• Accueil
  • > Archives pour novembre 2009

Le multiculturalisme (GOINVIC Nicolas et CARRE Florian- TS).

Posté par chevet le 9 novembre 2009

 

Le Multiculturalisme

Introduction : Depuis la révolution française de 1789, la Déclaration universelles des Droits de l’Homme a mis en place une égalité entre les individus reposant sur des libertés fondamentales. C’est sur cette égalité que s’appuie la République. Pour l’obtenir, elle s’appuie sur des concepts juridiques universels, des valeurs communes. Dans ce type de système, l’identité de l’individu n’est pas fondé sur sa culture mais plutôt sur une justice universelle qui serait supérieure à celle de chaque communauté comme le préconise la Déclaration des Droits de l’Homme. L’État autorise les différentes différentes religions, il est laïque mais n’y participent pas. Ce modèle est celui d’un modèle libéral. A l’inverse, une société multiculturelle prône l’intégration des différents communautés même minoritaires dans la sphère publique. Selon les multiculturalistes, l’individu se perd lorsqu’il n’adhère pas à sa communauté. Seule la communauté au quelle il appartient peut lui permettre de se forger son identité. On se retrouve alors dans un système où chaque communauté est représentée au niveau politique avec des droits particuliers. Ce modèle s’appuie toujours sur des principes universels mais au profit d’une politique de la différence. Ici, c’est le bien-être des individus qui prime sur la justice.

Problématique : L’État doit-il privilégier des droits universels permettant une égalité entre les individus ou plutôt des droits spécifiques aux communautés pour favoriser leur bien-être ?

     

     

I) Le modèle libéral : une politique universaliste

Le libéralisme des Droits de l’Homme fonde la reconnaissance d’une égale dignité des humains et cela autorise une politique universaliste (politique universelle) qui applique une politique égale pour tous sans tenir compte des différences : l’espace public doit donc neutraliser les identités collectives et l’Etat se donne pour but essentiel la défense des droits individuels identiques pour tous : la différence est donc renvoyée à la sphère intime.

Ainsi, l’Etat se contente de respecter les minoritées mais ne leur donne aucun droit supplémentaire et ces minoritées ne sont pas représentées au niveau de l’Etat lui-même.

A) La place de l’individu dans le modèle libéral

Dans ce modèle, tous les Hommes sont égaux en droits, en devoirs et en libertés et le seul but de l’Etat est de défendre tous cela sans s’occuper de la vie privée des Hommes.

La dignité de tous les individus est reconnu par les principes universels donc tout le monde est égal en dignité.

Le libéralisme démocratique repose donc sur le principe d’une société ouverte, fondée sur la tolérance et impliquant la diversité des opinions, des croyances, des valeurs sans que l’Etat n’y participe.

Et, pour construire un espace collectif commun, un « contrat social », il n’est donc pas nécessaire de faire référence aux valeurs spécifiques de telles ou telles traditions culturelles, il suffit de trouver des principes juridiques communs qui doivent s’appliquer à tous et qui fondent la vie collective.

B) La place de la religion dans le modèle libéral

Puisque l’Etat ne s’occupe pas de la sphère privée alors chaque individu peut exercer sa propre religion, il peut la montrer en toute liberté mais l’Etat ne doit pas y participer ainsi, dans un modèle libéral, l’Etat est laïque, c’est à dire que l’Eglise et l’Etat sont séparé et aucun des deux ne doit intervertir avec l’autre puisqu’aucune règle morale ne doit s’imposer à l’Etat.

Dans le libéralisme, la religion repose sur la liberté individuelle, mais surtout la liberté de penser.

Elle est reléguée à la sphère privée.

C) Les limites de cette politique

Cette politiques peut amener à un problème qu’est l’égalité des chances : une égalité des droits engendre-t-elle une égalité des chances ? (en 1960, 94 % des étudiants en universitéaux USA étaient blancs alors que les droits des noirs étaient proclamés)

Selon la théorie libérale, il existe des principes rationnels de justice qui fondent l’organisation de la société (par ex. tous les individus sont égaux en droits) qui constituent notre lien social. Le libéralisme politique affirme donc la priorité du juste sur le bien, la séparation du droit (sphère publique) et de la morale (sphère privée), ce qui autorise à l’Etat le fait de pouvoir rester neutre sur le plan des valeurs, des morales, des cultures particulières (chacun est libre d’avoir sa culture particulière dans sa sphère privée) tout en fondant des règles collectives communes mais à cause des ces règles collectives, les individus peuvent se perdre dans la masse de la société et donc perdre leur propre culture qui est relégé à la sphère privée.

