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Le rire – exposé des élèves de TS1 (Fleurent Didier Pauline et Lucie Colleu)

Posté par chevet le 12 mai 2009

Introduction :

Le rire est une action plaisante. En effet tout le monde aime rire. On sait que le rire peut être volontaire ou involontaire (fou rire), gai ou méprisant. Tous les humains savent rire dès la naissance. Rire ne s’apprend pas. C’est inné chez l’espèce humaine. Le rire est indispensable à la vie des hommes. En effet qui imaginerait une vie sans rire ? Mais malgré tout cela, le rire reste complexe.
Nous allons donc étudier : Quels sont les mécanismes qui l’entourent ? Et quel rôle joue t-il ? Nous allons pour cela dans une première partie étudiée sa signification. Puis dans une deuxième partie nous verrons si l’on peut rire de tout.

I-Signification du rire :

1-Les bienfaits du rire.

Le rire est le moyen principal de préserver sa santé mentale. En effet, le rire est un véritable remède à consommer sans modération. Les médecins nous apprennent que le rire agit sur la peau, les os, la respiration. Il permet ainsi d’évacuer les tensions, l’angoisse. Il sert aussi à dédramatiser des situations pesantes ou tendues. Il nous aide à nous sentir moins seul, à nous exprimer ou simplement à vivre…

Au niveau physiologique : Le rire diminue la pression sanguine et favorise l’oxygénation générale de l’organisme : Ce qui permet à l’individu de se détendre. Il augmente la production des immunoglobulines A et lymphocyte T et favorise donc l’action générale du système immunitaire. Donc un esprit joyeux et léger agit sans aucun doute sur la capacité du corps à combattre la maladie. Rire est un très bon exercice musculaire stimulant les muscles du visage ainsi que les abdominaux et le diaphragme. « Rire pendant une minute c’est comme faire dix minutes sur une machine d’entrainement physique. » En bref rire est très bon de pour notre organisme.

Au niveau psychologique : Le rire amène une humeur joyeuse. Il sert à lutter contre la dépression par la production d’endorphines.
Le rire permet une réduction des tensions emmagasinées en relativisant une difficulté. Le rire constitue une diversion : en ce sens il détourne l’individu de ses préoccupations habituelles. Rire diminue l’anxiété et l’hostilité dans des moments difficiles en augmentant le sentiment de confiance en soi de l’individu. La psychanalyse fait d’ailleurs de l’humour une forme de sublimation permettant de métaboliser au même titre que l’art et le travail intellectuel l’angoisse propre à notre condition humaine.

Au niveau relationnel : Le rire et l’humour favorise la convivialité, le partage, l’établissement de liens entre plusieurs personnes. Le rire a un rôle social. Il faut donc prendre le rire au sérieux et cesser d’en faire un supplément fantaisiste de l’existence pour voir qu’il est essentiel à notre condition. Le rire nous accompagne tout au long de l’existence. En tout cas, il, est important de le cultiver parce qu’il nous aide à surmonter les problèmes quotidien en nous permettant de nous en distancer.

Ainsi les bienfaits du rire sont multiples. Nous allons voir maintenant comment se matérialise le rire avec la mécanique plaqué du vivant.

2-La mécanique plaquée du vivant : Le sens du rire. D’où provient-il ?

Nous allons voir quelle place tient le rire dans notre vie par l’intermédiaire de Bergson. Bergson veut définir le rire comme résultant d’une « mécanique plaquée sur du vivant ». Dans son ouvrage qui s’intitule Le rire, il s’interroge sur sa signification. Il dit que le rire mérite que nous cherchions à le comprendre parce qu’il est l’expression de la Vie. Ainsi pour Bergson s’interroger sur le rire c’est s’interroger en réalité sur le sens de la vie.

Bergson part de 3 observations qu’il estime tout à fait décisives pour la compréhension du comique . Il n’y a pas de comique en dehors de ce qui est proprement humain. On dit « Le rire est le propre de l’homme ». Pour être plus précis, Bergson dit que l’homme est un animal qui fait rire.

Le comique suppose une certaine forme d’insensibilité. Le rire explose aisément au milieu d’une atmosphère figée et tendue. Bergson ecrit : « Je ne veux pas dire que nous puissions rire d’une personne qui nous inspire de la pitié par exemple, ou même de l’affection : seulement alors, pour quelques instants, il faudra oublier cette affection, faire taire cette pitié ». Nous passons donc du tragique au comique tres facilement. D’ailleurs les plus grands artistes comiques se reconnaissent justement en cela : une aptitude à passer du tragique, du drame à cet éclat de comique. Par exemple : Charlie Chaplin reste très neutre dans ces films. Dans « La ruée vers l’or » il est souvent pris dans des situations affreuses. C’est comme si il fallait presque pleurer pour rire.

