Exposé sur les rêves (Aubrée Solenn – Lejoncourt Amélie -TS1).

Posté par chevet le 24 janvier 2009

Le Rêve

Introduction:

Dans l’antiquité, les rêves étaient considérés comme des présages de l’avenir ou même des recommandations pour soigner une maladie; on peut même voir que selon l’Ancien testament, les rêves de la fin de la nuit indiquent ce qui va se passer.

Ainsi les superstitions populaires croient que dans les rêves il y a des signes, qui peuvent être soit bénéfiques soit maléfiques.

Le rêve intrigue et inquiète.

Aujourd’hui le rêve implique toujours une fascination chez l’être humain, et ce, pour sa relation entre le réel et l’inconscient. Sa fonction reste une énigme.

Mais alors, les rêves ont-ils un sens?

Nous nous demanderons dans un premier temps si le rêve n’est qu’une une illusion par rapport au réel. Ensuite nous nous demanderons s’il est possible d’interpréter les rêves et pour finir, si l’analyse des rêves est utile pour comprendre l’imaginaire humain.

I- Le rêve n’est-il qu’une l’illusion oiu exprime-t-il certaines réalités?

L’inconscient est constitué de souvenirs refoulés qui ne peuvent redevenir conscients. En effet une force empêche ces souvenirs refoulés, c’est à dire des images, des souvenirs, ou des pensées inacceptables que le sujet s’efforce de repousser et de maintenir dans l’inconscient, de parvenir à la conscience. Mais il arrive que le refoulé parvienne à la conscience. Cependant c’est de façon déguisée, déformée, comme dans les rêves. C’est ainsi que Freud, médecin psychanalyste allemand, voit le rêve: une manière de comprendre notre inconscient, c’est à dire nous même.

Mais pendant de longs siècles des civilisations comme celle des grecs, des égyptiens, considéraient les rêves comme un chemin vers les Dieux, ou un moyen de deviner le futur. Pour Aristote, philosophe grec, le rêve n’était pas l’objet du hasard et il y voyait les effets d’un ordre divin et supérieur.

D’autre comme Hippocrate, utilisaient les rêves dans leurs prescriptions médicales.

Dès le XVIII eme siècle, des philosophes allemands voient dans les rêves une « langue primitive et naturelle de l’âme ». C’est seulement à la fin du XIXème siècle, que la psychanalyse, méthode pour élucider les phénomènes inconscients, met le rêve au centre de sa nouvelle approche de l’esprit humain. Ainsi Freud voit dans le rêve la voie royale vers la connaissance de l’inconscient. Cette partie de nous qui est refoulée et que nous ne maîtrisons pas, s’exprime à travers nos songes.

Freud répertorie trois types de rêves. Premièrement, il existe des rêves sensés et compréhensibles. Puis, des rêves déconcertants. Ces rêves peuvent être cohérents, mais peuvent être surprenants, car nous ne savons pas ce qu’ils signifient. Par exemple, lorsque l’on rêve de la mort d’un proche. Et pour finir les rêves incohérents, dénoués de sens, et ambigus.

Ces 3 types de rêves sont souvent liés à nos désirs, « le rêve est la satisfaction d’un désir » dit Freud. Et on peut montrer çela avec un enfant: lorsqu’un enfant se voit refuser une sucette, par exemple, il peut rêver ensuite qu’on lui en donne une (il satisfait donc tout simplement son désir).

Ensuite, il existe des rêves particuliers: les rêves prémonitoires, les rêves lucides, c’est à dire qu’au moment où l’on rêve, on prend conscience que l’on rêve, et les cauchemars. Les cauchemars sont liés à des désirs interdits par la réalité, la société ou même la loi. Ces désirs sont refoulés, et l’angoisse de les voir réalisés engendre ces rêves particuliers à forte charge anxieuse.

Freud explique ainsi que le travail du rêve s’explique en déplacement et en condensation. Le déplacement est une opération qui voile ce qui a de l’intérêt. Un sentiment associé à une représentation se déplace et s’associe à une autre représentation moins gênante. La condensation est le fait que plusieurs représentations se regroupent et n’en font plus qu’une. Ainsi un seul élément du rêve peu correspondre à plusieurs éléments inconscients.

