître. Nous sommes tenus de la recevoir avec reconnaissance et de la préserver pour son honneur et le salut de nos âmes. Nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée. Nous n’en disposons pas » ou

«  Tu ne tueras pas car la vie ne t’appartient pas, elle est don gratuit de Dieu « (Gn 9, 5-6). Yahvé à Moise

Pour les religions, la vie est donc sacrée car elle est un don de Dieu, et l’homme n’a aucun droit d’y mettre un terme, il doit en quelque sorte vivre sa vie, malgré les épreuves, y faire face, en attendant l’heure de sa mort, choisie par Dieu.

Pour le judaïsme on retrouve également dans la Torah cette idée que l’homme n’a pas la propriété de sa propre vie, que Dieu seul en est propriétaire :

«  Votre sang partie de vous même, j’en demanderais compte «  La Torah

Le suicide est donc pour eux aussi un péché : une désobéissance à Dieu et une remise en question du pouvoir divin sur la vie et la mort.

2) Le droit français

L’idée de l’Église a longtemps été partagée par le droit français. En effet avant le Code pénal de 1810, la suicide était un crime aux yeux de l’État . Ce crime était ironiquement puni de la peine de mort .

La mort étant déjà donnée, on affligeait des supplices aux cadavres et on leurs confisquait leurs biens.

Aujourd’hui même si le suicide n’est plus condamné par la loi on retrouvé l’idée que notre corps ne nous appartient pas complètement : en effet je n’ai pas le droit par exemple de vendre mes organes cela est du au fait que la loi à pour fondement que le droit doit préserver la dignité de l’homme y compris contre sa propre liberté. La dignité c’est la valeur absolue de la personne qui fonde le respect, c’est la dimension de notre être dont on ne peut se déposséder, ce que l’homme ne peut jamais perdre (son humanité inaltérable) et qui nous différencie des animaux. Du point de vue de la loi, je n’ai pas le droit de porter atteinte volontairement à mon humanité, à ma propre dignité, si par là je me dégrade en tant qu’être humain.

3) L’acharnement thérapeutique

L’acharnement thérapeutique désigne le maintien artificiel en vie d’un patient mourant pour lequel on n’a plus aucun espoir d’amélioration ou de stabilisation d’un état physiologique jugé précaire : La personne ne peut plus vivre sans les machines ou les traitements douloureux que l’on met à sa disposition (respirateurs, médicaments avec de forts effets secondaires)

Auparavant l’acharnement thérapeutique était souvent pratiqué car l’on refusait de donner la mort au patient ou de le laisser mourir .

Depuis, une loi en France (de 9 juin 1999, ) dit que  » la personne malade peut s’opposer à toute investigation ou thérapeutique  » et donc on interdit l’ acharnement thérapeutique contre la volonté du patient.

Néanmoins comment interpréter le non acharnement thérapeutique ?

S’il consiste à ne plus soigner un malade, cela est une inaction mais si il consiste à débrancher la machine qui maintient le patient en vie nous avons alors là une euthanasie car en effet comme nous le verrons par la suite l’euthanasie consiste à conduire à la mort un individu malade.

Là est la difficulté à différencier non acharnement thérapeutique et euthanasie .

 

Transition : Ainsi après voir vu entre autres le point de vue moral de la religion sur le suicide on pourrait donc penser que le suicide est moralement condamnable car l’homme aurait le devoir de vivre quelles que soient les épreuves qu’il peut rencontrer, que sa propre vie ne lui appartiendrait pas. La vie est sacrée et l’homme ne peut décider d’y mettre un terme.

On nous aurait « confié » une dignité sans pouvoir en être les propriétaires, c’est cette dignité qui nous empêcheraient de mettre fin à nos jours.

Néanmoins ce point de vue moral est largement contesté , c’est ce que nous allons voir tout de suite.

B) … Ou droit de mourir ?

 

  1. La logique Libérale

Voyons d’abord le suicide d’un point de vue libéral. Le libéralisme est un courant de pensée de philosophie politique, né d’une opposition à l’absolutisme et au droit divin dans l’Europe des Lumières (XVIIIe siècle), qui affirme la primauté des principes de liberté.

La morale libérale est simple : chacun peut choisir sa propre morale, faire ses propres choix tant qu’il n’empêche pas autrui d’en faire de même .

Le libéralisme n’impose pas de morale car pour lui, cela n’est pas son domaine : il interdit néanmoins que l’on impose à un individu quelque chose dont il ne veut pas ou en lequel il ne croit pas comme une religion par exemple .

Donc si l’on suit le point de vue du libéralisme, le suicide serait un choix , un droit individuel comme un autre que la société ne pourrait condamner moralement .

2) Avons nous réellement des devoirs envers nous même ?

Le philosophe Ruwen Ogien critique dans son ouvrage l’éthique aujourd’hui l’idée que nous ayons des devoirs envers nous même .

Il se base sur la définition morale d’un autre philosophe qui est John Stuart Mill pour exposer sa thèse. Selon John Stuart Mill, être immoral c’est faire du mal à autrui (tant que l’on ne fait pas de mal aux autres, on ne fait rien de mal)..

Donc d’après Ogien, les actes individuels ne peuvent pas être immoraux car ils ne concernent que moi. Ils peuvent être jugés idiots, dangereux … mais en aucun cas immoraux.

Ainsi , si l’on suit cette logique, le suicide de peut pas être jugé immoral car c’est un acte qui ne concerne que moi.

Selon Ogien, l’élément moral du devoir envers soi-même, c’est ce qui concerne autrui. Ces devoirs appliqués à soi-même, n’ont aucun sens, Cette idée de devoir de vivre serait donc pas possible.