Le comique se développe au sein d’une conscience commune. Nous connaissons les fous rires qui sont contagieux. Bergson présente ainsi le rire comme une sorte de résonance collective qui implique une complicité. En effet on rit avec d’autres personnes.

Ainsi, à l’aide de ces observations, il émet la thèse suivante : selon lui , « la vie est un mouvement permanent et ce mouvement est fluide et continu. Ce mouvement fluide et continu ne nous fait pas rire car c’est l’expression du naturel et de la spontanéité vivante. »
Exemple : La traque d’un léopard dans les herbes hautes et son mouvement souple et régulier n’ont rien de drôle. Mais si le léopard dérapait sur une pierre pour se ramasser par terre, cela deviendrait assez drôle. Ainsi une rupture inattendue apparaitrait dans le mouvement et cette surprise pourrait amener le rire.
Autre exemple : Un homme qui marche le long de la rue c’est banal. Mais s’il se prend le pied dans le caniveau et tombe, cela devient drôle. S’il avait fait attention il aurait évité l’obstacle. En manquant d’attention il a donné au mouvement une raideur mécanique qui n’est plus la souplesse de la vie. Il est tombé sous l’effet de sa raideur et cela nous faire rire.

Donc la thèse de Bergson est la suivante : ce qui nous fait rire, c’est justement l’introduction de quelque chose de mécanique dans le vivant. En effet la vie est écoulement : tout ce qui vit est écoulement continue et sans rupture et c’est ce qui donne le naturel qui est simplicité et la simplicité ne suscite pas de commentaire. Par contre, le compliqué, ce qui est raide, mécanique (comme le dit Bergson) retient notre regard. Et peut nous faire rire.
De ce principe découle alors les milliers effets comiques. [Exemple : Pour faire rire un enfant, c’est facile. On mime une action connue et hop ! On introduit un raté. Et là l’enfant rigole.] Le rire est aussi provoqué par la surprise de quelque chose d’inattendu qu’on appelle une raideur.

Après avoir étudié la « mécanique du rire » nous allons voir quelles sont les émotions qui suscitent le rire. Que ressent-on quand nous rions ?

3-Quelles sont les émotions qui provoquent le rire ?

Une des émotions en question, tout le monde est d’accord là-dessus, est une forme de joie ou de bonheur. Le rire est signe de gaieté que nous éprouvons intérieurement dans notre esprit. Ainsi Hobbes dit : « le rire est toujours de la joie ».

Cependant, on s’accorde sur le fait que cette joie doit être d’un genre bien particulier car on rit souvent au dépend de quelqu’un. Ainsi d’après Hobbes, la joie exprimée par le rire est associé à des sentiments de mépris, voir de haine.
(Philosophe Anglais matérialiste du XVII ième)

Selon Hobbes, « La passion du rire n’est rien d’autre qu’une gloire soudaine, et dans ce sentiment de gloire, il est toujours question de se glorifier par rapport à autrui, de sorte que lorsqu’on rit de vous, on se moque de vous, on triomphe de vous, on vous méprise. »
Donc ce que déclare Hobbes c’est que si vous vous tordez de rire il a du se passer deux choses :
-Vous avez du vous apercevoir d’un vice ou d’une faiblesse méprisable en vous-même ou chez autrui.
-Vous avez du en prendre conscience de manière à susciter un sentiment joyeux de supériorité, soit du mépris.

Selon Hobbes, il faut alors établir un contraste entre le rire et le sourire. Le rire exprime la dérision, alors que le sourire est considéré comme une expression naturelle de plaisir et d’affection. De même, Baudelaire dans l’Essence du rire, déclare que le rire est diabolique, offrant en guise d’explication le fait que le rire a ses racines dans l’orgueil méprisant, le pire des péchés capitaux alors que le sourire exprime l’amour.

De plus, selon Aristote, le rire est presque toujours relié à la condamnation du vice (comme l’avarice, l’hypocrisie et la vanité qui sont souvent mise en scène dans des pièces de théâtre). Il écrit : « si nous nous trouvons en train de rire d’autrui, ce sera parce qu’il manifeste un défaut ou une marque de honte qui, bien qu’elle soit douloureuse, le rend ridicule. »

Donc de nombreux philosophes s’accordent à dire que le rire est une expression de joie mêlée de moquerie, voir de haine et de mépris. C’est ce qu’on appelle la théorie classique du rire.

En revanche, il est certain que le rire exprime quelque fois non pas des sentiments joyeux de supériorité ou de mépris mais simplement de la joie : la joie de vivre.

Le rire a de multiples facettes : il s’exprime dans la joie pure, la bonne humeur mais aussi la détresse, le mépris, le sentiment de supériorité. Il s’enracine aussi dans la haine, la peur, la surprise, l’embarras, le dédain, le défi, ainsi que la volonté de sauver les apparences ou de mettre à distance une émotion.