Les individus risque d’être moins différents socialement les uns des autres puisque leurs cultures sont mises de côté par rapport à leur vie social et professionnelles, le libéralisme peut donc enlever les différences entre les individus.

On a aussi vu des exemples dans l’Histoire, notamment en Australie où l’Etat à détruit les aborigènes de façon à ce que leur culture mais aussi leur couleurs de peau n’existe plus.

  1.  
    1.  

         

II) Une réponse à l’universalisme : la reconnaissance des cultures

A) Le communautarisme ( Charles Taylor )

Selon les communautariens comme Charles Taylor, l’identité individuelle ne peut exister sans une identité collective. L’individu a besoin de se reconnaître dans un groupe, une communauté pour fonder son identité. Seule la communauté au quelle il appartient peut lui permettre de fonder son «moi». C’est ce que nous explique le philosophe Canadien : «afin de découvrir en lui ce en quoi consiste son humanité, chaque Homme a besoin d’un horizon de signification qui ne peut lui être fournit que par une forme d’appartenance à un groupe».

Contrairement au système libérale, la représentation au niveau publique des communautés apparaît donc comme une nécessité. Selon Ch.Taylor, les valeurs de solidarité se perdent peu à peu dans un système libéral. Ils faut donc en modifier les fondements : les valeurs de référence ne doivent plus être basées sur des textes prônant une égalité mais plutôt sur des valeurs de nature traditionnelle, construites sur un passé mythique ou idéalisé. Il reproche également à ces systèmes ,qui se refusent à reconnaître les différences culturelles, une uniformisation des identités. Toutes les identités culturelles sont rangées dans un même «moule» alors que les individus présentent des spécificités. Il critique aussi la mise en place d’une culture dominante considérée comme neutre et universelle devant les cultures minoritaires considérées comme particularistes. En outre, la question de la reconnaissance de la dignité humaine par les systèmes libéraux est remise en cause par Charles Taylor. Il pense que la politique libérale voulue par Johns Rawls fondait une égale dignité entre les Hommes sur le fait qu’ils possédaient tous des caractères communs et universels. Ils avaient par exemple les mêmes droits du fait de leur égale dignité. ( d’où la mise en place d’une politique universelle ). Mais pour Taylor, il existe une autre manière de reconnaître la dignité humaine: on peut procéder à la reconnaissance de toutes les cultures mêmes minoritaires, de leur identité spécifique ainsi que les intégrer dans l’espace publique.

B) Une politique de la différence : le multiculturalisme

La politique de la différence a elle-aussi comme la politique universaliste, la reconnaissance universelle des droits pour origine. Mais elle l’utilise différemment : elle demande de reconnaître le droit universel des individus a posséder une identité propre, des valeurs spécifiques. Il s’ agit donc d’employer l’universalité au profit des différences. Le fondement d’une politique dite «multiculturaliste» ou «polyethnique» est d’accorder des droits particuliers à des communautés particulières. Toutes les ethnies sont alors reconnues mêmes celles qui sont opprimées ( comme les Indiens aux États-Unis ). Le multiculturalisme ne cherche pas seulement à aboutir à une reconnaissance, à une pluralité culturelle au niveau publique mais elle cherche à mettre en œuvre des mécanismes structurels pour permettre aux individus d’être des acteurs dans le fonctionnement de la société. Tous ce qui est lié à l’Etat ferait alors l’objet d’une diversité culturelle : les représentants dans les institutions, l’accès aux médias pour les minorités. Cette reconnaissance au niveau politique des différentes cultures serait alors le seul moyen pour la société d’unifier les individus. Selon Taylor, la démocratie en s’appuyant sur des principes, une justice égalitaire ne parvient pas créer une unité entre les individus. La démocratie ne peut parvenir à une unité qu’à travers une culture, des valeurs, un idéal. Il faut donc une reconnaissance culturelle et le libre développement des communautés.

  1.  
    1.  
      1.  
        1.  

             

C) Les limites du multiculturalisme

  1.  
    1.  
      1.  
        1.  