D’après Freud les rêves sont liés aux désirs, et il existe « un travail » du rêve (travail onirique), dans lequel des images se transforment… il est donc possible d’interpréter ces songes.

II- Peut-on interpréter les rêves?

Ainsi, si les rêves expriment la réalité est-il possible de leur donner un sens? Selon la théorie de Freud sur les rêves, il est possible de les interpréter car ceux-ci sont liés à nos désirs. Nos désirs n’apparaissent pas clairement dans nos rêves, ils apparaissent sous forme cachée, d’où la nécessité de les interpréter. Ainsi pour Freud l’interprétation des rêves se fait sous forme de psychanalyse.

Freud a premièrement essayé de comprendre ses propres rêves et il se rendit compte, par exemple, que certains rêves expriment des thèmes auxquels il n’a pensé qu’une seule fois dans la journée et d’une façon très rapide.

Le rêve dans sa forme explicite, c’est-à-dire le rêve tel que le rêveur le raconte, est appelé le « contenu manifeste » et l’interprétation des rêves consiste a révéler le sens caché de celui-ci, aussi appelé le « contenu latent ».

Sa théorie révèle que nos rêves seraient souvent la réalisation d’un désir infantile refoulé à caractère sexuel. Freud dit, « je suis destiné, je crois, à ne découvrir que ce qui est évident: que les enfants ont une sexualité, ce que toute nurse sait; que nos rêves nocturnes sont, de la même façon que nos rêves diurnes, des réalisations du désir. ». Il met en place le théorie d’une sexualité infantile.

Dans son étude, Freud se focalise plus sur le symbolisme. Ainsi il remarque que dans les rêves, une chose signifie parfois sont contraire. Par exemple, la nudité est représentée par des habits, voire des uniformes.

En collaboration avec Freud, Carl Gustav Jung, psychiatre, partage lui aussi l’idée que les rêves peuvent être interprétés, mais il avance une théorie quelque peu différente. Si le rêve peut paraître incohérent ou sans sens, c’est qu’il a son propre langage, il est symbolique. C’est à dire que le récit imaginé du rêve n’est pas le déguisement d’un message inconscient, mais le message inconscient lui-même exprimé dans son propre langage, celui des symboles. Alors que pour Freud, le récit du rêve camoufle des idées latentes inconscientes.

Jung dit, qu’il ne connaît pas pour les symboles des significations figées, car il considère que le rêve est propre a un contexte, une situation consciente.

Mais ce ne fut pas Freud, ni même Jung qui comprirent les premier que les rêves possédaient un sens caché. En effet dés l’antiquité, l’interprétation des rêves était la tâche des Oracles, qui traduisaient le message qu’ils pensaient venir des dieux. Leurs présages était soit bénéfiques ou au contraire maléfiques. Ils ont aussi compris la relation entre le psychisme et le corps. Ainsi, toutes les grandes civilisations antiques ont édifiés des temples d’incubations dans lesquels les personnes souffrantes venaient pour rêver, faire interpréter leur rêve, et ainsi se faire soigner.

Aujourd’hui encore, le véritable message des rêves reste peu connu, mais peut jouer un rôle avec la santé, ce qui intéresse la médecine. C’est pourquoi grand nombre de médecins reconnaissent le rôle du psychisme dans l’évolution de certaines maladies organiques. Car, d’après les recherches de Freud et de Jung, un lien existe entre le conscient et l’inconscient. Selon Jung, « pour sauvegarder la stabilité mentale et même la santé psychologique, il faut que le conscient et l’inconscient soient intégralement reliés, afin d’évoluer parallèlement. »

III- L’analyse des rêves est-il utile pour comprendre l’imaginaire humain?