Bien qu’il nous semble naturel, le rire est donc un phénomène complexe. Nous allons étudier maintenant son rôle dans la société.

II. La fonction du rire :

1 .Fonction sociale :

Le rire a une dimension sociale que nous ne pouvons plus méconnaître. Tous ne rient pas des mêmes choses. Le rire fédère ou soude, il «cimente » un groupe par différenciation (on rit de la même chose : de la bêtise, ou de la laideur, ou de l’étranger, de son accent, ou de l’intellectuel, du campagnard ou du citadin, du riche ou du pauvre, etc…).
Le rire joue un rôle essentiel comme facteur d’identification sociale (facteur pré langagier, antérieur au langage ; le rire est une des formes du langage du corps. Le rire instaure une connivence immédiate, une complicité.
« Rire ensemble » ( « Ainsi chaque mot d’esprit exige son propre public, et rire des mêmes mots d’esprit témoigne d’une grande affinité psychique » Freud, Le Mot d’esprit et ses apports avec l’inconscient) est l’un des plaisirs de la conversation, qui est elle-même le plaisir suprême que nous apporte l’amitié, qui est l’acte propre de l’amitié.

Mais cet aspect a bien sûr son revers : on rit la plupart du temps aux dépends de quelqu’un. On rit avec les autres, mais on rit aussi de l’autre ou des autres, d’autrui. On rit de qui ne rit pas des mêmes choses que nous. Le rire fédère le groupe parce qu’il expulse celui qui n’y appartient pas, qui n’en fait pas partie. Le rire instaure une frontière, bien réelle quoique invisible, impalpable. On sait la férocité des enfants qui choisissent dans une classe, dans un groupe, une « victime », un « souffre-douleur », celui aux frais de qui se feront les blagues, voleront les quolibets (plaisanterie). Le rire semble naturel, spontané.
Il n’y a pas d’apprentissage du rire, pas de formation consciente. Rire ne s’apprend pas. Ses rites et ses codes sont implicites et inconscients. (c’est même une condition pour que l’on rie : que le processus reste inconscient. On joue à « flirter » en commun avec la limite, sans jamais la franchir vraiment. Comme l’écrit Freud, s’agissant du mot d’esprit, « tout est dans l’ellipse ». Le mot d’esprit est une « transgression virtuelle » des règles implicites du groupe)

Il y a un plaisir du rire (on peut rire « pour le plaisir »), mais le rire a aussi une fonction sociale. Est-il une forme de sanction coercitive ou non ? Une arme qui sanctionnerait les comportements déviants, désapprouvés par le groupe ? le rire est peut être un moyen de composer avec la tentation d’y céder, de se laisser aller, de s’abandonner aux forces « centrifuges » qui déferaient les liens sociaux, qui mettraient en péril l’unité, donc à terme l’existence de la société. (Le rire manifeste une prise de distance, mais témoigne aussi d’une complicité collective : « je comprends ce qui a pu pousser autrui à faire ou à dire quelque chose qui paraît ridicule aux yeux du groupe, quelque chose qui « ne se fait pas » ou « ne se dit pas » »). Le rire semble « spontané » du côté de ceux qui rient (alors qu’il résulte du fait qu’ils ont intériorisé les normes sociales (c’est-à-dire comme des contraintes s’imposant à eux du dehors), mais au contraire comme un élément de leur identité, que le faite de rire de ceux qui ne les partagent pas contribue à défendre, et même consiste à défendre. Mais le rire collectif est aussi vécu comme une forme de violence, de persécution par ceux qui le subissent (il peut pousser au suicide. Le quolibet peut être une forme de « lynchage » virtuel, symbolique). Par conséquent, le rire divise en même temps qu’il fédère. (Divergences de vues sur le rire, de perception du rire. Entre le rire « innocent » et le rire « féroce », méchant, mauvais, il y a toute une gamme.
Comment s’y retrouver dans la diversité du phénomène ?

Oser se comporter comme un individu, prendre des initiatives, oser remettre en questions les lois du groupe, c’est s’en affranchir et mettre en danger sa cohésion. Le rire contraint « l’original » soit à rentrer dans le rang, soit à quitter purement et simplement le groupe. (Il resserre les liens en interne et évacue, exclut qui n’est décidément pas « récupérable » : le rire fait d’une pierre deux coups).

2 .Peut-on rire de tout ?