             

Le multiculturalisme consiste donc à intégrer les différentes minorités dans la sphère publique et de leur accorder des droits spécifiques. Mais à partir de quand peut-on considérer qu’une minorité mérite le respect ? Faut-il autoriser toutes les cultures mêmes celles dont les principes entrent en contradiction avec ceux de l’Etat ? Une culture, qui limite les droits de la femme doit-elle posséder des droits aussi important que celle, qui accorde une parité homme-femme ? Ces questions ont du mal à être résolues par le multiculturalisme. Il faudrait délimiter des critères qui feraient que telle ou telle minorité mériteraient d’être représenter mais pas telle ou telle autre. En outre; le risque, dans ce type de système est que l’individu tellement attaché à sa culture, à ses origines ne parvienne plus à se détacher de sa communauté. L’Homme serait alors, de manière systématique, attiré vers cette communauté sans même qu’il en ait fait l’examen critique. La liberté individuelle serait alors remise en cause. Il n’aurait alors plus la posssibilité de choisir si il veut ou non adhérer à telle ou telle communauté mais y adhérerait d’office. Ce choix est d’autant imposé qu’il ésiste des communautés où l’autorité réprimande toute personne voulant quitter le groupe. Ces réprimandes peuvent parfois aller jusqu’au lynchage et exécution en public. Mais la liberté individuelle n’est-elle pas le propre de l’Homme ? L’Homme doit alors mettre à distance son attirance vers la communauté et ses actes de répression et décider par lui-même si il veut ou non intégrer telle ou telle communauté. Enfin, un autre danger du multiculturalisme est de générer des conflits entre les communautés. En effet, une communauté peut se sentir supérieure à une autre, considérer que seules ses valeurs sont vraies et nier les autres. Dans ce cas-là, il y a d’une part des conflits intra-communautaires et d’autre part une forme de discrimination qui peut aller jusqu’au racisme. Ce sentiment de domination peut être accentué par l’attribution de droits collectifs. A ce moment-là, chaque communauté aurait la capacité d’établir son propre droit et pourrait alors le trouver meilleur que celui des autres. Ainsi on comprend bien que plutôt de rapprocher les communautés entre-elles pour créer une unité, le multiculturalisme pourrait au contraire accentuer les distinctions. L’individu risquerait alors de s’enfermer dans sa communauté.

III) La situation dans le monde

     

A) La France

D’aprés les définitions donné avant, on peut dire que la France est un pays libéral puisque c’est un pays laïque où chacun est libre de penser ce qu’il veut, d’avoir la religion qu’il veut …

C’est un système pas vraiment différent des autres pays européens, mais à cause du sentiment d’insécurité généralisé dans notre société, on assiste à un contrôle de plus en plus fréquent de l’individu (caméra de surveillance, contrôle d’identité …) et donc on s’écarte un peu de la théorie du libéralisme au niveau de l’individu puisque nous pouvons avoir l’impression de ne plus être libre.

De plus, la France n’a pas accepté le traité européen sur les langues régionales qui avait pour but de leur redonner une certaine impotance et de permettre aux gens de préserver leurs racines familiales et régionales.

La France veut donc imposer la langue française partout et mettre de côté les cultures minoritaires.

B) Le cas du Canada

Le Canada, aujourd’hui et déjà depuis plusieurs décennies, est un pays particulièrement axé sur le multiculturalisme. Actuellement, le multiculturalisme au Canada fait l’objet d’une politique officielle. Il existe par exemple depuis 1991 un ministère du multiculturalisme. Ce ministère a pour but de vérifier si la loi du multiculturalisme (adoptée en 1998 ) est bien appliquée par le gouvernement fédéral et ses ministères. Cette loi se donne différents objectifs : elle cherche à reconnaître que la diversité culturelle fait partie de l’histoire du Canada. Face au développement de pensées racistes suite à l’émigration, elle vise à faciliter les relations entre les communautés ainsi que leur compréhension mutuelle. Elle incite l’expression de chaque culture et son développement. La loi assure une égale protection des différentes cultures tout en tenant compte des particularismes. Ce texte a aussi pour but d’inciter les individus des différentes minorités à participer à l’organisation de la société en les intégrant dans les différentes instances politiques. Parellèlement à cette loi, il éxiste au Canada un programme du multiculturalismen qui a été révisé en 1995. Ce programme fonde encore aujourd’hui les quatre grands principes, les quatre principaux secteurs d’activité du multiculturalisme. Ces secteurs sont :

- la compréhension inter culturelle : développer le dialogue entre les différentes minorités. Ce dialogue a pour but de faciliter leurs relations.