Le suicide ne pourrait donc pas être jugé moralement car il ne concerne que moi, car il n’inclut pas autrui.

3 ) Euthanasie et Suicide assisté

Aujourd’hui de nombreuses associations combattent pour le « droit de mourir dignement «  comme par exemple l’association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD). Celle ci réclame la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté car en effet la loi française les interdit.

(La dignité ici n’est pas la même que celle à laquelle pense le droit français : quand ces associations parlent de dignité,c’est une dignité qui correspond à un indice de déchéance, de dégradation de l’image de soi vis à vis des autres et non plus la valeur absolue de la personne qui fonde le respect, c’est la dimension de notre être dont on ne peut se déposséder. )

L’euthanasie doit être définie aujourd’hui comme la mort donnée par une personne autre que le malade comme un soignant par exemple pour soulager une vie déclarée insupportable par le malade. L’euthanasie est réalisée en fin de vie quand il n’y a donc plus d’espoir de guérison. L’issue est de toute façon fatale à quelques jours prés .

Exemple : Une personne en phase terminale n’ayant plus aucun espoir de rémission

La mort est donnée grâce à une sur-dose d’antalgiques par exemple.

Le suicide assisté est un acte par lequel la personne malade se donne elle-même la mort. Le médecin, ou quelquefois une autre personne, assiste le patient décidé à mourir volontairement car le patient est dans l’incapacité à se donner la mort tout seul. Le médecin ou une personne de la famille mettent à la disposition du patient un médicament approprié, que celui-ci pourra s’administrer, ou un instrument dont il pourra se servir à l’heure de son choix ou alors la mort est administré par cette personne dans le cas d’une incapacité du patient à se donner la mort lui même

Un cas célèbre est celui de Vincent Humbert un jeune homme devenu tétraplégique aprs un accident de la route. Il a envoyé une lettre au président de la république en lui demandant le droit de mourir dignement.

Il est souvent assimilé à l’euthanasie mais Vincent Humbert a demandé le droit de mourir car il souffrait trop et non pas parce qu’il était en fin de vie et qu’il allait prochainement mourir .

Il faut donc bien mettre en relief la différence entre ces deux « pratiques «  : L’euthanasie est accomplie par une personne autre que le malade, généralement un médecin, tandis que le suicide assisté est un acte par lequel la personne malade se donne elle-même la mort.

En ce qui concerne l’euthanasie, même si la loi française l’interdit toujours, la loi Leonetti votée en 2005 a relancé le débat. Elle statue sur les droits des malades et la fin de la vie

En effet dans même si cette loi refuse toujours l’euthanasie et fait le choix non pas de “ faire mourir mais de laisser mourir ”, elle renforce également le droit des malades en fin de vie en affirmant l’autonomie du malade, lui donne le droit de “ refuser tout traitement ” (euthanasie passive) et en autorise le médecin à soulager la douleur au risque d’abréger la vie (euthanasie indirecte).

Néanmoins ceci n’est pas suffisant pour ces associations qui demandent la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté sans plus tarder.

Ces associations revendiquent donc le droit à la liberté sur soi-même, le fait que notre corps nous appartient et que nous avons le droit d’en faire ce que nous souhaitons et qu’il est donc ridicule de refuser la légalisation de l’euthanasie et du suicide assisté.

Il utilisent également la compassion : il serait inhumain de maintenir la vie de celui qui ne la souhaite plus et qui traverse de grande souffrances.

Beaucoup de partisans pour l’euthanasie et le suicide assisté utilisent l’IVG comme argument : cela leur semble ironique que l’on puisse avoir recours à l’IVG et interrompre sa grossesse avec un docteur mais pas interrompre sa vie.

Malgré cela, ce débat est loin d’être clôt.

Conclusion .

Pour conclure on peut dire que malgré les approches faites grâce à des nombreux domaines tels que la sociologie ou la philosophie, le suicide reste un sujet tabou, et apporter des réponses est difficile.

Le débat moral sur le suicide est lui aussi sans réponse définitive :

S’affrontent les partisans du devoir de vivre et ceux du droit à mourir : tandis que la religion condamne le suicide, d’autres le revendiquent comme un droit, une liberté qui ne peut être jugée moralement.

Néanmoins, les nombreuses approches faites jusqu’ici ont eu tendance à catégoriser le suicide comme seulement quelque chose de bon ou de mauvais. Or le suicide n’est pas qu’une question acte bon ou mauvais, une bonne ou mauvaise décision : il ne faut pas oublier les causes pathologiques du suicide (souffrance au travail par exemple): Il est rare qu’un homme décide du jour au lendemain, froidement, de se donner la mort sous prétexte que sa vie n’est pas celle qu’il attendait.

Le suicide est le plus souvent la conséquence de causes pathologiques, de drames. C’est en essayant de comprendre ces causes pathologiques et en les traitant que l’on pourra mieux comprendre le suicide et le faire reculer. La prévention est elle aussi très importante. Faire du suicide un sujet tabou n’est pas une solution : au contraire, en n’en parlant pas on ne fait que renforcer la méconnaissance du sujet.

Sources :

Sites :

Conférence « Suicide et Religions » juin 2007 : http://www.sfapsy.com/Troisieme-congres/Suicide-et-religions.pdf

Philophore : http://chevet.unblog.fr/

Villa Gillet > Textes en ligne > Ruwen Ogien : http://archive.villagillet.net/article.php3?id_article=338

Wikipédia : http://www.wikipedia.fr

Ouvrages:

Dictionnaire Larousse

Emile Durkheim, Le suicide

Albert Bayet , Le suicide et la morale

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