De Platon à Descartes et encore aujourd’hui, nombre de philosophes ont tenté de définir l’humour en s’interrogeant sur les mécanismes de déclenchement du rire. L’humour et les mots d’esprit ont toujours constitué une « soupape » par rapport à la répression étatique et sociétale, en rétablissant une communication contre l’interdit de dire. Molière et La Fontaine, à leur époque, ont usé de ce stratagème pour critiquer les moeurs, le clergé, et même la Cour du roi.
L’humour, banni de toutes les dictatures (interdiction de rire en Afghanistan pendant le talibanisme), reste résolument du côté de la liberté. Il est aussi une force de survie, de résistance : on n’est plus prisonnier de ce dont on sourit, ou du moins pas de la même manière, même si l’humour n’aide à vivre que l’instant. (Sous les traits du moine borgne, dans « Le nom de la rose », on voit à quoi ressemblent ceux qui craignent le rire et le destin qui les attend).
Le rire est considéré aujourd’hui comme un véritable remède préventif à consommer sans modération. Le rire est indispensable à la vie, et Rabelais disait qu’il était le propre de l’homme. L’humour, qui en est un des déclencheurs, reste lié quant à lui à des conventions sociales dont on sait qu’elles sont différentes selon les pays, les moments, les milieux. Il a également un double visage qui, dans le meilleur des cas peut ouvrir le sens et, dans le pire, le verrouiller. Freud, conscient de la fonction de l’humour, notait que : « personne ne peut se contenter d’avoir fait un mot d’esprit pour soi seul ».

« On peut rire de tout, mais pas avec n’importe qui » : cette formule est du regretté Desproges qui ajoutait : « Mieux vaut rire d’Auschwitz avec un juif, que de jouer au scrabble avec Klaus Barbie ».
Nous pouvons aussi parler du dérapage de Dieudonné, la polémique sur le film de Begnini : « La vie est belle » ou bien sur le faux pas de Timsit sur les trisomiques. Les bornes qui permettaient de distinguer le bien du mal, l’acceptable de l’inacceptable, la dérision du mauvais goût, sont sans cesse repoussées (on le voit bien avec les Guignols sur Canal +). Bien souvent, on ne rit plus avec, mais contre quelqu’un, mais peut-être que le refus de la politesse et du savoir-vivre est une façon comme une autre de dénoncer le mensonge et les faux-semblants.
Si, pour Montesquieu, « la gravité est le bonheur des imbéciles », la frivolité qui consiste à ne rien prendre au sérieux a-t-elle conscience qu’elle est dérisoire ?
Peut-on rire de tout ? C’est possible mais le doit-on pour autant ? En tout cas, certainement pas n’importe comment et toujours dans le respect de soi et des autres, sans tomber dans l’hypocrisie. Pas facile !… Mais quand le rire devient offense ou fait appel à des sentiments anti-démocratiques tels que le racisme et l’antisémitisme, il devient pénalement condamnable : le rire s’arrête où commence le délit.
Pour revenir sur Dieudonné, ce qui fait rire durant un spectacle (ou un meeting) pour lequel les gens se sont déplacés de leur plein gré, ne saurait être reproduit pareillement à la TV, car là, le message s’impose à tous. La responsabilité de celui qui le véhicule est dès lors engagée. Ex. : Le « Heil Israël » de notre ami cité plus haut, ou bien le « Durafour crématoire » de Le Pen sont des propos diffamatoires qui tombent sous le coup de la loi. Il n’est plus question d’humour ici, mais bel et bien de provocation. Le rire n’est plus utilisé pour amuser, mais pour faire passer un message politique dont certains trouveront la justification plus que contestable. Il n’est pas question de censurer mais seulement d’affirmer que le lieu (la TV) et le moment (conflit israélo-palestinien et tensions intercommunautaires en découlant) ne permettent pas la tenue de tels propos.

Rappelons qu’Aristote prônait la théorie de la modération dans son « Ethique à Nicomaque ». Le juste milieu est ce qui s’impose à la morale et permet de savoir jusqu’où on peut aller trop loin.

Conclusion :

Ainsi pour conclure on peut dire que le rire a de multiples facettes, en effet il exprime de nombreux sentiments diverses et différent. Les bienfaits du rire sont multiples et il est considéré aujourd’hui comme un véritable remède préventif à consommer sans modération.
Finalement, à la question peut-on rire de tout, la réponse la plus sensée est tout simplement « c’est l’intention qui compte ». Car plutôt que de chercher à définir d’éventuelles limites et autres sujets tabous, il vaut mieux se demander quelle est l’intention du blagueur. Si la blague est prétexte à se moquer, stigmatiser, rabaisser, alors il y a des raisons de s’inquiéter et de condamner. Et comme le souligne Emmanuel Pallas, « Rire de tout, oui, encore faut-il que ce soit drôle » !

Vidéos : : http://www.kewego.fr/video/iLyROoafYv8e.html
La réponse de Pierre Desproges a cette fameuse question : « Peut-on rire de tout ». Réponse donnée dans le cadre du Tribunal des Flagrants Délires où l’invité était Jean-Marie Le Pen.

http://www.philolog.fr/peut-on-rire-de-tout/ => cour philosophie sur le rire

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