- la lutte contre le racisme et la discrimination : engager les autorités des différentes minorités et le grand public à pratiquer un langage éclairé et à mettre en place des programmes visant à combattre le racisme et la discrimination.

- la participation civique : permettre aux individus de toutes les communautés de pouvoir participer au façonnement de la société.

- les institutions canadiennes doivent refléter davantage la diversité culturelle: elles doivent être un exemple pour les institutions fédérales et les aider à mettre en place des politiques, des programmes, qui tiennent compte de la diversité culturelle de la population canadienne et qui la reflètent.

On remarque bien que le multiculturalisme est une réalité concrète au Canada. Au niveau politique, cela se traduit par la mise en place d ‘une politique officielle du multiculturalisme. Dans le cadre de cette politique, on retrouve notamment une loi et un programme comme nous venons de le voir. Ces différentes mesures permettent aujourd’hui au Canada d’opérer une reconnaissance culturelle sans pour autant provoquer un repli communautaire. Cela est possible grâce à l’existence d’un dialogue entre les communautés, d’une lutte contre la discrimination et le racisme et de la possibilité de façonner la société au niveau politique pour les individus.

Conclusion :

Suite à l’étude de ces deux pays, on peut bien remarquer que deux systèmes s’opposent : un premier, qui privilégie l’égalité des chances reléguant ainsi la culture à la sphère privée, et un deuxième qui procède à une reconnaissance culturelle. Cependant, on a vu que ces deux modes d’organisation de la société connaissaient des limites, des dangers plus ou moins important. Ne faudrait-il pas plutôt accorder des droits culturels à chaque individu ? Ces droits seraient alors directement intégrer au droit ( constitution par exemple ) de l’État. L’ Homme pourrait ainsi exercer sa culture publiquement et sur un pied d’égalité.

Publié dans Exposés des élèves | Pas de Commentaire »

Exposé sur « la compétition » (Sébastien Bescond et Cogrel Nicolas Ts).

Posté par chevet le 8 novembre 2009

Exposé: La compétition

 

Introduction:

« Pour gagner, il faut accepter de perdre. »

En effet, la compétition n’est définie que si le gain qu’elle implique n’est pas directement acquis par les participants. C’est ainsi que la compétition crée l’affrontement entre différentes personnes ou groupes de personnes, qu’elle les met en relation sur un terrain commun où certains de ces compétiteurs finiront gagnants ou plus avantagés. Cette mise en relation se fait selon des règles sportives, un système économique ou politique, d’où revient chaque fois la notion d’échange. Tout échange est motivé par l’intérêt. Cet intérêt sert-il à distinguer les individus selon leurs aptitudes? Où alors est-il un accomplissement personnel? Voici donc la problématique:

La compétition a-t-elle pour finalité l’accomplissment ou le classement du participant?

Nous ferons tout d’abord une distinction entre concurrence et compétition, puis nous aborderont l’aliénation de l’individu par la compétition, qui s’opposera finalement au concept de son accomplissement.

 

Concurrence/Compétition:

Il faut éviter l’amalgame entre ces deux termes:

La concurrence survient lorsque deux agents proposent des produit ou des services équivalents, ou se retrouvent à lutter pour la même cause (lutte des espèces pour les ressources d’un milieu). La concurrence est donc un affrontement inévitable.

La compétition, elle, est un affrontement réglé des participants, et donc non-spontané.

 

I. La compétition sélective

 

A) Le fonctionnement de la compétition sélective

Définition: La compétition dite « sélective » se présente comme l’affrontement selon des règles de plusieurs individus entre eux, afin de distinguer au final les gagnants des perdants. L’intérêt ou la motivation est donc de prouver une valeur supérieure dans le but d’être distingué comme gagnant, soit sélectionné, en ne faisant attention qu’à dépasser l’autre.

 

Exemples:

*L’exemple-type est le sport (nous prendrons un sport collectif):

2 équipes doivent s’affronter selon des règles fixées pour que l’une d’elle soit sélectionnée comme gagnante.

*Mais la compétition existe aussi dans l’éducation. Chacun « recevra la même copie » (règlementation) et les meilleurs bénéficieront de la meilleure formation.

 

*Le concept est quasiment le même avec l’entretien d’embauche: l’employeur fait une sélection parmi les demandeurs d’emploi et crée ainsi une compétition.

