Exposé sur « la compétition » (Sébastien Bescond et Cogrel Nicolas Ts).

Posté par chevet le 8 novembre 2009

Exposé: La compétition

 

Introduction:

« Pour gagner, il faut accepter de perdre. »

En effet, la compétition n’est définie que si le gain qu’elle implique n’est pas directement acquis par les participants. C’est ainsi que la compétition crée l’affrontement entre différentes personnes ou groupes de personnes, qu’elle les met en relation sur un terrain commun où certains de ces compétiteurs finiront gagnants ou plus avantagés. Cette mise en relation se fait selon des règles sportives, un système économique ou politique, d’où revient chaque fois la notion d’échange. Tout échange est motivé par l’intérêt. Cet intérêt sert-il à distinguer les individus selon leurs aptitudes? Où alors est-il un accomplissement personnel? Voici donc la problématique:

La compétition a-t-elle pour finalité l’accomplissment ou le classement du participant?

Nous ferons tout d’abord une distinction entre concurrence et compétition, puis nous aborderont l’aliénation de l’individu par la compétition, qui s’opposera finalement au concept de son accomplissement.

 

Concurrence/Compétition:

Il faut éviter l’amalgame entre ces deux termes:

La concurrence survient lorsque deux agents proposent des produit ou des services équivalents, ou se retrouvent à lutter pour la même cause (lutte des espèces pour les ressources d’un milieu). La concurrence est donc un affrontement inévitable.

La compétition, elle, est un affrontement réglé des participants, et donc non-spontané.

 

I. La compétition sélective

 

A) Le fonctionnement de la compétition sélective

Définition: La compétition dite « sélective » se présente comme l’affrontement selon des règles de plusieurs individus entre eux, afin de distinguer au final les gagnants des perdants. L’intérêt ou la motivation est donc de prouver une valeur supérieure dans le but d’être distingué comme gagnant, soit sélectionné, en ne faisant attention qu’à dépasser l’autre.

 

Exemples:

*L’exemple-type est le sport (nous prendrons un sport collectif):

2 équipes doivent s’affronter selon des règles fixées pour que l’une d’elle soit sélectionnée comme gagnante.

*Mais la compétition existe aussi dans l’éducation. Chacun « recevra la même copie » (règlementation) et les meilleurs bénéficieront de la meilleure formation.

 

*Le concept est quasiment le même avec l’entretien d’embauche: l’employeur fait une sélection parmi les demandeurs d’emploi et crée ainsi une compétition.

 

B) Une société de compétition

Nous l’aurons remarqué: la société actuelle rime avec compétition. Que ce soit dans la formation, l’emploi, mais aussi dans avec la place du sport, des élections politiques, et de la télé-réalité.

La compétition s’est donc imposée comme principe de classement dans les sociétés (démocratiques). Elle fonctionne ainsi:

La seule base d’égalité dans la compétition sélective est que les règles sont les mêmes pour tous. Mais il n’y a pas d’égalité des chances, puisqu’il y aura un ou des gagnants?. Penser que les compétiteurs partent de manière égale est absurde s’ils ne sont pas de parfaits clones.

C’est donc justement l’inégalité des talents, qui est dans la nature des choses, et qui est la condition de la sélection. La société joue donc sur nos différences pour un classement logique des individus. La compétition est ici une négation de l’égalité.

C) Le culte de la performance

1-La compétition comme spectacle

Les JO nous donne un bel exemple d’une compétition aux multiples facettes. Lorsque les nations qui s’affrontent se classent relativement les unes par rapport aux autres, que les spectateurs attendent de voir les gagnants, la pression monte, et le culte de la performance naît: dope, intérêts financiers, corruption ect… Les moyens d’améliorer les performances sont nombreux, on retiendra par exemple la combinaison Jaked en natation, qui favorise la natation et donne ainsi lieu à la polémique sur son homologation ou non.

Aux JO, chaque nation cherche à rayonner plus que les autres. On ne triomphe des autres qu’en dominant ses adversaires, chacun ne devient meilleur que contre tous. La victoire est le but ultime car elle symboliserait une forme de supériorité.

Ce culte de la performance existe car il est issu d’une des principales pulsions chez l’homme: la domination. Jouir de la position de gagnant serait prouver son autonomie, son indépendance vis-à-vis des autres.

C’est bien ce que la Chine a voulu montrer en 2008: sa puissance par la performance sportive, son imposition économique et militaire.

 

2-L’aliénation de l’individu

Sélectionner c’est créer une élite. Dans l’emploi, on trouve aussi un culte de la performance. Les employeurs souhaitent le rendement, et la compétition semble un excellent moyen de stimuler ce rendement.

Ainsi, au Canada, il y a quelques années, des salariés étaient évalués par des notes et par des primes au mérite. L’ambiance devenait tendue sous l’effet de la compétition, c’était l’heure des coups bas et du silence. Le facteur psychologique était déterminant dans cette compétition. Les employés perdaient alors en efficacité.