Nous avons vu que l’interprétation des rêves dépend du vécu de chacun, de ses désirs. Et d’après Freud, comprendre les rêves permet de nous comprendre, et parfois de guérir des névroses, troubles psychologiques. Cette maladie mêle affections nerveuses et trouble de la personnalité. Freud utilise la névrose pour désigner un trouble psychique, c’est à dire une phobie, une obsession. Il invente une méthode thérapeutique pour guérir ces troubles. La méthode fondamentale de cette thérapie est la règle dite de la « libre association »: le patient doit dire tout ce qu’il pense et ressent. Freud, dit qu’au cours de la cure psychanalytique, le sujet prend conscience des résistances qui s’expliquent par les refoulement de certains désirs. Ces pensées refoulées ne se manifestent plus à la conscience directement, mais de manière déguisée, sous forme de symptômes incompréhensibles, d’angoisses, de rêves… Lorsque le sujet surmonte ses propres résistances, il parvient à prendre une certaine conscience du refoulé qui fait disparaître les symptômes correspondants. Ainsi les rêves peuvent aider à guérir les névroses.

Les rêves éveillés sont aussi utilisés pour comprendre certaines névroses. Le patient est emmené dans un état de détente, comme dans un rêve. Les images sont interprétées comme un rêve nocturne. Le rêve éveillé permet donc aussi de résoudre les blocages psychologiques.

Il est aussi possible « d’extérioriser » ces désirs refoulés. Freud observe que l’ordre des choses rend impossible la satisfaction de nombreux désirs. Les rêves et les fantasmes procurent dans l’imaginaire un plaisir auquel il fut renoncer dans la réalité; l’artiste, est celui qui sait mettre en scène des désirs inconscients sans provoquer gêne, angoisse ou désintérêt chez les autres, mais au contraire une émotion et un sentiment de liberté. Ainsi dans certaines peintures, par exemple, il est possible, de voir les rêves, les désirs refoulés de l’artiste.

L’art est donc un moyen pour l’artiste de satisfaire ses désirs dans l’imaginaire.

La croyance en l’origine divine des songes est une croyance universelle. Comme nous l’avons vu, beaucoup de civilisations croient en cette idée d’une origine divine des rêves.

 Par exemple dans l’orphisme et l’école de Pythagore, on enseigne que la communication avec le ciel s’effectue uniquement pendant le sommeil, au moment où l’âme s’éveille.

Cependant l’étude des rêves était autrefois interdite: interpréter les rêves étant considérés comme une pratique de la magie, de la sorcellerie à certaines périodes du moyen âge. L’individu soupçonné d’avoir de telles pratiques est recherché, dénoncé, privé de ses biens, torturé et parfois brûlé.

Par exemple, dans les ordres monastiques, les prières nocturnes et un lever très matinal étaient imposés pour priver les moines de leurs rêves, car le rêve étaient alors considéré, par l’Église comme acte diabolique.

Freud dit: « La psychanalyse par elle-même n’est ni pour ou contre la religion ; c’est l’instrument impartial qui peut servir au clergé comme au monde laïque lorsqu’il n’est utilisé que pour libérer les gens de leur souffrance. »

Conclusion:

Le rêve a longtemps été considéré comme un moyen de recevoir des ordres de Dieu, un chemin divin vers le ciel. Mais il a aussi été interdit par l’Église car considéré comme acte diabolique.

Et c’est un médecin allemand, Freud, qui s’intéressant énormément aux rêves, va ainsi comprendre son mécanisme et affirmer que les rêves sont liés aux désirs. Étant cohérents, on peut donc les interpréter. Et c’est avec cette démarche interprétative par la psychanalyse que Freud souhaite guérir ses patients atteint de névroses.

Les rêves étant liés à nos désirs refoulés, il nous est possible de les comprendre, et parfois de les extérioriser avec des activités artistiques notamment.

D’après Freud, « L’homme énergique et qui réussit, c’est celui qui parvient à transformer en réalités les fantaisies du désir. »

Livres:

L’analyse des rêves , Carl Gustav Jung.

L’interprétation des rêves , Freud

Sur le rêve , Freud

Le coffret des rêves, Didier Colin

Une Réponse à “Exposé sur les rêves (Aubrée Solenn – Lejoncourt Amélie -TS1).”

  1. modele masculin dit :

    un petit commentaire pour e dire que ton blog est trres agreable :)

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