 

B) Une société de compétition

Nous l’aurons remarqué: la société actuelle rime avec compétition. Que ce soit dans la formation, l’emploi, mais aussi dans avec la place du sport, des élections politiques, et de la télé-réalité.

La compétition s’est donc imposée comme principe de classement dans les sociétés (démocratiques). Elle fonctionne ainsi:

La seule base d’égalité dans la compétition sélective est que les règles sont les mêmes pour tous. Mais il n’y a pas d’égalité des chances, puisqu’il y aura un ou des gagnants?. Penser que les compétiteurs partent de manière égale est absurde s’ils ne sont pas de parfaits clones.

C’est donc justement l’inégalité des talents, qui est dans la nature des choses, et qui est la condition de la sélection. La société joue donc sur nos différences pour un classement logique des individus. La compétition est ici une négation de l’égalité.

C) Le culte de la performance

1-La compétition comme spectacle

Les JO nous donne un bel exemple d’une compétition aux multiples facettes. Lorsque les nations qui s’affrontent se classent relativement les unes par rapport aux autres, que les spectateurs attendent de voir les gagnants, la pression monte, et le culte de la performance naît: dope, intérêts financiers, corruption ect… Les moyens d’améliorer les performances sont nombreux, on retiendra par exemple la combinaison Jaked en natation, qui favorise la natation et donne ainsi lieu à la polémique sur son homologation ou non.

Aux JO, chaque nation cherche à rayonner plus que les autres. On ne triomphe des autres qu’en dominant ses adversaires, chacun ne devient meilleur que contre tous. La victoire est le but ultime car elle symboliserait une forme de supériorité.

Ce culte de la performance existe car il est issu d’une des principales pulsions chez l’homme: la domination. Jouir de la position de gagnant serait prouver son autonomie, son indépendance vis-à-vis des autres.

C’est bien ce que la Chine a voulu montrer en 2008: sa puissance par la performance sportive, son imposition économique et militaire.

 

2-L’aliénation de l’individu

Sélectionner c’est créer une élite. Dans l’emploi, on trouve aussi un culte de la performance. Les employeurs souhaitent le rendement, et la compétition semble un excellent moyen de stimuler ce rendement.

Ainsi, au Canada, il y a quelques années, des salariés étaient évalués par des notes et par des primes au mérite. L’ambiance devenait tendue sous l’effet de la compétition, c’était l’heure des coups bas et du silence. Le facteur psychologique était déterminant dans cette compétition. Les employés perdaient alors en efficacité.

La même chose se produit actuellement en France, avec l’instauration de quotas aux agents de police: certains ne supportant pas cette compétition partiraient en arrêt maladie et ceux jouant le jeu présenteraient un comportement abject et mauvais.

Encore une fois dans l’éducation le phénomène est observable: la compétition des lycées Anita Conti et Saint Joseph sur leurs résultats aux examens traduiraient une course à la performance et non à la formation?

Ces exemples illustrent l’idée que la compétition sélective peut nier la solidarité et détruire toute productivité.

Du point de vue humain, la destruction est tout autant présente et on parle d’aliénation de l’individu. Le gagnant ne l’est pas à titre personnel mais pour satisfaire des intérêts indépendants de sa volonté. Prouver sa valeur c’est terminer premier, c’est accomplir purement et simplement un but déterminé, c’est être le meilleur devant les autres mais pas forcément devant soi. L’émulation se fait dans la promesse de la marque de gagnant. L’individu est aliéné, car seul compte un but choisi indépendemment de sa personne.

 

 

Transition

Les JO prônent donc l’idée suivante:

« Que le meilleur gagne, et non celui qui se surpasse le plus. »

On a vu en quoi ce genre de compétition pouvait être contre-productif. C’est l’envie de battre l’autre et non de se dépasser soi. Là se fait peut-être toute la différence. La compétition pourrait à la base être une stimulation révélatrice de compétences, allant jusqu’à les faire évoluer.

Nous allons donc voir comment la compétition peut être un accomplissement personnel.

II. Accomplissement de soi

La compétition est un moyen de répondre à des besoins naturels : Premièrement, de se dépasser. En effet, on souhaite généralement s’améliorer, progresser et le dépassement sert à cela. La nouveauté est une motivation.