La même chose se produit actuellement en France, avec l’instauration de quotas aux agents de police: certains ne supportant pas cette compétition partiraient en arrêt maladie et ceux jouant le jeu présenteraient un comportement abject et mauvais.

Encore une fois dans l’éducation le phénomène est observable: la compétition des lycées Anita Conti et Saint Joseph sur leurs résultats aux examens traduiraient une course à la performance et non à la formation?

Ces exemples illustrent l’idée que la compétition sélective peut nier la solidarité et détruire toute productivité.

Du point de vue humain, la destruction est tout autant présente et on parle d’aliénation de l’individu. Le gagnant ne l’est pas à titre personnel mais pour satisfaire des intérêts indépendants de sa volonté. Prouver sa valeur c’est terminer premier, c’est accomplir purement et simplement un but déterminé, c’est être le meilleur devant les autres mais pas forcément devant soi. L’émulation se fait dans la promesse de la marque de gagnant. L’individu est aliéné, car seul compte un but choisi indépendemment de sa personne.

 

 

Transition

Les JO prônent donc l’idée suivante:

« Que le meilleur gagne, et non celui qui se surpasse le plus. »

On a vu en quoi ce genre de compétition pouvait être contre-productif. C’est l’envie de battre l’autre et non de se dépasser soi. Là se fait peut-être toute la différence. La compétition pourrait à la base être une stimulation révélatrice de compétences, allant jusqu’à les faire évoluer.

Nous allons donc voir comment la compétition peut être un accomplissement personnel.

II. Accomplissement de soi

La compétition est un moyen de répondre à des besoins naturels : Premièrement, de se dépasser. En effet, on souhaite généralement s’améliorer, progresser et le dépassement sert à cela. La nouveauté est une motivation.

L’occasion de se dépasser soi-même à lieu grâce à la stimulation par la présence d’adversaires. Ces seulement en présence d’adversaires que l’homme admet ses faiblesses. Le besoin de se dépasser s’exprime alors clairement. L’adversaire ou plutôt le partenaire nous permet de nous situer physiquement, de voir ou l’on en est, de nous stimuler, d’où un dépassement de soi. Cet accomplissement se produit de manière permanente en compétition, ce que ce soit par exemple lors de l’entraînement sportif que lors du match. Ce principe s’applique aussi à toutes les formes de compétitions.

Deuxièmement la compétition sert à prendre plaisir à réussir la ou on doutait de ses capacités.

Et troisièmement on peut dire que les compétiteurs sont quelquefois victimes de leurs propres besoins : leur activité s’impose à eux, ils n’ont plus la liberté de choix. Cela peut donc devenir une addiction.

La compétition n’est donc pas seulement un affrontement qu’il faut gagner à tout pris en écrasant ses adversaires, sinon la compétition n’est pas bien différente de la guerre. Elle peut s’apparenter à une pause , une parenthèse, un moment ou l’enjeu est un prétexte, un temps pour soi et pour les autres. Il s’agit d’un arrêt comme le confirme son approche antique lors des premières Olympiades associés à des trêves. Le sport est un débat et non un combat d’où sa mise en parallèle avec des négociations. L’essentiel est de surpasser, de faire mieux que ce que l’on faisait, d’être meilleur par rapport à soi même et non par rapport aux autres. Notons que c’est aussi bon pour la confiance en soi.

L’éducation par exemple est fait pour former les élèves (en théorie). On cherche à tirer le meilleur d’eux même, il ne doivent pas chercher systématiquement à être les meilleurs de la classe. La compétition est donc bien ici un accomplissement personnel et non une comparaison visant à une sélection . Ce qu’on peut réfuter dans cette thèse s’est que les participants visent encore la victoire mais ce n’est qu’apparence. Ce but visé est le résultat des règles du jeu nécessaire à la comparaison et donc du dépassement de soi.

 

Conclusion:

Nous avons tout d’abord vu en quoi la compétition se veut sélective. Elle serait un moyen de révélation de nos inégalités de talents par la mise en valeurs de la victoire. C’est cette mise en valeur qui fait naître le culte de la victoire. Ce culte peut cependant être contre productif . Cette compétition est  alors intéressée et aliène l’individu .

Nous avons donc revu la définition de la compétition, son essence même et en avons tiré la conclusion qu’elle pouvait être un accomplissement de l’individu. Cette accomplissement se présenterait comme un besoin naturel chez l’homme. Cette thèse se veut donc plus pure face à l’autre qui prône une instrumentalisation de la compétition. La compétition permet de découvrir ses facultés corporelles et cérébrales, elle est une manière d’être avec les autres et avec soi-même. C’est donc un apprentissage de la vie.

« Savez-vous quelle est la plus grande et la meilleur compétition ? Votre propre vie. Il n’y a rien de plus grand. Et vous n’en avez qu’une à votre disposition. »

Citation d’ Andrew Williams.

 

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