L’occasion de se dépasser soi-même à lieu grâce à la stimulation par la présence d’adversaires. Ces seulement en présence d’adversaires que l’homme admet ses faiblesses. Le besoin de se dépasser s’exprime alors clairement. L’adversaire ou plutôt le partenaire nous permet de nous situer physiquement, de voir ou l’on en est, de nous stimuler, d’où un dépassement de soi. Cet accomplissement se produit de manière permanente en compétition, ce que ce soit par exemple lors de l’entraînement sportif que lors du match. Ce principe s’applique aussi à toutes les formes de compétitions.

Deuxièmement la compétition sert à prendre plaisir à réussir la ou on doutait de ses capacités.

Et troisièmement on peut dire que les compétiteurs sont quelquefois victimes de leurs propres besoins : leur activité s’impose à eux, ils n’ont plus la liberté de choix. Cela peut donc devenir une addiction.

La compétition n’est donc pas seulement un affrontement qu’il faut gagner à tout pris en écrasant ses adversaires, sinon la compétition n’est pas bien différente de la guerre. Elle peut s’apparenter à une pause , une parenthèse, un moment ou l’enjeu est un prétexte, un temps pour soi et pour les autres. Il s’agit d’un arrêt comme le confirme son approche antique lors des premières Olympiades associés à des trêves. Le sport est un débat et non un combat d’où sa mise en parallèle avec des négociations. L’essentiel est de surpasser, de faire mieux que ce que l’on faisait, d’être meilleur par rapport à soi même et non par rapport aux autres. Notons que c’est aussi bon pour la confiance en soi.

L’éducation par exemple est fait pour former les élèves (en théorie). On cherche à tirer le meilleur d’eux même, il ne doivent pas chercher systématiquement à être les meilleurs de la classe. La compétition est donc bien ici un accomplissement personnel et non une comparaison visant à une sélection . Ce qu’on peut réfuter dans cette thèse s’est que les participants visent encore la victoire mais ce n’est qu’apparence. Ce but visé est le résultat des règles du jeu nécessaire à la comparaison et donc du dépassement de soi.

 

Conclusion:

Nous avons tout d’abord vu en quoi la compétition se veut sélective. Elle serait un moyen de révélation de nos inégalités de talents par la mise en valeurs de la victoire. C’est cette mise en valeur qui fait naître le culte de la victoire. Ce culte peut cependant être contre productif . Cette compétition est  alors intéressée et aliène l’individu .

Nous avons donc revu la définition de la compétition, son essence même et en avons tiré la conclusion qu’elle pouvait être un accomplissement de l’individu. Cette accomplissement se présenterait comme un besoin naturel chez l’homme. Cette thèse se veut donc plus pure face à l’autre qui prône une instrumentalisation de la compétition. La compétition permet de découvrir ses facultés corporelles et cérébrales, elle est une manière d’être avec les autres et avec soi-même. C’est donc un apprentissage de la vie.

« Savez-vous quelle est la plus grande et la meilleur compétition ? Votre propre vie. Il n’y a rien de plus grand. Et vous n’en avez qu’une à votre disposition. »

Citation d’ Andrew Williams.

 

Publié dans Exposés des élèves | Pas de Commentaire »

« A-t-on le droit d’être indifférent à autrui? » (copie de Marie Dumoulin, Terminale littéraire- 2009)

Posté par chevet le 4 novembre 2009

Sujet : A-t-on le droit d’être indifférent à Autrui ?

Le sujet qui nous est proposé ici nous invite directement à nous demander « qui est Autrui  ?» Autrui est toute personne semblable à soi et qui n’est pas soi. Il se présente comme l’être avec qui il y a échange et confrontation . Autrui est avant tout un rival avant d’être un ami possible. Le premier rapport du moi à autrui est d’abord de le nier comme autre, de le voir comme un étranger. La dualité peut se transformer en affrontement c’est-à-dire qu’on se méfie de l’autre ou quand on est l’objet de ses menaces. Nous ne trouvons pas facilement des liens amicaux, chaleureux, réciproques et équilibrés avec autrui parce que nous sommes trop différents et parce que l’égoïsme est en chacun une forte tendance qui peut même nous conduire à nuire à nos semblables. De plus, le regard d’autrui fait parfois plus de mal qu’autre chose. Alors doit-on être totalement indifférent à Autrui ? Dans nos sociétés actuelles, l’homme ne prend de l’importance que par la reconnaissance que lui accorde Autrui, et inversement. Nous sommes totalement dépendants d’autrui, de son existence, de son jugement, de son approbation. Ainsi il y a une réelle dépendance entre les êtres humains. Alors pourquoi chaque être humain a besoin de cette reconnaissance par les autres ? Car d’emblée, nous nous croyons seuls au monde. Et si nous reconnaissons vite que nous ne sommes pas seuls au monde, nous croyons pourtant que c’est autour de nous que le monde se constitue. Ce sujet nous amène donc à nous demander si l’être humain a besoin des autres dans son existence. Dans un premier temps nous verrons qu’autrui est comme un pièce maîtresse de notre existence, il y joue un rôle important et il est donc nécessaire de ne pas le renier. Cependant, dans un deuxième temps nous analyserons la thèse opposée, nous verrons donc qu’autrui n’est pas indispensable et qu’il y a conflit avec celui-ci.

Nous n’existons que pour et par d’autres consciences. L’être humain est un être de pensée, chacun est unique en son genre et cependant il désire globalement les mêmes choses que le reste de l’humanité : sentiments, émotions, désirs, angoisses … Nos besoins nous sont communs à tous. L’association des termes « chaque êtes humain » et « autrui » crée une réciprocité dans leur relation car tous désirent la même chose : la reconnaissance. La volonté de reconnaissance par autrui peut se traduire par une ouverture équilibrée à l’autre parce qu’on dépend de lui. On compense ainsi un manque personnel, une déficience affective de la part de son entourage. Dans ce cas-là, on veut surtout être reconnus par ses proches, par ses amis, par ceux pour qui on a de l’estime. La plupart du temps, cela révèle le manque de confiance en soi. L’individu veut attirer l’attention d’autrui pour qu’ainsi celui-ci le considère, peut-être pas comme son égal mais au moins comme quelqu’un qui mérite une reconnaissance. Il a besoin de s’associer à eux pour obtenir leur approbation dans ce qu’il est, on appelle cela « l’amour-propre » . Il existe alors une réelle dépendance à l’égard de l’opinion des autres.

De plus, sur le plan moral, l’usage de la notion « semblable » dans des formules comme « il faut secourir son semblable » met l’accent sur une solidarité des personnes que le concept « autrui » ne suggère pas nécessairement , puisque « l’autre » peut aussi bien être perçu comme « l’étranger ». Surtout, Kant nous invite à respecter en autrui notre semblable, parce qu’il est, comme nous, une personne, c’est-à-dire un être libre capable de se déterminer par la raison. Cette notion de « personne » évoque également, dans la religion chrétienne, le fait qu’autrui a été fait a l’image de son Créateur tout comme nous et par conséquent il devient notre semblable. On se doit d’aider son prochain et réciproquement.

On peut également observer la thèse de la hiérarchie. Si Autrui est hiérarchiquement supérieur à moi, je ne peux pas le renier, ni le contredire, je dois obéir à ses règles . Il m’est donc impossible d’y être indifférent. L’expérience d’autrui est une épreuve car alors que l’on voudrait bien être reconnu par l’autre, souvent notre liberté se trouve enfermée par la personne qui nous juge. Et d’ailleurs il est facile de tomber dans la mauvaise foi qui soutient : « Je suis comme je suis et personne ne me changera ». Une liberté me juge et je prends le risque d’être réduit à l’état d’une chose surtout si l’autre a un pouvoir hiérarchique sur moi comme par exemple les régimes totalitaires des années 1930 ou toutes formes de conquêtes de pouvoir.

Pour terminer, nous pouvons donc affirmer qu’autrui est mon semblable par sa raison. Sartre dit « Autrui est le médiateur indispensable entre moi et moi-même » ce qui signifie qu’autrui m’oblige à surmonter la partie rigidifiée de moi-même pour ma liberté. Autrui m’est indispensable car il m’oblige par exemple à me rendre compte de mes défauts et à essayer de les compenser. Il est de même mon « alter-ego » par ce que nous pouvons ressentir communément. Ce qui nous pousse alors à penser que Autrui est alors une « pièce maîtresse de mon univers », il nous ouvre comme un ouvre-boite. Un monde sans autrui ne serait pas seulement un monde où il serait impossible de vivre, mais aussi un monde où il serait impossible de penser car penser c’est penser avec autrui, en se confrontant avec lui: penser par soi-même ne doit pas se confondre avec le refus de l’échange avec la pensée des autres .

Mais cette impossibilité de l’indifférence peut-elle être réfutée dans certaines situations ? Peut-on renier cet être qui semble indissociable à notre (sur)vie ?

Tout d’abord, il est possible que certaines personnes n’aient pas besoin d’Autrui pour se connaître et n’aient pas besoin de sa reconnaissance soit parce qu’ils n’en ressentent pas le besoin ou l’envie, ou bien parce qu’elles ont réussis à se détacher totalement du regard des autres. Sartre a dit « L’enfer c’est les autres » et cette expression illustre bien ce propos car il est vrai que la plupart du temps, on souffre du regard des autres. Ce procédé d’émancipation de l’influence d’autrui prouve alors la prise de confiance en soi. On ne se soucie plus de ce que les autres pensent et on vit pour soi en étant indifférent de leur approbation ou non. En effet Oscar Wilde a dit : « Les tragédies des autres sont toujours d’une banalité désespérante. »

De plus nous venons de voir précédemment qu’autrui peut nous aider à nous connaître mieux en nous obligeant à nous rendre compte de nos défauts et en essayant de les compenser. Néanmoins, cela entraîne parfois un étouffement du moi authentique pour paraître comme le désirent les autres et ainsi leur plaire davantage et obtenir plus facilement l’approbation et la reconnaissance d’Autrui. Alors nous ne sommes plus reconnus pour ce que nous sommes mais pour ce qu’on laisse paraître pour acquérir une bonne opinion des autres. Par ailleurs, dépendant des autres et comme produit par eux, on peut se perdre dans les valeurs que ceux-ci nous imposent. Dans Être et Temps ( 1927 ), Heidegger observe que, le plus souvent, nous conformons nos comportements de tous les jours sur ce que « on » fait, « on » dit, « on » pense … Un « on » qui, étant tout le monde, n’est personne en particulier. Dans cette dictature du « on », qui nous dicte notre manière d’être au monde, autrui devient donc ce qui me rend étranger à moi-même, m’éloigne de mon authenticité. Dans ce cas l’indifférence est totalement légitime.

Nous pouvons également réfuter la thèse qu’autrui est un « autre moi ». En effet, même si je me constitue grâce à Autrui, dans ma relation à lui, il n’en reste pas moins qu’autrui, tout en étant mon semblable, mon prochain, n’est pas moi mais un autre. En ce sens, il demeure « lointain ». Sartre dit que « le conflit est le sens originel de l’être-pour-autrui » car « autrui est d’abord pour moi l’être pour qui je suis objet » ( L’Être et le Néant ) : il menace donc ma qualité de sujet libre, que je suis radicalement. Aussi toute rencontre avec lui est alors un affrontement de libertés car nous désirons tous les mêmes choses et les mêmes biens c’est pourquoi Autrui devient alors un rival .

Pour conclure nous pouvons dire qu’être indifférent à autrui est parfois nécessaire quand ce dernier nous fait perdre toute sensation d’authenticité de nous-mêmes. De plus Levinas à dit : « Autrui en tant que Autrui n’est pas seulement un alter-ego. Il est ce que je ne suis pas » Il est la cause de mon inauthenticité et c’est pour cela qu’en plus il y a conflit avec celui-ci. Pourtant, au contraire, Autrui est mon semblable par la raison et je lui dois le respect en tant que tel. En vérité un monde sans autrui est un monde inhumain, et même impossible, parce que nous sommes « des êtres pour autrui » : nous ne pouvons exister que pour d’autres consciences et par elles reconnus. La lutte des désirs peut se retrouver dans le conflit entre ces deux regards qui me constituent : l’un que je porte sur moi-même, l’autre qu’autrui porte sur moi, en tant que je suis classé comme n’importe quel objet dans des catégories objectives : sexe, âge, profession, personnalité officielle … Dans ce jeu, le Moi peut se perdre d’une double manière : soit en acceptant l’image qu’autrui renvoie ( on parlera alors d’aliénation ), soit en refusant cette réalité objective qui est aussi sa réalité ( on parlera alors de mauvaise foi ). Car le rôle d’Autrui est susceptible à plusieurs interprétations : si son regard peut m’enfermer dans des images faussées, sa présence est cependant indispensable pour me forcer à me regarder de l’extérieur, à me juger en toute lucidité.

DUMOULIN TL

Marie

Philosophie

Publié dans bonnes copies d'eleves | Pas de Commentaire »

 

Le site de la ville chauvin |
Le p'tit coin des Cheveux G... |
De l'opinion à la vérité |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | boumboumjames1
| CHIHUAHUA-PASSION
| PEPITO mon dragon d'eau